L’histoire de l’islam est-elle réellement ce que racontent les oulémas ?

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L’islam, est-il apparu à la Mecque comme le croient les musulmans ? Eh bien… il y a de sérieux doutes, car depuis la moitié du XXe siècle, lorsque les historiens – appelés révisionnistes – ont commencé à travailler sérieusement sur les origines de l’islam, et en évacuant de leurs recherches les chroniqueurs islamiques ayant vécus entre le VIIIe et le IXe siècle, les seuls ouvrages de référence sur lesquels se sont appuyés les orientalistes occidentaux sont ceux d’Ibn Hicham et de Tabari.

Ibn Hicham est mort en Perse (Irak actuel) au milieu du IXe siècle (840), soit presque deux-cent-cinquante ans après la mort de Mahomet en 632 à Médine – Yathrib – selon la tradition islamique. Sa vie est très mal connue.
Avant l’ouvrage d’Ibn Hicham, La vie du prophète (Sirâa El Nabaoui) surtout de la part des musulmans, il n’y a aucun écrit digne de foi qui a été trouvé.
Selon la tradition islamique, c’est un calife abbasside qui aurait demandé à Ibn Hicham de réécrire la vie de Mahomet pour remplacer celle faite par Ibn Ishâk – fils d’un esclave chrétien nestorien – qu’il a rédigée au milieu du VIIIe siècle.
Il n’y aucune trace vérifiable de l’existence d’Ibn Ishâk. On continue depuis le VIIIe siècle à chercher si ce personnage a réellement existé ou s’il s’agit d’une légende. En tous cas, il y a un doute qui persiste encore sur son existence.

Tabari Abu Jafar Mohammed Ibn Jarir est né en 839 au Tabaristan près de la mer Caspienne, au nord de l’Iran actuel, c’est-à-dire en Asie centrale et il est mort en 923 à Bagdad.
Il a écrit notamment l’histoire des prophètes et des rois.
Ses écrits sont fantaisistes, sans rigueur historique, ni scientifique. C’est du remplissage. Il faut lire ses chroniques pour s’apercevoir qu’il y a une vraie supercherie dans ses écrits. Un mensonge aussi vaste que le firmament.
Pourtant beaucoup d’islamologues occidentaux l’ont pris au sérieux, et ont basé leurs recherches sur ses écrits sans faire aucune vérification…
Sans approche scientifique, en évacuant l’archéologie, la paléographie et l’étude de la phraséologique du Coran, ces historiens de l’islam ont pris pour argent comptant la tradition islamique.

Mais depuis la moitié du XXe siècle, des historiens qui s’intéressent au récit islamique ont démontré qu’il y a un véritable mensonge entretenu autour de la naissance de l’islam.
Parmi ces historiens, on peut citer Patricia Crone, Christoph Luxenberg, Odon Lafontaine, Dan Ginbson, Édouard Marie Gallez, Manfred Kropp, Mohamed Lamsiah, Ibn Warraq, John Wansbrough, notamment Mohamed Sven Kalish, et bien d’autres encore qui remettent en cause cette tradition islamique qui n’est pas fiable.
D’ailleurs en 2008, le professeur Mohamed Sven Kalish, théologien et titulaire de la chaire sur l’islam à l’université de Münster en Allemagne, a mis en doute l’existence même de Mahomet. Ce qui a provoqué un séisme dans le monde arabo-musulman.

Déjà à l’époque des Abbassides, un courant de pensée remettant en cause l’islam avait vu le jour. En effet, des libres penseurs appelés les Mutazilites – les rationalistes – imprégnés par la philosophie grecque d’Aristote, avaient tenté de s’opposer à la théocratie islamique imposée par les califes abbassides mais ils furent réprimés dans le sang.
On peut citer le cas Ibn-Al-Awja qui fut exécuté en 772 ou bien celui de Mansour Al-Hallaj crucifié en 922.
Il est démontré que l’islam n’est pas né à la Mecque en 610 de l’ère chrétienne mais à la ville de Merwa (Merva ou Merv ) en Asie Centrale, au Khorasan, au milieu du VIIIe siècle.

Le Khorasan est un territoire qui chevauche entre l’Afghanistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et l’Iran.
La ville Merwa fut un centre spirituel du zoroastrisme, de l’hindouisme, du bouddhisme, du manichéisme, du nestorianisme et même du judéo-nazaréisme (ébionisme). Cette coexistence pacifique entre les différentes croyances démontre que sous l’Empire perse, il y avait vraiment une vraie tolérance, et ce n’était pas le cas à Byzance.
Merwa ainsi que Balkh – toutes les deux situées au Khorasan – furent les villes où les Arabes et les Hébreux durant la domination perse sur la Palestine furent exilés entre le IVe et le VIIe siècle.
C’est de Merwa qui était parti Abu Muslim El-Khorassan pour anéantir la dynastie omeyyade en 750. Cette révolution d’Abu Muslim avait donné naissance à la nouvelle religion de l’islam, ainsi qu’au califat abbasside.

