L’ICLA défie l’OCI à Varsovie

Publié le 8 octobre 2012 - par - 926 vues
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L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), anciennement Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) jusqu’en 1995, est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest.

L’OSCE est la seule organisation européenne à vocation généraliste accueillant la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n’en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique. Elle offre ainsi à l’Europe et à des pays contigus, dans le Caucase ou en Asie centrale, la possibilité de maintenir un dialogue politique permanent. D’autre part, deux autres pays non européens, les États-Unis et le Canada, ont un statut d’associés.

La CSCE est active dans trois domaines de sécurité appelés actuellement « dimensions » :
■ la coopération dans le domaine politique et militaire ;
■ la coopération économique et écologique ;
■ la coopération dans le domaine des droits de l’Homme.

Il s’agit à la fois d’une action qui se concrétise à travers des engagements politiquement contraignants (adoption de normes démocratiques, codes de bonne conduite) ainsi que de dix principes d’action, le « décalogue » :
1.Égalité souveraine, respect des droits inhérents à la souveraineté
2.Non-recours à la menace ou à l’emploi de la force
3.Inviolabilité des frontières
4.Intégrité nationale des États
5.Règlement pacifique des différends
6.Non-intervention dans les affaires intérieures
7.Respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, y compris la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction
8.Égalité de droits des peuples et autodétermination
9.Coopération entre les États
10.Exécution de bonne foi des obligations assumées conformément au droit international public.

L’OSCE dispose en outre de trois institutions susceptibles d’œuvrer contre les « manifestations d’intolérance et les pratiques discriminatoires » :

Le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH), basé à Varsovie est chargé de la coopération dans le domaine des droits de l’Homme. Chaque année il organise la plus grande conférence européenne consacrée aux droits de l’Homme et à la Démocratie : The Human Dimension Implementation Meeting (HDIM).

Pendant deux semaines, du 25 septembre au 5 octobre, ce forum international permet aux états participants, aux organisations internationales et aux différents partenaires de l’OSCE de discuter de ce qui a été réalisé des engagements pris, d’aborder les problèmes, d’échanger les « bonnes pratiques » et d’émettre des recommandation visant à améliorer les pratiques relatives aux droits de l’Homme et à la Démocratie.

Il est important de se rendre compte que l’OSCE ne vote pas de loi, l’OSCE adopte des “engagements” qui sont politiquement-mais non légalement- contraignants pour les Etats participants ; ceux-ci s’engagent à mettre en œuvre les engagements pris.

L’OSCE est un des endroits dans le monde où se prennent les orientations politiques qui forgent le futur des peuples.

Cette année un des trois sujet principaux traités dans la grande salle de conférence de l’Hôtel Victoria de Varsovie par le HDIM était :

Liberté de pensée, conscience, religion ou croyance.

C’est sur ce sujet que l’Alliance Internationale pour les Libertés Individuelles a focalisé ses interventions car c’est lors de cette « journée spéciale » que les Etats membres de l’OCI et ses organisations satellites tentèrent de promouvoir des mesures anti-blasphème et des restrictions de la liberté d’expression en Europe au nom du droit imaginaire (issu de la charia) des Musulmans à interdire les critiques ou les moqueries sur leur doctrine politico-religieuse ou sur leur prophète.

Des organisations satellites de l’OCI comme COJEP International (dont nous reparlerons dans de futurs articles) poussent depuis des années, et cette année ne fut pas une exception, un discours visant à criminaliser tout propos considéré comme blasphématoire voir simplement critique à propos de leurs croyances ainsi qu’à diaboliser leurs auteurs.

Xénophobie, racisme, Anders Breivik, extrême-droite, islamophobie… leur discours est rôdé et la recette peu originale mais martelé depuis des années sans opposition ce message finit par imbiber les débats et influencer les esprits.

Ce fut donc une mauvaise surprise pour les promoteurs de la Charia déguisés en droit de l’Hommistes d’entendre les membres de l’ICLA et de leurs organisations associées élever la voix pour dénoncer leurs stratagèmes et les défier.

Voici nos deux premières interventions filmées :

Alain Wagner de l’ICLA France

http://www.youtube.com/watch?v=m0wojEwrEmU&feature=share&list=UUxjzjhN173RkFxsMdT50LbA

David Erzet de l’ICLA Belgique)

http://www.youtube.com/watch?v=d9vcZdH9k_w&feature=player_embedded

Pour en savoir plus : www.libertiesalliance.org

Alain Wagner

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