Lettre de Casanova à son cousin Bernardo

CazeneuvemosqueeparisAl mio carissimo Bernardo,
Le temps a passé, mais les événements de ce début du XXIe siècle sont graves et me poussent à t’écrire. C’est avec un grand plaisir que je renoue avec toi et que je rédige ces quelques lignes à ton intention, toi, mon très cher cousin de France, Bernardo.
J’ai appris par la presse que tu as obtenu des galons puisque te voici ministre de l’Intérieur, premier flic de France a Parigi. Toutes mes félicitations pour cette grande promotion politique, même si c’est dans la hiérarchie des socialistes et malgré ta petite taille héritée de nos chers ancêtres, que tu ne cesses pourtant de dénigrer. N’as-tu pas dit un jour  « qu’évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est faire une lecture historique frelatée qui a rendu la France peu à peu nauséeuse » ? Tes propos m’ont fait sauter en l’air, moi qui avais entamé une carrière ecclésiastique et universitaire, ce qui m’a permis d’avoir un doctorat en droit canon. Dénigrer tes racines chrétiennes, Bernardo, c’est te déraciner de ce merveilleux pays qu’est la France, te déraciner de cette Europe merveilleuse qui a été façonnée par les héritages gréco-latin et judéo-chrétien. Te voilà maintenant orphelin de tes ancêtres. Tu me fais honte !
Bernardo, quand Gérard, ton père, t’a donné comme prénom Bernard,  il a forcément pensé à Bernard de Clairvaux qui est ton saint patron. Tu viens de déshonorer ce grand saint par tes déclarations, surtout en cette année 2015 où l’on célèbre les neuf cents ans de la fondation de l’abbaye de Clairvaux. Tu as peut-être pensé à changer de prénom pour être en phase avec tes idées et à prendre l’un des prénoms à succès du moment comme Mohammad, Omar, Walid … ?
Giacomo_Casanova_by_Anton_Raphael_Mengs

 Casanova (1725-1798)