L’archéologie, les manuscrits et les pièces de monnaies de l’époque à l’effigie de la croix démontrent que les Omeyyades n’étaient pas musulmans mais des chrétiens nestoriens.
Durant cette période, aucun texte n’a été trouvé parlant de l’existence de l’islam et de son prophète Mahomet.
D’après la Doctrina Jacobi (640 Après J.-C.), un écrit apologétique chrétien, il y a une annonce de la venue du Messie qui ne fait nullement mention de Mahomet.
Dans la chronique de Sébéos – prêtre arménien – écrite en araméen vers l’an 660, Mahomet est décrit comme un marchand, devenu chef de guerre sous l’influence des Judéo-Nazaréens (Ébionites) qui était entré en guerre contre les Byzantins.
Les Araguènes – Sarrasins appelés aussi Ismaélites – formaient la grande tribu arabe des Ghassanides qui occupaient le territoire du Levant où ils avaient érigé un royaume, vassal de Byzance. Et en Perse – actuel Irak – une autre tribu arabe, les Lakhmides, installée dans la ville d’Al-Hira en Mésopotamie, vassale de l’Empire sassanide (Perse)  lui faisait face, en se faisant la guerre de temps à autre pour le compte de ses protecteurs.

Saint Jean Damascène (675- 749), un témoin oculaire, décrit admirablement le passage de la culture chrétienne à celle de l’islam. Dans son ouvrage Des Hérésies, il consacre un chapitre à la religion islamique où il tient ses adeptes comme des hérétiques issus d’une communauté chrétienne déjà hérétique, appelés les Saracènes ou Sarrasins : « Il y a également chez les Ismaélites (ou Saracènes) une superstition trompeuse qui est toujours agissante, et qui sert de précurseur à l’Antéchrist. (…) Les Saracènes étaient idolâtres, et vénéraient l’étoile du matin ainsi qu’Aphrodite. Ce nom dans leur langue signifie « Majestueux » (Habar) ; c’est ainsi que jusqu’au temps d’Héraclius, ils étaient assurément idolâtres. À partir de cette époque, un faux prophète survint au milieu d’eux ; il s’appelait Mameth. Il a entendu quelquefois l’Ancien et le Nouveau Testament, et est censé avoir rencontré un moine arien, par la suite. Finalement, il créera lui-même sa propre hérésie. »

Les Ghassanides et les Lakhmides étaient nestoriens.
Pour saint Jean Damascène, Mahomet était le roi des Ismaélites.
Pendant cette période, il y a eu un conflit permanent entre l’Empire perse et les Romains et par la suite les Byzantins ; on devine aisément que les Arabes du territoire des pays du Levant jusqu’en Perse se mettaient au service des deux parties, en fonction de leurs intérêts du moment.
C’est dans ce contexte de guerre larvée du VIIe siècle, selon les chroniqueurs, qu’était né l’islam, la religion des Arabes, sous l’influence spirituelle des Ébionites pour chasser les Byzantins de Jérusalem dans le but d’y reconstruire le temple.
Les Byzantins vouaient une haine viscérale envers les Juifs qu’ils persécutaient, car ils les considéraient comme des déicides.
D’après les recherches récentes, l’ancêtre du Coran fut écrit en partie en araméen, puis complété en syriaque, avant d’être traduit en arabe avec des rajouts selon l’humeur du calife régnant, vers la fin du IXe siècle à Bagdad, au moment du triomphe total de la révolution abbasside.

Énormément de versets coraniques font référence à Moïse, Marie et Jésus, et nullement à Mahomet, ce qui prouve que les rédacteurs du Coran ont puisé dans l’Ancien Testament et les Évangiles.
D’ailleurs, d’après certains spécialistes de la phraséologie, le Coran a été écrit par de différents auteurs, et sur une longue période. D’autres encore estiment que le Coran est bourré d’apocryphes et de lexionnaires chrétiens, nestoriens et mandéens.
Et en plus, beaucoup de versets coraniques décrivent des jardins, des rivières, de la vigne, des oliviers, des figuiers et du miel. Cette description ne correspond pas au paysage désertique de la Mecque mais plutôt à la Palestine, le pays de Canaan, dont le climat est méditerranéen.
Certains historiens révisionnistes n’hésitent pas à mentionner que le premier Coran a été écrit par des Judéo-Nazaréens.
Néanmoins, c’est au cours de la période abbasside que le Coran actuel fut élaboré, soit deux siècles et demi après la mort supposée de Mahomet .

D’ailleurs, tous les exégètes de l’islam abbasside sont originaires du Khorasan ou de la Perse, en tout cas, à l’est du fleuve Euphrate. D’Ibn Hicham, à Tabari, aux six collecteurs (narrateurs) des hadiths, à savoir Al-Bukhari (810-870 à BouKhara Ouzbékistan), Muslim Ibn-Hajjaji (821-875 à Nichapur Iran), Al-Thirmidhi (824-892 à Termez Ouzbékistan), Ibn Dawûd (829-915 en Mésopotamie Irak), An-Nassa’i (829-915 à Nisa Turkménistan), Ibn-Majjah (824-887 à Qazvin Iran), ils sont tous sans aucune exception originaires de la Perse et de l’Asie centrale. Finalement, c’est la pensée du Khorasan qui a accouché de l’islam.
Et aucun de ces exégètes ne provient de l’Arabie, de l’Égypte ou de la Syrie.

