L’idéologie « antiraciste » : quand une secte devient religion d’Etat

Publié le 2 février 2012 - par - 3 060 vues
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En quelques décennies, l’idéologie « antiraciste » a réussie ce tour de force de passer d’une présence dans des groupuscules d’extrême-gauche à l’idéologie dominante. Ce faisant, elle a ainsi réussie à croire qu’elle n’était plus une idéologie, mais qu’elle était simplement du « non racisme » tout ce qu’il y a de plus normal.

Ce n’est pas la première fois – ni la dernière – que cela se produit avec une idéologie d’extrême gauche. Aujourd’hui, les Verts font croire que leur « écologisme » c’est l’écologie. Et malheur à ceux qui sont contre eux, car ce  sont les ennemis de la Terre ! Les communistes ont fait de même bien avant, en accusant tous ceux qui n’étaient pas communistes d’être antisociaux, de méchants capitalistes, voire des fascistes. Comme le répète Eric Zemmour, ce fut une pure manipulation orchestrée par Staline lui-même, pour diaboliser les adversaires du communisme.

Quand une idéologie n’est plus considérée pour ce qu’elle est mais comme « la pensée normale » – et quelle est même la pensée unique-, elle est comme une religion qui passe de l’état de secte à religion d’état. Ainsi, la religion antiraciste fait croire qu’il n’y a aucune idéologie ni arrière-pensées dans sa doctrine. Et elle diabolise ses adversaires – comme Riposte Laïque – en faignant de croire qu’ils sont fascistes. Oh, certains de ses adeptes (angéliques ou illuminés) doivent bien y croire, tant ils « s’auto-manipulent » eux-même (phénomène bien connu dans les sectes). Mais comme dans l’Église de Scientologie, les plus hauts gradés connaissent bien tous les tenants et aboutissants de leur mouvement. Ainsi,  en passant du statut de secte à celle de religion quasi-officielle, l’idéologie antiraciste n’en reste pas moins profondément sectaire et intégriste.

« Nous sommes des sœurs jumelles… »

L’énorme point faible de l’idéologie antiraciste, c’est qu’elle est née sous le signe du gémeau, et que sa sœur jumelle n’est autre que l’idéologie raciste elle-même : la vraie, celle des racialistes du XIX siècle, puis des nazis et des néo-nazis. Ce faisant, l’antiracisme s’est donc construit en opposition symétrique à l’idéologie raciste « classique ». C’est comme sur photo en négatif : le noir y remplace le blanc, le blanc y remplace le noir, mais il s’agit toujours de la même vision – raciale – du monde.

Sauf que le « négatif » est appelé ici « positif» : laïcité positive et discrimination positive aujourd’hui,  islamisme positif et racisme positif demain (quand ils oseront aller au bout de leur rhétorique). Quand le racisme anti-blanc remplace le racisme anti-noir, je ne vois pas en quoi l’humanisme et le pacifisme progresse. Nous baignons tellement dans cette idéologie néo-raciste depuis un demi-siècle, qu’il convient de remplacer le terme « Européen » par « Africain » pour saisir toute la haine raciale qui émane de cette citation de Jean-Paul Sartre : «Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; restent un homme mort et un homme libre.” (http://www.enquete-debat.fr/archives/jean-paul-sartre-etait-il-pire-que-son-heritier-bhl-31065).

Quant aux propos de Houria Bouteldja sur le « racisme des années 2010 », à vous de juger s’il s’agit d’un « point Godwin » que de dire qu’ils sont aussi limpides qu’un discours d’Adolf Hitler sur les juifs, ou si nous ne sommes plus très loin d’un racisme (prétendument) positif :

Race ou pas race, telle est la question (ou pas)

Les racialistes d’extrême-droite et d’extrême-gauche sont tellement obsédés par la question raciale qu’ils en appellent aux théories sur les origines de l’Homme pour justifier leur idéologie respective ! Comme beaucoup de théories scientifiques (Terre plate ou ronde, réchauffement climatique ou pas, j’en passe et des meilleures), celles sur les origines de l’Homme n’échappent malheureusement pas aux idéologies, puisqu’elles sont basées avant tout sur des constructions intellectuelles. Ensuite, des preuves plus ou moins scientifiques viennent étayer les idées, sachant qu’on trouve souvent ce que l’on cherche.  La science n’est pas une science exacte, quand le parti prit remplace l’exactitude. Le but n’est pas ici de déterminer quelle théorie est la plus probable, mais de voir comment les idéologues se sont emparé d’elles pour construire leurs mythes. Et notamment les idéologues dit antiracistes (puisque c’est le sujet de cet article). En réalité ces questions n’ont pas tellement d’importance pour qui n’est pas racialiste, mais elles sont tellement fondamentales pour ces derniers qu’il convient de les aborder…

La théorie de l’origine africaine de l’homme

Initiée sans arrière pensée par Darwin (qui fut pourtant traité de raciste pour sa théorie de l’évolution), cette hypothèse est aussi appelée en anglais « Out of Africa » (oui, comme le film du même nom). Il est intéressant de noter qu’elle ne fut que pure spéculation jusque dans les années 80, et qu’elle n’est devenue – presque – consensuelle que dans les années 90 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_africaine_de_l%27homme_moderne) !