Bernardo mio, tu te souviens de la réputation de galanterie qu’on m’a faite. Elle est certes juste, mais quelque peu exagérée. On m’a qualifié de séducteur  mais j’ai été un séducteur pour une bonne cause, celle des femmes. Ma « El bacio non fa buso » (1) Toi, tu as voulu séduire pour une mauvaise cause, une cause perdante, et te rapprocher de l’islam qui mine, gangrène et terrorise la France que tu es censé protéger. Comment as-tu osé dire devant le peuple de France que « prôner le jihad n’est pas un délit » ? Autrement dit, chercher à détruire la France n’est pas susceptible de poursuite judiciaire ! Tu as voulu séduire les musulmans et les musulmanes pour être encore en phase avec cette religion qui est en fait une idéologie hégémonique, pour augmenter l’électorat de ton petit mentor au mépris du peuple français. Tu as vendu ce peuple à des envahisseurs pour quelques amuse-gueules. Comment as-tu osé porter plainte contre des patriotes, qui ont eu le courage de te traiter d’islamo-collabo. C’est vrai que c’est un peu fort mais, pour moi, tu fais ce qu’ont fait les  les Doriot, les Déat, les Papon, les Laval …, non ? Tu ne collabores pas avec l’ennemi ? Quand tu déclares qu’inciter au jihad est en quelque sorte licite, il ne faut pas t’attendre à ce que les Français t’aspergent d’eau bénite, jettent des pétales de roses sur ton passage ou te tressent des couronnes. Tous les parapluies de Cherbourg ne suffiront pas à te protéger de la rancune des patriotes que tu veux traîner dans la boue de la 17e Chambre du Tribunal de Paris. Ne sens-tu pas que tu transformes les tribunaux de ton pays en brigades de répression du vice et d’incitation à la vertu comme savent bien le faire les pays islamiques ?
Caro Bernardo, te rappelles-tu mon propos dans Histoire de ma vie, quand je posais la question : « Quel est l’homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ? » Ne tombe pas dans ces travers. Tu n’en sortiras pas grandi. Tu as manifesté, en janvier 2015, au premier rang d’un cortège de masse pour dénoncer les attaques terroristes contre Charlie Hebdo et afficher ton soutien, apparemment, à la libre expression pratiquée par cet organe de presse. Comment oses-tu, après ces attentats contre la presse encore libre de ton pays, déférer en justice des patriotes, dont le seul « crime » est de dire ce qu’ils pensent d’avoir qualifié à juste titre un ministre de la République d’« islamo-collabo ? » Ce n’est que mettre l’accent sur une réalité qui n’a échappé à personne. Bien des Français doivent penser la même chose.
Bernardo, à Venise, au XVIIIe siècle, je pouvais écrire ce que je voulais. La France est un pays où la libre expression est sacro-sainte. Elle est garantie par de nombreux textes et lois. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 à laquelle je me suis alors intéressé a adopté ce droit fondamental qui relève de valeurs aussi bien laïques que démocratiques. Les Français, comme tous les humains, veulent pouvoir parler, s’exprimer et faire connaitre leurs opinions sans restriction. L’article 11 de cette déclaration dispose que « tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement ». Cette déclaration, tu le sais, est insérée dans le préambule de la Constitution de 1958. Ainsi, la liberté d’expression est une valeur fondamentale et doit être garantie par les pouvoirs publics. Inscrite dans la constitution de ton pays (et de bien d’autres), aucun ministre de la République ne doit l’ignorer ni chercher à la brider. Ne te laisse pas aspirer par les tendances et l’air du temps comme les guêpes qui atterrissent là où la friandise est abondante, même si elle a un arrière-goût de gaz ou de pétrole. En criminalisant toute critique de l’islamo-fascisme, tu fais le jeu de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) (2), tu fais, Bernie, de la collaboration avec l’ennemi. Attention, ton ami, Bernardo Boucault (3) qui a été qualifié d’« incompétent », a été débouté par la justice. Cela pourrait se renouveler pour toi.
Bernito, aie le courage d’affronter les rédacteurs de Riposte Laïque par un face-à- face serein avant de passer par la 17e Chambre. Ils sont tout disposés à t’expliquer ce qu’est l’islam. Ils peuvent le faire aussi pour ton camarade Juppé qui n’a même pas ouvert le Coran. Ils ont de bons islamologues et certains ont goûté aux fourches caudines de l’Islam. Mais si le courage te manque, eh bien, retire ta plainte, lasciateli, cela t’épargnera bien des éclaboussures.
Avant de te quitter, Bernardo, dis-moi qui est ce crétin qui t’a affublé du surnom de « cardinal » ?
Ton cousin par delà le temps …
Giovanni Giacomo Girolamo Casanova
 
Lettre traduite du vénitien (4) par
Bernard Dick
 
(1) Proverbe vénitien « le baiser ne fait pas de trou » (aimer ne détruit pas)
(2) L’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) regroupe 57 pays. Elle s’active au niveau de l’ONU pour criminaliser toute critique de l’islam
(3) Bernard Boucault, ancien Préfet de police de Paris
(4) Le vénitien est un ensemble de parlers régionaux appartenant au groupe des langues romanes de la famille des langues indo-européennes. La plupart des locuteurs du vénitien se trouvent dans les régions italiennes de Vénétie, du Frioul-Vénétie julienne, du Trentin-Haut-Adige, mais il existe de petites minorités de locuteurs de cette langue dans deux pays voisins, la Slovénie et la Croatie (concentrés, pour cette dernière, dans la péninsule d’Istrie, avec quelques foyers sur la côte dalmate).
 