Le temps n’est-il pas venu pour que les musulmans regardent en face l’histoire de leur religion ? La vraie, pas celle qui est frelatée, surtout par les Arabes !
– L’arianisme est une doctrine chrétienne non trinitaire considérée comme hérétique par l’Église. Elle fut un initiée par un presbytre d’Alexandre Arius ( 256-366) ;
– Le nestorianisme est une branche du christianisme de l’Église du Moyen-Orient. Elle fut considérée comme hérétique par l’Église de Rome. Elle fut combattue à mort. Son fondateur fut le patriarche de Constantinople, Nestorius (381-431). Il avait remis en cause la doctrine trinitaire de l’Église. Il considérait Marie comme la mère du Christ.
– le mandéisme est une religion abrahimique monothéiste. Les Mandéens  – appelés dans le Coran les Sabéens – considèrent Jean le Baptiste comme leur prophète.
Dans le Coran, Jean le Baptiste est désignée comme le prophète Yahya.
La Grande mosquée des Omeyyades à Damas qui, selon la tradition musulmane, contient la tête de Yahia (Jean le Baptiste), ce qui correspond aussi à la tradition de certaines églises chrétiennes, est la seule mosquée au monde où certains chrétiens du Moyen-Orient et les musulmans prient côte à côte.

Hamdane Ammar

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14 Commentaires

  1. Très intéressant ! cette pseudo religion n’est valable que pour les demeurés et les médiocres.

  2. On comprend que le sérieux n’est pas la qualité principale de ce fatras de textes piochés dans divers lieux, à diverses époques…
    L’immense succès de ce pensum vient du fait qu’il propose à ses lecteurs chargés de ressentiments des victimes-responsables tout désignés: Juifs et Chrétiens, qui eux possédaient le bon guide.
    Comme le déclara un soir Anthony Burgess ( l’auteur d’Orange mécanique) lors d’un passage chez Bernard Pivot :  » le coran est un livre idiot… »
    Radical et définitif.

  3. quelle que soit la version elle ne Nous concerne pas et doit rentrer à la maison pour faire des stades de foot sur les cadavres de leurs ouvriers.

  4. religion de merde pratiquer par des pédophile sodomites amateur de jeunes chèvres et buveurs de pisses de chameaux ,, a éliminer de toute urgence de la surface de la terre !!!!

  5. Merci monsieur Hamdane Ammar.
    Nous savons qu’il y a beaucoup de récupérations de la Bible (AT et NT) dans le Coran. Il faudrait que votre article soit lu partout, y compris dans toutes les églises , les temples, les mosquées de France et d’ailleurs.

  6. C’est très intéressant M. Ammar.
    Mais pourriez vous expliquer pourquoi Khorasan n’est pas devenue la principale ville de l’islam et comment la Mecque et Médine ont pris cette place.

    • @ Curieux, la Mecque était un centre de devotion dédié a la déesse Anat (il y a d’autre noms) au triple aspect de vierge, mere et ancêtre, donc contraire a tous les concept patriarcaux du Koran (et de la Bible [ancien et nouveaux testaments). La Mecque devait changer de camp (si on peut dire)

  7. Je suis d’avis que l’arianisme a fondamentalement influencé mahomet lorsqu’il était à la mecque et c’est probablement pour ça que l’islam n’est pas devenu une secte ou une branche chrétienne, comme bien d’autre.

    • @ Gotterdammerung Les ariens ont ete pour la plupart brûlé après le concile de Nicaea (Turkey)(425 EC) donc je ne pense pas qu’ils aient eu beaucoup d’influence. Les écrits qui ont survécu ont probablement été mal interprété. Saint Augustin a débuté comme Arien.

      • Ce que l’on sait sur le coran, c’est que c’est une interprétation libre des deux religions monothéiste précédente par un bédouin du nom de mahomet et qui a été un temps auprès d’un moine chrétien arien du nom de Bahira.
        Après, bien sûr, tout ça n’est pas trop clair et connaissant la mentalité des musulmans… bonjour pour la transparence !

  8. désolé hamdane je n’ai pas eu l’envie de te lire , j’ai vite décroché, je confesse et me repends de n’avoir pas été curieux

    • Ah non je n’ai pas du tout décroché..J’ai déjà lu beaucoup d’autres témoignages qui vont dans ce sens ..Certains affirment que c’est jusqu’à cinquante différents scribes ,étalés sur au moins deux siècles qui ont créé ce livre sacré »..et bravo Hamdane pour cet article ..J’oserai vivement vous demander d’en écrire beaucoup d’autres dans ce sens ..C’est juste passionnant et grand merci Monsieur Ammar

    • @ patphil Dommage l’analyse est fascinante. Des écrits similaires devraient être propagé dans le monde entier.

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