Lettre ouverte à M. Guaino, après son caillassage par des voyous, à Montfermeil

Monsieur le conseiller du Président,
Chacun connaît votre habileté de plume dont on a pu dire, d’ailleurs, qu’elle n’a pas été pour rien dans l’élection de Nicolas Sarkozy.
Je n’en voudrais pour preuve que le discours prononcé à Rouen le 24 avril 2007 qui mettait au cœur de la pensée et de l’action du futur président de la République la force de la Nation, les valeurs historiques forgées par notre peuple, le nécessaire amour pour le pays qui nous rassemble, la reconnaissance de l’identité française dans ce qu’elle a de force d’intégration, discours dont j’extraie ces quelques phrases significatives :
« Celui qui ne veut pas respecter nos valeurs n’est pas obligé de rester . Celui qui ne veut pas respecter notre conception de l’homme, celui qui récuse l’humanisme et l’universalisme…celui qui veut abolir l’héritage des Lumières et de la Révolution, celui qui ne veut pas reconnaître que la femme est l’égale de l’homme, celui qui veut cloîtrer sa femme, obliger sa fille à porter le voile, à se faire exciser ou à se marier de force, celui-là n’a rien à faire en France et il doit savoir que, s’il reste, les lois et les principes de la République s’appliqueront à lui comme à tous les autres citoyens …La République, c’est la liberté de chacun garantie par la liberté de tous…c’est l’égalité des droits garantie par les devoirs de chacun….c’est la volonté générale exprimée par la loi…c’est le mérite…c’est la vertu civique comme fondement de la citoyenneté…. »

Pardonnez-moi pour la longueur de la citation, mais il faudrait tout citer… car la précision de l’analyse et le souffle du texte emportent l’adhésion.
Malheureusement, ce n’étaient que mots… « paroles verbales » comme on dit dans mon village provençal…
L’élection passée, le vent a tout emporté, et le « nettoyeur haute pression » est resté à l’atelier.
Aussi, pour avoir voulu vous rendre compte sur le terrain de ce que vous ne voyez pas de votre cabinet de l’Elysée, il vous est arrivé, à Montfermeil, le 29 / 06 / 09, la mésaventure, extraordinaire pour qui reste entre les murs de son confort matériel et intellectuel, que rapporte « Le Figaro » (1) et qui vous a « secoué » …Dame, voir des hordes de barbares vous caillasser allègrement par jeu et par défi de la loi Républicaine ne doit pas être une partie de plaisir pour qui, justement, c’est extra-ordinaire.
Car ce que vous avez subi, c’est le quotidien du citoyen « lambda » dans les banlieues et cités qui forment ces zones de non-droit où la République n’existe plus…où règne la loi de la jungle criminelle, celle des trafics en tous genres, du recel, de la prostitution, de la mendicité organisée, du racket…où s’impose aussi et en même temps la loi des communautarismes, en particulier islamique, apportés par les flux successifs et irraisonnés de l’immigration de peuplement et de l’immigration illégale…où domine la loi personnelle de tous ces individus, jeunes ou moins jeunes, coupés de toutes les formes de l’éducation et de la formation , émargeant largement à l’assistanat social, rétifs à l’intégration et au travail (quand un gamin de 10 ans reçoit 50 euros pour faire le guet pendant une transaction de drogue, croyez-vous que cela le prépare à l’effort et à l’enseignement ?), qui passent leur temps à défier l’autorité de la République, à fouler aux pieds les valeurs qu’elle a élaborées et à « pourrir » la vie des citoyens ordinaires…
Et ne croyez pas que c’est « la misère » sociale qui les pousse au délit : ils ont plus qu’il ne faut pour vivre ( et ils agglutinent à eux tout le réseau familial, au sens large du terme), « roulent » voitures confortables et grosses cylindrées rutilantes, possèdent les derniers produits « higt-tech » à la mode, et dépensent joyeusement en amusements de toutes sortes des sommes rondelettes tout en veillant durement à l’intégrité de leur « territoire ».
Mais les policiers qui vous « véhiculaient » ce soir-là vous ont, sans aucun doute, mis au fait de ces choses contre lesquelles ils ne peuvent que peu, bridés par des responsables politiques pusillanimes et coupés du réel, tributaires d’un appareil judiciaire laxiste par morale « bien pensante », vilipendés par des associations, partis politiques, syndicats et autres représentants du « politiquement correct » qui font du refus des lois, des valeurs de la République, de l’identité française leur fonds de commerce quotidien. Quand il ne se trouve pas un obscur sociologue de salon pour les accuser d’exercer « des contrôles au faciès » là où, justement, les « faciès visibles » sont encore plus dominants que dans les prisons de la République !
Aussi, les hommes et les femmes de ce pays, très majoritairement acquis aux valeurs de notre République, à la laïcité, à la primauté de la loi générale, à l’élaboration démocratique de cette loi, au respect de cette loi générale par tous et encore plus par ceux qui ont été accueillis et qui doivent s’intégrer, vous sont par avance reconnaissants de donner, à votre tour, cette information à celui qui est au plus haut niveau de l’Etat et qui a prononcé le discours précité.
Mieux : ils espèrent fortement que vous serez à même d’initier les mesures nécessaires pour guérir ces maux et redonner à la loi républicaine et à la République la force nécessaire de s’imposer face à tous ceux qui les violent, tout en intégrant, à égalité de droits et de devoirs, ceux qui sont en dehors d’elles et qui le voudraient fermement. Les autres, ceux qui continueront à refuser les valeurs et les principes qui nous rassemblent et/ou à ne respecter rien ni personne pourront toujours partir ou être écartés de la société, selon les cas.
Avec ma considération,
Robert Albarèdes
1- http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/30/01016-20090630ARTFIG00435-un-vehicule-de-police-caillasse-avec-guaino-a-bord-.php

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