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La presse version Méluche : du fric pour mes potes, rien pour les autres !

Vraiment, Méluche n’aime pas les journalistes. Il vient de déclarer qu’il fallait, comme le préconise depuis longtemps Emmanuelle Duverger (épouse de Robert Ménard), supprimer les subventions d’Etat accordées à la presse.

Il cite notamment en exemple le journal L’Opinion, qui pour sûr accuse quelques divergences avec ses vues économiques (libéral, mondialiste) et «qui tous les jours explique ‘A bas l’Etat !’ mais qui touche des subventions de l’Etat.»

Mélenchon motive sa proposition par sa petite expérience personnelle. «Quand j’achète certains journaux, que je ne vais pas nommer, ils prétendent qu’ils ne sont d’aucun camp, qu’ils ne sont avec personne, qu’ils sont objectifs. Ils mentent, ils font des campagnes ininterrompues contre nous. Depuis la rentrée, tous les jours mon nom est mis en pâture». Charité bien ordonnée commence effectivement par soi-même.

Dans le cas du chef des Insoumis, elle s’y arrête visiblement aussi. Notre admirateur de Staline consent à laisser lesdites aides publiques favorables aux journaux d’opinion.

On passera sur le fait qu’il est bien difficile de déterminer ce qu’est ou non un journal d’opinion.

Force est de constater que la grande majorité de cette presse est à gauche voire à l’extrême gauche. Donc, pour sûr, il faut bien qu’elle continue à se gaver.

Mais on atteint le summum de la manipulation et de l’hypocrisie lorsque Méluche affirme que ses chouchous merdiatiques n’ont «pas de pub».

Ah vraiment ? La presse d’opinion, pas de recettes provenant des annonces ? Voyons un peu cela. Libération ? Pub. L’Humanité ? Pub. Le Manifeste, La Marseillaise, Liberté hebdo ? Pub, re-pub et re-re-pub. Je m’arrête là ?

Je voudrais bien savoir, en revanche, ce que pense notre rouge qui tache de ces revues d’opinion classée à l’extrême droite qui ne perçoivent, elles, aucune recette publicitaire. Jean-Luc serait-il d’accord pour mettre Monde & Vie, Réfléchir et Agir ou encore L’Homme nouveau au même régime que ses petits poulains ?

Mais le meilleur vient lorsque Méluche se dit très heureux que Roquet Garrido dispose d’une tribune sur D8, chaîne qui, en termes d’aides de l’Etat, a tout de même été bien arrosée sous Nicolas Sarkozy.

«Les chroniqueurs, après tout, on les recrute où on veut mais jusqu’à présent, c’était toujours les mêmes, dans le même petit sérail, les mêmes associations où tout ce petit monde-là se connaît.»

C’est vrai que les journalistes sont de vraies petites chemises noires, national-pétainistes et adeptes de l’autorité.

Ce nostalgique des Grandes Purges ferait mieux de se demander où sont les chroniqueurs qui disent la vérité sur l’islam. A part Eric Zemmour, confiné au créneau tardif d’une chaîne payante, qui dénonce la chariatisation de notre société, la perte de notre identité, l’insupportable situation que vivent nos compatriotes en proie aux exactions des chances-pour-la-France ?

Quant au fameux sérail, parlons-en. Qui a été récemment écarté, sans même y avoir officié, d’une station de radio où il ne devait être que le contrepoids d’une idéologie gauchiste vomie à longueur de temps ? Etait-ce un leader d’En Marche, du PS, de LR, des Insoumis ? Non, c’était Jean Messiha, cadre du FN.

Mais Méluche s’en fiche sans doute éperdument, puisque, malgré le tiers d’électeurs qui votent pour ce parti, ils ne sont tous, d’après ses propres termes, que de «gros ballots». Ils n’ont qu’à regarder les séries sur TF1 et accepter leur condition. Le mouton sera le genre humain !

Lou Mantely