L’Histoire se répète : « Ave Cesar morituri te salutant ! »

Publié le 29 mars 2014 - par - 1 012 vues
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Une indiscrétion provenant de sources autorisées a permis de savoir que c’est en ces termes (enfin, presque …) que les élites vertes, roses, rouges se seraient exprimées à destination du pontifex maximus, après que bon nombre d’entre elles, apeurées, indignées, aient constaté l’évolution d’une situation qui leur échappe !

N’écoutant que leur courage, les « élites républicaines » tirées de leur torpeur coupable par les oies sacrées du Capitole ont informé Cesar du danger menaçant la République : c’est Pompée qui est responsable de tout, il convient de s’en débarrasser au plus vite : l’envoyer en Germanie combattre avec les légions serait une sortie honorable.

Ceci permettrait aux Populares, les seuls vrais républicains, de reprendre leur ascendant sur les Optimates et leur conservatisme.

Mais … il y a eu Brutus !

Surtout, ne nous méprenons pas, ce ne sont ni la situation économique, ni la disparition de plus en plus importante et rapide de postes de travail, ni l’accroissement de la misère en Gaule qui ont motivé les réactions des élites vertes, roses, rouges.

Ce sont tout simplement les lamentables résultats électoraux contraignant bon nombre des élites à quitter l’assiette au beurre sur laquelle elles sont accrochées comme des berniques sur leur rocher.

Les Français ont été bernés, manipulés et ceux qui l’ont enfin compris se sont exprimés lors du premier tour des élections municipales, le 23 mars.

Si nous doutions encore de cela, il n’y a qu’à se souvenir de la tirade pitoyable du candidat à la magistrature suprême au cours de laquelle il a expliqué aux Français, ce qu’il serait et ne serait pas, ce qu’il ferait et ne ferait pas …

« Moi, président de la République, … »

Lapidairement il nous a intimé de lui faire confiance, en oubliant que la confiance ne se décrétait pas, mais se méritait et qu’elle n’excluait pas le contrôle.

Aujourd’hui la dépression gonfle, le vent forcit et la tempête se rapproche.

Depuis ce dimanche noir du 23 mars 2014, les élites socialistes et leurs séides prient instamment le locataire de l’Élysée de vouloir bien changer de politique … Car, pour bon nombre d’entre elles : fini les lauriers, fini les prébendes, fini les baronnies, ce qui n’est pas acceptable dans la République des copains.

Il convient donc de faire encore plus de clientélisme, de tromper encore plus les citoyens et d’appliquer les remèdes de Diafoirus : saigner encore un peu plus les citoyens et les purger de toute velléité de résistance.

Très concrètement, pour les élites socialistes omniscientes par essence et omnipotentes par décision oligarchique, pour changer de politique il convient de remplacer le chef de la majorité et un certain nombre de ses ministres.

Mais, les Français ne croient plus qu’il suffise que le premier ministre passe à la trappe pour que les choses changent, alors qu’en France, depuis que la 5e République a été instaurée, le Président est le seul maître à bord, décidant de tout pour tous.

On pourra retourner le problème dans tous les sens, le magistrat suprême doit se démettre et qu’il prenne garde à la colère de ses légions !

Jean-François Cerisier

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