L’explosion des frustrations : conséquences lointaines de « l’interdiction d’interdire »


Les profonds mouvements de société ne proviennent jamais d’une génération spontanée, ils sont
toujours l’aboutissement de processus qui se sont déroulés pendant des dizaines, voire une centaine
d’années, comme un feu qui couve avant l’embrasement final de la forêt, même si on ne perçoit pas
encore.
L’idéologie libertaire qui a culminé durant les années soixante avec les manifestations de mai 68 en
France, les mouvements hippies aux USA, et d’autres ailleurs, ont laissé des traces profondes dans
les esprits et les conséquences ne se font sentir pleinement qu’à notre époque. Il s’agissait
essentiellement de rejeter toute autorité afin de jouir sans entraves, et également de jeter aux orties
les principes moraux qui fondaient la stabilité du socle social, car ceux-ci devenaient un carcan
insupportable à la satisfaction des désirs de l’individu, qui devenait ainsi l’alpha et l’oméga de
l’humanité.
La pornographie devenait ainsi le modèle de la sexualité, beaucoup d’intellectuels revendiquaient le
droit à la pédophilie, d’autres pratiquaient la zoophilie même si c’était encore un peu caché, il n’y
avait véritablement aucune limite dans ce domaine. Même si la population dans son ensemble
n’allait pas aussi loin dans ces pratiques, l’ambiance générale exerçait une profonde influence et par
exemple, les changements de partenaires étaient très courants, ceux qui ne se prêtaient pas à ces
jeux érotiques étaient jugés plutôt vieux jeu et étaient souvent évités socialement.
Les plus favorisés pavoisaient en faisant étalage de leurs nombreuses conquêtes, rendant du même
coup les moins chanceux ridicules et frustrés. Il y eu bientôt un abîme entre ceux qui pouvaient se
permettre à peu près tout et les autres qui devaient se contenter de contempler les hommes et
femmes sortis tout droit de magazines de mode et vivre ainsi par procuration.
La cocotte-minute des frustrations montait inéluctablement en pression, et bien sûr, tout a fini par
exploser.
La pagaille des revendications délirantes
Les femmes commencent à protester de manière de plus en plus véhémente, déclarant qu’elles en
avaient assez d’être traitées comme des objets que l’on jette après usage, des mouvements comme
« mee-too » réussissent à expédier des notables de plus en plus nombreux devant les tribunaux pour
avoir abusé de leur pouvoir à des fins sexuelles.

D’autres revendications se font jour, on peut citer
pêle-mêle le changement de la grammaire jugée trop paternaliste, la parité dans les assemblées
élues, l’exclusion des hommes dans certaines réunions ou manifestations, etc. Tout cela va dans le
sens d’une subordination de la mentalité masculine à la mentalité féminine, et même vers le rejet
des valeurs viriles traditionnelles, comme le courage ou la bravoure, ce qui porte le nom de
« déconstruction ».
L’onde de choc atteint très vite la gent masculine, surtout les plus vulnérables et les plus
influençables qui finissent par renoncer à la compétition habituelle pour former un couple et fonder
une famille. Beaucoup jugent que la barre placée par les modèles véhiculés par les médias qui
vantent l’équilibre et la confiance en soi menant à une vie accomplie est trop haute. La plupart des hommes sont loin d’être des James Bond et leur proposer ce modèle est décourageant. L’attitude revancharde des femmes les détourne peu à peu de l’hétérosexualité qui est le socle de toute société.

Certains accueillent avec soulagement la transformation de leur sexualité, acceptant le modèle féminin et sa domination, ce qui paraît complètement ridicule à bon nombre d’entre nous, mais il faut comprendre qu’il s’agit d’une échappatoire. D’autres se réfugient dans l’homosexualité, bien que ce ne soit qu’un pis-aller, puisque qu’ils rencontrent les mêmes problèmes de dominant-dominé que les couples normaux.

Il existe une autre tendance, mise en lumière par les derniers sondages, mais cela fait maintenant plusieurs fois qu’ils disent la même chose, qui est de tout simplement le refus des jeux amoureux et des rapports sexuels, autrement dit ils apprennent à se satisfaire par eux-mêmes et considèrent les autres comme repoussants.

Beaucoup se demandent d’où vient la popularité de ces mouvements LGBT , alors même qu’ils ne devraient concerner qu’une infime minorité de personnes, je crois que la réponse réside dans un trait de caractère de l’être humain qui a tendance à choisir la ligne de plus grande pente. C’est également la caractéristique principale des idéologies de gauche et la raison de leur succès ; pour eux le progrès consiste à aller dans le sens de la facilité. On distribue de l’argent même si les caisses sont vides, on dénie la valeur de l’effort et du mérite au profit d’un égalitarisme qui flatte les bonnes consciences, on considère la morale rétrograde quand celle-ci s’oppose aux désirs individuels, même au prix de la destruction de la société, comme le mariage pour tous et la GPA, et on taxe de réactionnaires ou même de fascistes ceux qui s’opposent à ces dérives.

Je pense qu’il est inutile d’insister sur les dégâts que de telles attitudes occasionnent sur le tissu même de la société, une civilisation qui suit cette pente est en danger mortel, c’est donc le cas de toute la civilisation occidentale. Il reste heureusement une forte proportion de gens avec un caractère assez fort pour résister à la folie ambiante, mais cela suffira-t-il à éviter le déclin, rien n’est moins sûr.

Nous vivons une époque dangereuse, les crises se produisant simultanément sur tous les plans, sociétaux, économiques, démographiques et climatiques, jamais le fil de la destinée humaine n’a été aussi proche du point de rupture.

Gilles Mérivac
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7 Commentaires

  1. ne vous inquiétez pas les français et les européens de l’ouest vont se soumettre, obéir, avoir froid puis faim

  2. « Interdit d’interdire », aujourd’hui on en est très loin !!! Je ne sais pas comment Cohn-Bendit voit les choses aujourd’hui.

    • Il s’en branle complètement. Il s’est engraissé avec la politique depuis 25 ans, largement à l’abri du besoin, il nous chie dessus !

  3. Mai 68 est bien le début de cette ère de délitement sociétal, d’effondrement des règles civiques, de l’ordre républicain et des valeurs « morales » qui servaient malgré tout de repère comportemental.
    La majorité de l’humanité actuelle ne vit que par et pour le désir, le plaisir, la possession, la jouissance sans entrave, l’addiction au consumérisme sous toutes ses formes. Les milliards d’individus les plus frustres cognitivement, et archaiques sur les plans comportementaux et psychologiques, n’ont plus que cet exemple transmis sur toute la planète par l’occident et ses dérives délirantes. Et les dits « intellectuels » voient du progrès dans la civilisation, juste parce que la peine de mort a été aboli, alors que ce monde génère des centaines de milliers de névropathes, sociopathes, psychopathes, délinquants, « attardés » mentaux, et toxicomanes. Pauvre planète qui avait vécu des centaines de millions d’années sans notre espèce maladive.

  4. la liberté c’est pas celle que les autres t’imposent c’est juste la volonté demandée à chacun de n’emmerder personne, voler, violer, tuer, arnaquer, déranger par du bruit volontaire, se payer des millions de boulots fictifs appelés fonctionnaires afin de disposer d’une base électorale sûre collaborationniste…….

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