Lettre ouverte aux candidats-maires

La campagne électorale pour les prochaines élections municipales doit permettre aux défenseurs de la laïcité de se faire entendre !
Et pour cela, « Riposte Laïque » propose à ses lecteurs un projet de lettre ouverte à adresser aux différentes responsables des listes en présence dans la commune où ils habitent afin de pouvoir, avant le scrutin, interroger ces candidats sur leur engagement à défendre le socle laïque de la République qu’ils vont, de fait, représenter et sur leur volonté à appliquer strictement, pour ce qui les concerne, les principes énoncés par la loi de 1905.

ELECTIONS MUNICIPALES – Mars 2008 COMMUNE de : Monsieur le candidat, Madame la candidate, Vous conduisez une liste municipale en vue d’obtenir, lors du prochain scrutin, les suffrages de nos concitoyens qui vous permettront d’accéder à la fonction de premier magistrat de notre commune. Si vous réalisez votre projet, vous serez le représentant de toute la population locale et aurez en charge – comme chef du législatif et de l’exécutif local- la gestion de l’espace public qui l’organise, espace politique et social qui réunit les citoyens par l’expression et la satisfaction de leurs besoins communs, espace politique et social où s’exprime la primauté de la loi générale élaborée par tous par le biais des représentants du peuple élus au suffrage universel, libre et démocratique. Si vous réalisez votre projet, vous serez aussi, comme officier d’Etat Civil, officier de police judiciaire notamment, le garant des institutions républicaines que vous représenterez au coeur de la commune, vous serez l’incarnation locale de la Constitution qui nous organise et qui porte, dans son article premier, la mention : « La France est une République indivisible, démocratique, laïque et sociale ». C’est justement au nom de cette laïcité inscrite dans notre Constitution et institutionnalisée par la loi du 9 / 12 / 1905 dont les principes intangibles sont formulés dans les deux articles suivants : Article 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. Article 2 : La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. que nous voudrions vous demander de répondre aux questions ci-dessous afin de nous permettre de porter à la connaissance de nos concitoyens la volonté qui est la vôtre de faire respecter la laïcité qui organise de manière apaisée la complexité de notre espace sociétal. Si, une fois élu, vous êtes l’objet de demandes directes (ou indirectes par le biais de baux emphytéotiques portant sur des terrains) de financement public de construction ou d’entretien de lieux de culte (église, synagogue, mosquée,temple!.), quelle sera votre réponse ? Si ces demandes sont masquées sous des projets « culturels » ou « sociaux », si elles s’accompagnent de demandes d’aides pour le fonctionnement de telle ou telle association confessionnelle ou idéologique, que ferez-vous ? Si vous êtes soumis à des revendications de type communautariste portant sur des spécificités alimentaires, comportementales, vestimentaires (ou autres), quelle sera votre décision ? Par exemple, si dans une des écoles publiques de votre commune, des accompagnatrices de sorties scolaires prétendent imposer leur « voile islamique », comment réagirez-vous ? D’une manière plus générale, vous engagez-vous à respecter strictement l’esprit et la lettre de l’article 2 de la loi de 1905 précédemment cité ? Vous engagez-vous à respecter personnellement, dans le cadre de votre mandat, la neutralité qu’impose la loi générale au représentant de la République face aux religions et idéologies organisées ? Il ne s’agit pas ici d’un questionnaire exhaustif, mais de quelques questions simples dont les réponses permettront aux électeurs et aux électrices de notre commune de mesurer la force de l’engagement de leur futur maire sur le terrain de la défense de la laïcité, garante de l’unité de la Nation.
Veuillez croire, Monsieur, Madame le (la) candidat(e) à notre considération!

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