Lettre ouverte à Mme Clémentine Autain : comment peut-on se dire féministe et se taire devant l’islam ?

Chère madame, Clémentine Autain, à la suite de l’émission « Mots croisés » animée par Yves Calvi sur France 2 consacrée à l’islam, je me permets de vous transmettre cette lettre ouverte.

Permettez-moi, avant tout de vous rappeler qu’il faut être savamment documenté pour parler de l’islam, sinon votre contradicteur (ou contradictrice) vous baladera comme il ou (elle) le souhaite et vous ne verrez que du feu. Et l’enfumage vous sera servi comme dessert.
Vous prétendez que c’est la misère et les conditions sociales qui poussent les jeunes des banlieues à adhérer à l’islam radical, alors comment vous allez nous expliquer que les Haïtiens, et on sait qu’ils sont vraiment des damnés de la terre, n’ont pas plongé dans le terrorisme politique et identitaire.
Au lieu d’essayer de trouver des circonstances atténuantes pour les jeunes islamistes, je vous conseille de vous lancer dans la défense des femmes musulmanes des banlieues françaises mais aussi dans les autres pays musulmans où elles sont soumises de facto à un vrai racisme anti-femme à cause des textes de l’islam.
Vous semblez ignorer que chaque année dans les pays musulmans (et peut-être aussi en France, je n’ai pas d’information sur le sujet), il y a des milliers de fillettes âgées entre 9 et 13 ans qui sont mariées de force, à cause d’un verset coranique, et surtout en référence au beau modèle de Médine qui avait épousé Aïcha, sa femme préférée, la mère des croyants, à l’âge de 9 ans et lui, il en avait 53 ans, selon les chroniqueurs musulmans eux-mêmes.
Dans la sourate 65 verset 4, il est écrit: » Si vous avez des doutes à propos de la période d’attente de vos femmes qui n’espèrent plus avoir de régles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n’ont pas encore de règles. Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d’attente se terminera à leur accouchement. Quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses. »
Ce verset autorise, selon la charia, le mariage des fillettes dès qu’elles atteignent l’âge de 9 ans, en tout cas avant la puberté.
Les oulémas sunnites et chiites sont d’accord pour le mariage des fillettes dès l’âge de 9 ans, il y a un consensus quasi général sur cette question de l’imam Malek ( VII siècle) à l’imam Khomeiny ( XX siècle).
Et sans oublier aussi que chaque jour qui passe, de nombreux crimes d’honneur sont commis dans le monde islamique et même au coeur de l’Europe, au nom de la religion. Et cette situation scandaleuse, vous ne pouvez pas l’ignorer.
Alors, chère Madame, comment doit-on interprêter votre silence face à ces crimes?
Est-ce par calcul électoral ou par méconnaissance de la chose de l’islam?
Et seriez-vous d’accord de demander à vos ami(e)s de confession musulmane d’abroger le verset 34 de la sourate 4 et bien d’autres versets qui rendent la femme que vous êtes éternellement mineure et infantile, frappée du statut d’infériorité devant l’homme, votre tuteur, ici-bas et dans l’au-delà.
 » Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah leur accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes ( à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quand à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits, frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus la voie contre elles, Allah est certes Haut et Grand. »
Le beau modèle de Médine a dit aussi au sujet de la femme: » Si j’avais eu à donner l’ordre de se prosterner devant quelqu’un d’autre que Dieu, j’aurais sûrement ordonné aux femmes de se prosterner devant leur mari. Une femme ne peut pas rempli ses devoirs envers Dieu sans avoir tout d’abord accompli ce qu’elle doit à son mari. »
Et enfin, chère madame, comme vous avez longuement ovationné la révolution du jasmin (Tunisie), êtes-vous prête à prendre la défense de la jeune femme tunisienne, violée et emprisonnée par la police du gouvernement islamiste d’An Nhada? Et le comble dans cette affaire, c’est que cette jeune femme est poursuivie par la justice de son pays pour atteinte à la pudeur.
J’espère de tout coeur que vous ne soyez pas atteinte du syndrome de la takkia
Recevez, chère madame, mes sincères salutations.

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