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Libertés et société : faire peur à la population

Confucius écrivait à peu près : si vous essayez de faire quelque chose, vous aurez contre vous ceux qui voulaient faire la même chose et ceux qui voulaient faire l’inverse. En revanche si vous ne voulez rien faire, personne ne s’opposera à vous (je cite de mémoire, je n’ai pas l’ouvrage sous la main, cela doit se trouver dans «Les Entretiens de Confucius et de ses disciples» et la phrase est probablement un peu différente).

Tout cela pour dire que toutes les mesures qui ont été prises pour «lutter» contre l’épidémie covidique sont toutes allées dans la même direction, le ralentissement voire la suppression de toute activité.

Interdiction de faire du sport, de se promener, d’ouvrir un magasin, de se rendre à la bibliothèque, de se réunir en privé et en public dans un bar ou un restaurant, de sortir de chez soi sans laisser-passer, de quitter la France pour exercer une activité personnelle (le délire sur le ski que l’on veut interdire même à l’étranger est assez extraordinaire ; honnêtement il fallait y penser.) On le voit, la logique anti-liberté a été le moteur de l’action du président et de son gouvernement.

Pourquoi ? C’est souvent la question la plus importante, mais dans ce cas précis cela traduit surtout le choix de la facilité. Pour éviter toute réflexion sur le mode de fonctionnement de notre société, de notre système de santé, on arrête tout. Au final seul cet arrêt sera jugé (sévèrement et à juste titre), non les activités qui ont été stoppées.

Il est aujourd’hui flagrant que notre société de consommation est extrêmement fragile et qu’une simple épidémie peut l’arrêter, voire la détruire. Quel remède politique à cela? Aucun en tout cas dans l’agenda de LaREM, ni dans les programmes politiques LR et LFI.

Par ailleurs, cet arrêt quasi total des activités commerciales et économiques justifie la pensée exposée par Confucius, et le message envoyé au peuple français est au final très clair : surtout ne faites rien, ne créez pas de société, n’innovez pas. Vous restez à notre merci. Ceux qui ont le moins perdu dans cette crise sont les chômeurs (je ne leur jette pas pour autant la pierre, ils n’ont pas choisi leur situation). Ceux qui étaient en train de créer une entreprise se disent « Heureusement que je n’avais pas terminé la démarche au moment du confinement, je serais ruiné et endetté à vie à l’heure actuelle ».

On le voit, le message envoyé à la population est terrible : surtout ne faites rien, soyez soumis, de toute façon c’est nous qui décidons. Ce message risque hélas de passer, de perdurer, de plomber pour un long moment l’économie et la société française.

Platon du Vercors