Liberté : qu’entend-on par ce mot ?

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Au nom de la « liberté », tout semble justifiable. Mais que contient ce mot utilisé comme une évidence par tout un chacun ? Le droit de dire ou de faire ce que l’on veut ? Et si l’on dit des âneries ? Et si l’on fait n’importe quoi ? Qu’est-ce donc qu’une « ânerie », et que contient le « n’importe quoi » ? Qui va en décider ? Le dictionnaire ? Mais quel dictionnaire ? Le Littré ? Le Larousse ? Le Robert ? Invoquera-t-on alors la morale ? Mais quelle morale ? La morale laïque ? La morale religieuse ? Si l’on choisit la morale laïque, que vont dire les religieux ? Et si l’on choisit la morale religieuse, que vont dire les laïques ? En outre, quelle morale religieuse choisir, quand on sait qu’il existe environ 4 200 religions dans le monde ? En référera-t-on, alors, à la société ? Mais quelle société ? La société européenne, américaine, africaine, chinoise, hindouiste, islamique…? Bref, qui peut donner une définition de la liberté susceptible de fédérer l’humanité ? Si la liberté est un objectif qui ne cesse d’animer le cœur des hommes, comment faire pour que ces derniers puissent s’entendre sur ce terme ? Ce terme n’a-t-il pas des soubassements politiques qui, d’entrée de jeu, condamnent les hommes à ne jamais s’entendre ? L’Histoire n’est-elle pas le plus grand échec de la liberté, et, par suite, de l’humanité ?

Maurice Vidal

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1 Commentaire

  1. Une idée comme ça : c’est le droit de se faire respecter en respectant l’autre.

    De mémoire c’est un peu ce que m’apprenaient les curés au cathéchisme et les instituteurs cocos en primaire. Et tout ça en même temps…

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