 
 
Au 06/08/2015 : nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles :
TERRORISME 26591 ATTAQUES-06-08-2015

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8 Commentaires

  1. Très cher Patriote Giovanni Giacomo Casanova, sous la plume d’un extraordinaire Bernard Dick, vous venez de régler son compte à notre ministre de l’intérieur avec au passage un rappel de ce que fut l’inoubliable incompétent Boucault et sans oublier le cireur de pompes le bien-nommé Ali Mohammed Juppé.
    C’est un réel plaisir de vous suivre et de vous lire. Mais n’est-ce pas un trop grand « honneur » que vous lui faites à ce triste personnage sans instruction ni culture et prêt à se vendre au plus offrant?
    Surtout, continuez à m’informer, me rendre plus intelligent et me distraire grâce à votre plume magique qui me fait envisager une fin de semaine radieuse!(un sénior, licencié économique sans un sous vaillant, avec un nom finissant en i mais Patriote qui aime et respecte son pays d’adoption)

  2. Avec le motif « d’incitation à la haine de certaines catégories de populations en fonction de leurs croyances religieuses etc… » on supprime de fait toute critique possible d’une religion fut-elle régie par certains versets et sourates de son livre saint qui appellent aux meurtres de ceux qui ne partagent pas les mêmes croyances ou de ceux qui n’en ont aucune ou à plus forte raison de ceux qui osent critiquer l’idéologie politique totalitaire, bien camouflée sous un vernis de religiosité, qu’est l’islam.Ce motif « d’incitation à la haine » peut s’appliquer dans tous les domaines de notre société: culturels, politiques etc etc….Le résultat final c’est la suppression de la liberté de toute critique dans quelque domaine que ce soit pour ne pas stigmatiser (le mot à la mode ! ) certaines catégories de populations et au final conduire à la suppression effective de toute liberté d’expression avec, comme suite logique, l’instauration d’une dictature tolérant une seule et unique pseudo-bien-pensance. Quelle régression sociétale ce serait pour notre démocratie française !…J’en arrive à penser qu’il serait souhaitable, si la dictature en marche s’avère irréversible, que le peuple de France se révolte le plus vite possible !

  3. Je crois que leur rage puérile à traduire des patriotes en justice ne vient pas seulement du fait qu’ils se voient démasqués. Ils le sont avec brio: des plumes de haut vol, de la lucidité, du courage, un amour sincère du peuple, le respect de la patrie nourricière, et par dessus tout le droit de résister à qui veut les réduire à la soumission aveugle et avilissante en commençant par les museler. La réaction première du vivant à qui l’agresse n’est -elle las « le cri »?

  4. Bernard Dick !
    La sacro sainte liberté d’expression n’est pas aussi libre que vous le dites en France puisque d’autres textes viennent contredire ceux de la Déclaration des Droits de l’Homme !
    Libres …. mais sous un tas de conditions !
    Il serait temps à mon sens que l’on révise les conceptions, utiles à leurs époques, mais archaïques aujourd’hui, de tous les philosophes des siècles précédents qui ne conçoivent la liberté que dans la mesure où il existe un pouvoir supérieur …
    Et si l’on supprimait le pouvoir de nuisance du Pouvoir ???

  5. Joli texte ; trop réaliste pour ces tristes sires qui se sont emparés de quasiment tous les pouvoirs sous prétexte de gouverner notre beau pays mais qui ne font, en fait, que saper les bases et le détruire sournoisement depuis des décennies ; ces malfaisants se rebiffent quand on leur met le nez dans leur caca ; pour cette oligarchie, votre texte-plaidoyer lumineux pour nous, c’est comme de donner de la confiture à un cochon

  6. Toujours un plaisir de lire Mister Dick, une des belles plumes de RL avec Sobieski, Alamachère et le (trop rare) Dubos…liste non exhaustive.

  7. Le drame c’est que ces sinistres personnages se moquent totalement de ce que nous pensons et écrivons, leur seule préoccupation est de voir si le texte -excellent au demeurant- peut donner matière à poursuivre en justice. Ne pas oublier qu’être « Charlie » pour un socialo c’est défendre la liberté d’expression de gôôôche uniquement.

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