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L’expert Martin-Genier considère Salvini comme très dangereux

 

Selon Patrick Martin-Genier,  supposément spécialiste des questions européennes et enseignant à Sciences Po Paris, l’hypothèse que le ministre de l’Intérieur italien dirige un gouvernement « constitue un réel danger, non seulement pour l’Italie, mais également pour l’Europe ».

Cette phrase en soi constitue, à n’en pas douter, une ignoble attaque personnelle ad hominem à l’égard du ministre italien dont on suppose avec quel dédain il est considéré par ce professeur, spécialiste de la pensée unique, qui afflige en permanence ses étudiants de l’idée exclusive que l’Union européenne est la seule issue crédible pour notre continent.

Sans doute est-il convaincu que Matteo Salvini est le fils naturel de Mussolini comme d’autres pensent en France que Marine Le Pen est l’héritière d’Hitler.

Cette pensée n’a en fait que peu d’intérêt en soi tant elle fait preuve d’un excès tel qu’elle en devient insignifiante. Cette systématisation des schémas caricaturaux, assez répandus dans la mouvance des caciques pro-unionistes, est d’autant plus médiocre qu’elle est souvent décriée par ceux-là mêmes qui s’en disent à l’occasion victimes.

Quand PMG écrit « comment le Front national trompe les Français », on pourrait lui rétorquer que lui les berne avec ses idées utopiques sur les supposés bienfaits de l’Union. Le chômage qui ne régresse jamais, le tissu industriel qui s’est réduit comme une peau de chagrin, un déséquilibre avec les soi-disant partenaires que seraient l’Allemagne ou les Pays-Bas… tous les indicateurs montrent que rien ne s’arrange. La France, puissance militaire engagée en Afrique, ne trouve jamais aucun appui auprès de ces mêmes partenaires. On voit donc que l’UE ne favorise jamais notre pays.

Ainsi, monsieur Martin-Genier se déclare outragé parce que d’aucuns auraient osé mettre en doute, non sa probité comme il le subodore, mais sa liberté de parole ficelée par son appartenance à  l’Association Jean Monnet.

Comme beaucoup de ses semblables, laudateur zélé du « père fondateur » comme de ses aimables complices Robert Schuman qui n’a jamais su s’il était français ou allemand, qui a fait semblant d’oublier son ministère à Vichy et son engagement contre la France en 1914 d’une part, ou bien Walter Hallstein, premier Président de la commission Européenne (dont par ailleurs il est de bon ton de gommer le parcours qui fut le sien avant 1945), il fait sienne la devise « fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais ».

On connaît aujourd’hui le réel projet de ces pères dont l’image, le parcours et les moyens dont ils ont usé n’est pas des plus loyaux à l’égard des populations d’Europe.

En revanche, ce qui paraît clair est que ce monsieur, très épris d’Union européenne, n’aime guère la véritable Europe historique et pour le moins ses peuples et leur conteste le droit à l’expression libre de leur attachement à leur souveraineté.

Il nie avec une arrogance sans le moindre voile la liberté du peuple italien à se prononcer, et à se prononcer seul sur la question de sa gouvernance et des options qui s’ensuivront. Cela a un nom et c’est celui de déni, déni à l’égard du nécessaire esprit démocratique.

Cette manière de concevoir la pensée politique est le vrai danger. Un danger pour l’Italie et un danger pour les pays d’Europe.

Matteo Salvini est par opposition une réelle chance pour l’Italie comme une menace pour cette UE hégémonique, privative de liberté et meurtrière des identités dont se revendiquent à juste titre nos pays. Quand le mouvement des migrations se fait chaque jour plus fort, chaque jour soutenu de manière plus insidieuse, il est le seul homme d’État sur le continent à mettre en exergue ce danger  dont Macron, Merkel et consorts sont les manipulateurs les plus menaçants. Majoritairement le peuple italien et de très nombreux Européens le soutiennent. Le danger de l’immigration tel qu’il se développe est un danger mortel au même titre que celui qui touche à l’environnement.

Pour beaucoup d’Européens, Matteo Salvini représente l’espoir d’un renversement des politiques mortifères que les dirigeants actuels font peser sur l’avenir de ce continent.

Jean-Jacques FIFRE