L’Etat paie vraiment très cher pour des nouveaux venus qui doivent nous remplacer

Publié le 18 janvier 2014 - par - 1 447 vues
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Je viens d’apprendre, comme tout un chacun, que le gouvernement, par l’entremise de Monsieur Peillon, ministre de l’éducation Nationale, à décidé d’affecter des mesures supplémentaires à l’éducation prioritaire( les ZEP)

Les mesures annoncées sont:
-Valorisation des professeurs : indemnités doublées pour 350 collèges et augmentées de 50% pour les autres. Aujourd’hui : 100 euros/mois.
– Moins d’heures de cours, pour les 350 collèges les plus difficiles( 16h30 au lieu de 18h).
– Des points supplémentaires pour la mobilité des enseignants.

  Le but
–  Stabiliser les équipes, alors que les établissements seraient des « Plaques tournantes », pour les enseignants avant leur libération vers les centre-ville ou le sud du pays.
–  Assurer la réussite des élèves, qui « rament » derrière leurs camarades des collèges classiques.
–  Ces héros, que sont les enseignants de ZEP, en permanence au front de la formation difficile de nouveaux citoyens, méritent bien cela.

En général, ce sont de jeunes novices qu’on expédie dans ces endroits.
Ils y font, selon leur dire : de la pédagogie, mais aussi, beaucoup de social et de discipline!
Beaucoup de ceux qui survivaient (on n’oubliera pas, au passage, le suicide de certain d’entre eux, ni les démissions de l’enseignement), partaient, quand le barème de points était suffisant pour le faire.
Ce qui m’ennuie, dans cette affaire, c’est le coût exorbitant  et l’importance disproportionnée des efforts engagés pour que ces enfants deviennent des citoyens « Normaux ».
On le sait, ces ZEP, sont peuplées de nombreux enfants d’origines étrangères.
Avant, les élèves s’adaptaient à la même pédagogie, aux mêmes programmes. C’était  une époque d’égalité.
Nos parents nous éduquaient, plus ou moins bien, dans l’histoire, les traditions, la morale, la culture du pays.
En grandissant, nous avions, a peu près tous, des notions d’économie,de politique, voire de syndicalisme.
Nous savions aussi que citoyen ou pas de ce pays, la vie serait dure et que  nous devrions malheureusement, nous battre pour en avoir une digne de ce nom.
Comme aide, nous avions/avons, les aides sociales, gagnées par nos anciens (CAF, APL, Sécu, pôle emploi… surtout pôle emploi).
C’est déjà beaucoup. Mais, nous n’avions pas plus.
Nous coûtions une somme raisonnable, que nous rendions par ailleurs à l’Etat.
Aujourd’hui, pour former, intégrer, les enfants des nouveaux arrivants, il faut, outre les ZEP pour l’enseignement, des Internats d’excellence, mais aussi, accueillir les mineurs étrangers arrivés clandestinement : environ 8000 sur le territoire, avec un coût pour les conseils généraux entre 55.000 et 72.000 euros/an/enfant.
Mais, il faut également s’occuper de leur délinquance. Il faut, des Centre éducatifs fermés à 600 euros/jour/enfant.
Un jeune coûtant par an, 121 fois plus que le reclassement d’un chômeur !
Il existe, aussi, une myriade de centres éducatifs, plus ou moins associatifs, financés sur fonds publics.
On va me dire, et on aura raison , que le sujet de la jeunesse et de l’enfance est grave.
Cette jeunesse en difficulté était d’ailleurs , hélas, beaucoup plus maltraitée qu’aujourd’hui, chez les enfants de troupe ou dans  les orphelinats.
Ces jeunes étaient trop souvent victimes de leurs parents, de drames ou de la société.
Mais, aujourd’hui, ce sont beaucoup plus des comportements violents tournés contre la société, qu’elle se doit de corriger.
La jeunesse n’avait pas antérieurement besoin de ces dispositifs.
Il faut vraiment que l’Etat ait un absolu besoin de tous ces jeunes, pour payer si cher leur intégration.
Nous ne demandions rien et finalement coûtions moins cher.
Alors, puisque nous sommes dans une société néo-libéral, pourquoi faudrait-il nous remplacer?

Luis BRAVO

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