L’Homme déconstruit : une réalité

Un certain nombre de théories circulent à propos de cette étrange apparition humanoïde dans le ciel déjà bien perturbé de l’époque.

Soyons clairs : l’homo deonstructum n’est pas une fiction, mais une réalité tenant à la fois de la manipulation génétique et de la chirurgie réparatrice (le mot étant pris au quatrième degré) appliquée au système glandulaire du volontaire désigné d’office.

L’Homme Déconstruit l’a ainsi été suite à l’intervention d’une sorcière sortie quant à elle d’une mixture figurative de Bernard Buffet et d’Edvard Munch, fadette munie d’un rasoir biface, d’un blaireau, d’une quantité suffisante de savon à barbe, et chargée à bloc dans une centrale nucléaire japonaise en fusion.

Après avoir tout de même œuvré pour assurer sa retraite via une progéniture conséquente, le Déconstruit s’est donc vu retirer, dans la zone périnéo-rectale, ce qui en temps normal lui permettait d’entonner l’Air de la Jalousie à la manière de Chaliapine (d’ours ?).

Ainsi allégé comme un laitage bio ou un chat angora, le récipiendaire (si l’on peut dire) a été relâché dans son environnement familier où l’attendait une panoplie complète des tâches ménagères habituellement dévolues aux filles de la maison ou à la fatma made in Ouarzazate.

Enfin débarrassé de ce qui avait fini par encombrer le quotidien de la sorcière ainsi que ses propres jeans taille XL d’iterum constructum (encore-construit), sans oublier, bien sûr, les délicates situations érectiles sur fond de prostate contrariant à l’occasion le doux bruit du jet de tisane aux herbes sur la mousse du jardin.

Heureux comme une pale d’éolienne dans le vent d’Ouessant.

Enfin libre.

Si vous croisez l’Homme Déconstruit, n’hésitez pas à lui demander, comme une faveur, de vous chanter l’un de ces délicieux morceaux composés pour le castrat Farinelli. De la sépulcrale basse rossinienne au sifflet du rossignol Renaissance, cette créature finalement assez fascinante aura tout connu de la comédie humaine, et se fera un plaisir de vous en dévider la ténue, fragile et contrepétante quenouille.

Jean Sobieski

 

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10 Commentaires

  1. Ah, Monsieur Sobieski, quel beau morceau musical et littéraire ! M’est avis que la Sandrine est devenue une Muse, une cornemuse, qui inspire et expire d’écologiques vents de tous ses glorieux orifices. Grâce perdue lui soit rendue !

  2. je sais pourquoi pousseau (sandrine) n’a pas été comprise, elle n’a pas expliqué ce qu’était un homme déconstruit! les écolos sont des sexistes des ignares, des ringards etc.

  3. Il n’y a pas que l’homme déconstruit, il y a aussi la femme, la gouinasse et son écriture inclusive que j’abhorre.

  4. Un clip vient d’être réalisé pour illustrer la chanson de Gainsbourg « Melody Nelson ». Encore une belle « déconstruction », ou plutôt une complète démolition, un vrai massacre, puisque la lolita de la chanson est remplacée par un couple d’hommes !!!

  5. Cela dit, il est bon de déconstruire un peu l’homme.

    Un homme à la cuisine, c’est plus d’entrecôtes et moins de salades composées !

  6. Un homme déconstruit ? Mais ce sont les femmes qui nous construisent bref c’est un homme sans c……. culture ? Ce n’est pas parce que Mme Rousseau a rencontrée de mauvais hommes qu’ils le sont tous ! Elle cherche un HH ( homme hongre ) !Y’en a ! 😇

  7. Farinelli n’était en rien responsable de sa castration…Il n’était en rien un homme  » deconstruit » ,mais un homme mutilé.Dans son registre,il n’a jamais,que je sache,chante un rôle de femme,bien au contraire,il incarnait des rois,des dieux ,ou des héros de la mythologie.

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