L’été des longs couteaux

Publié le 14 septembre 2020 - par - 7 commentaires - 934 vues

Décidément cette saison post-Covid-19 aura été peu agréable. Commencée par des attaques directes en Occitanie sur notre patrimoine (croix du pic Saint-Loup, statues de la Vierge), elle aura été entachée tout du long par une série de faits divers barbares qu’il serait long et peu intéressant d’énumérer, mais que l’on pourrait résumer en citant un seul chiffre : 31 agressions au couteau du 22 juin au 27 juillet à Bordeaux. Et ça continue : à la suite, il y a eu une attaque à l’arme blanche par jour (dont au moins une à la machette) tout au long de l’été, sans que cela n’émeuve trop le maire écologiste (il refuse d’armer la police municipale par exemple).

Des incivilités pour le nouveau gouvernement, qui tergiverse beaucoup à ce sujet mais semble plus préoccupé par le port du masque devenu obligatoire alors que l’épidémie se termine, quand il était inutile au pire de la crise…

Revenons sur l’usage de ce mot par le président : une incivilité, c’est un mégot jeté par terre, ou le fait de ne pas répondre quand on vous dit bonjour. Alors est-ce que le Président pousse désespérément l’euphémisme pour ne pas accepter la réalité, ou alors est-ce que pour lui un Français qui se fait poignarder gratuitement n’est pas plus grave qu’un chewing-gum collé sur un banc ? Difficile à dire, mais dans les deux cas, ce n’est pas encourageant.

Néanmoins, il faut reconnaître qu’en dehors des problèmes de vocabulaire le gouvernement a réagi un minimum. Si, si : Gérard Darmanin essaye de faire preuve d’autorité en condamnant sur Twitter les différents faits divers qui sont les plus en vue, et le Premier ministre annonce à grand bruit la création d’une centaine de nouveaux postes dans la police.  C’est inutile certes, mais il faut noter l’effort quand même.

Parce qu’à côté de ça, on a eu une passe d’armes entre les ministres de la Justice et de l’Intérieur, sur le fait que ce dernier utilise le terme d’ensauvagement, et cette polémiquette montre où est le vrai problème : on peut avoir un ministre de l’Intérieur volontaire et recruter des policiers, si la justice s’acharne à relâcher automatiquement les petits criminels, on n’ira nulle part. Et le fait que le ministre de la Justice préfère faire du babyfoot avec des délinquants plutôt que d’aller voir leurs victimes en dit long sur les probabilités que cela change.

On passera aussi sur les juges qui relâchent des dealers sous prétexte que l’arrestation s’était faite suite à un « contrôle au faciès » ou les avocaillons qui se vantent de faire sortir les agresseurs d’infirmières en pleine pandémie.

Autre coup de couteau dans notre dos 😊 est la couverture médiatique de tout ceci : ces nombreux faits divers n’auraient jamais été traités par les rédactions si des groupes, sur les réseaux sociaux, ne les avaient pas mis en exergue. Et on sent la réticence des journalistes, vue leur tendance à minimiser et à accuser l’extrême droite de récupération.

Quand on voit le nombre d’articles pondus en rapport avec la mort de Georges Floyd aux États-Unis, cela prête à sourire…

Si l’apathie semble avoir frappé une partie de la population, on peut se réjouir cependant de certaines réactions qui montrent que notre pays n’est pas si paralysé que ça : les manifestations de Palavas-les-Flots, les groupes Twitter forçant les médias à faire leur travail, ou la création d’applications comme Street Alert, sont autant de signes que les Français se rendent compte de la situation et ne sont pas vraiment contents.

Mais ces actions seront toujours insuffisantes si elles restent isolées, car en face se trouve le front commun des délinquants et des progressistes. Car plus qu’une liste d’horreurs, nous y trouvons des marqueurs qui soulignent que le peuple français est coincé entre deux castes privilégiées : d’un côté des bourgeois que leur statut met à l’abri de toutes violences et qui au nom de leur idéologie accordent une impunité judiciaire à des délinquants trop heureux de commettre crimes sur délits sans avoir à vraiment craindre de riposte : imaginons quelques instants que l’histoire d’Augustin soit inversée, et qu’il ait cassé la mâchoire de ses adversaires : êtes-vous certains que juges, avocats et journalistes auraient eu autant de mansuétude qu’aujourd’hui en inversant les rôles ?

Richard Roudier

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Notifiez de
Laurent Barre

Les Français doivent se poser des questions et c’est urgent. Merah, les kouachi, les criminels du Bataclan, le salaud Tunisien de Nice, les assassins de Charlie Hebdo, l’égorgeur de Saint- Quentin Falavier, les assassins de Bayonne, etc. et j’en oublie, sont-ils chrétiens ? Bouddhistes ? Juifs, etc. J’ajoute tous ceux qui assassinent dans les rues de plein de villes. Ils sont tous musulmans.

enoceram

Le gouvernement ne fera rien pour défendre les Français.
Et les français (les millions de francouilles de base) ne feront rien pour se défendre.

Ce qu’il faut, c’est que nous, les patriotes, nous nous armions et que nous sortions armés. Et alors malheur au bougnègre qui se frottera à nous.

Jill

Vu un article ce matin rendant compte de
L’intervention courageuse de Nadine Morano face à un mariage islamique qui faisait grand tapage et bloquait la circulation dans le centre ville, à Toul je crois.
Mon seul commentaire :dehors les muzzs!
Réaction : viré de Facebook pendant 30 jours.
Nous en sommes là, mais oui..
Alors je rectifie :les muzzs dedans !

Lisianthus

Reste à préciser dedans quoi…

Joël

Justice pourrie jusqu’à l’os, et ça ce n’est pas un fantasme :
Toulouse : un coup de couteau près du cœur pour une cigarette, l’agresseur interpellé puis… remis en liberté
*https://www.fdesouche.com/2020/09/15/toulouse-un-coup-de-couteau-pres-du-coeur-pour-une-cigarette-lagresseur-interpelle-puis-remis-en-liberte/*

patphil

donc il est impératif d’aller voter !
s’abstenir c’est laisser les bobos au pouvoir

Decu de tout

Entierement d’accord avec vous.

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