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Migraciones_humanas_en_haplogrupos_mitocondriales.PNG)

D’une part, depuis l’affaire du réchauffement climatique d’origine  – soit disant – anthropique (apparut dans les années 90 lui aussi), on sait ce que « consensus » veut souvent dire en matière scientifique comme ailleurs : pensée unique et terrorisme intellectuel. D’autre part, l’antiracisme – apparu grosso-modo dans les années 60 – a eut le temps de s’emparer de cette hypothèse, de la développer, de la généraliser, et de la mythifier et d’en faire une idéologie.

A la sauce « antiraciste », cette théorie ressemble d’abord étonnamment au mythe d’Adam et Ève  ! Celle d’une descendance (quasi) unique de l’humanité, qui impliquerait que nous serions « tous frères ». C’est le monogénisme. Voilà d’abord pourquoi les « antiracistes » – pétris d’égalitarisme – s’en sont emparé ! Cela pourrait apparaître comme un comble que l’extrême-gauche athée puise ses références dans l’inconscient chrétien, mais c’est en fait récurant : elle ne cesse en réalité de réinventer le christianisme, car elle ne sait pas résonner autrement que dans le cadre de l’humanisme occidental, qui vient pour beaucoup de la Bible.

Car oui, comme l’a écrit Anne Lauwaert, les gauchistes sont des (néo) fondamentalistes chrétiens qui s’ignorent (http://ripostelaique.com/les-gauchistes-seraient-ils-des-fondamentalistes-chretiens-qui-signorent.html). Mais pas comme les fondamentalistes américains d’aujourd’hui bien sûr. Non, plutôt comme les premiers chrétiens : ils tendront l’autre joue… jusqu’à la disparition de la civilisation chrétienne et occidentale ! Bref, l’origine chrétienne des mouvements occidentaux qui veulent se séparer de la tutelle de l’Église n’est pas nouvelle. Tocqueville expliquait très bien cela à propos des idéaux  révolutionnaires de 1789 (et à mon grand dam, il avait bien raison !).

Si la théorie de l’origine africaine de l’Homme séduit autant les « antiracistes », c’est aussi qu’elle est – présentée ainsi – comme une sorte de pied-de-nez fait aux racistes classiques, puisqu’elle affirme à ces derniers (de manière subliminale) que leurs ancêtres sont issus de ce qu’ils considèrent être comme la pire descendance possible  ! Une fois de plus, la dualité – la complémentarité – entre l’antiracisme et le racisme apparaît clairement : le blanc s’oppose au noir, qui est supposé être ce qui s’en éloigne le plus. Les deux idéologies sont donc en accord sur ce – pseudo- constat ! Sauf que bien sûr, pour les uns le blanc c’est le bien et le noir c’est le mal, et pour les autres c’est l’inverse. Pour sortir de ce schéma qui se mord la queue, il convient donc de renvoyer dos à dos ces deux idéologies siamoises, qui ont quelque chose du concept du Ying et du Yang  en version malsaine !

Enfin, l’idée d’une origine unique de l’Homme est censée balayer la notion de race elle-même ! Comme les racistes, les antiracistes jouent en effet sur la confusion entre la notion d’espèce humaine et la notion de races humaines : les premiers pour affirmer que les races sont inégales, les seconds pour affirmer qu’il n’y a pas de race mais que du racisme…

La théorie de l’origine asiatique de l’homme

Les scientifiques adeptes de la première théorie supputaient (par idéologie, pour les plus récents du moins ?) que seuls les singes d’Afrique aient pu engendrer l’homme moderne. Alors qu’il y a des singes sur (presque) tous les continents. C’est tout de même un à priori curieux quand on sait que le fameux « Homme de Java » a été découvert en 1891 (soit un an avant la mort de Darwin). Or beaucoup de découvertes paléoanthropologiques récentes convergent justement en faveur de la théorie de l’origine asiatique de l’homme  : « Out of Asia » (http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1637.htm). En fait, ce seraient même les hominidés africains qui descendraient de primates anthropoïdes asiatiques. De quoi alimenter bien des débats. Utiles chez les scientifiques, inutiles chez les idéologues raciaux de tous bords !

La théorie de l’origine multirégionale de l’homme

D’autres découvertes paléoanthropologiques récentes penchent en faveur de l’origine multirégionale de l’homme (http://radioclas.over-blog.com/article-origine-de-l-homme-61724521.html). Les racialistes classiques se sont donc vite emparés de cette hypothèse pour affirmer qu’il y aurait ainsi plusieurs races humaines distinctes, c’est-à-dire dans leur bouche plusieurs espèces humaines. Un peu comme à l’époque de l’Homo Sapiens et du Néandertal. D’après eux, celles-ci auraient évolué séparément depuis le début de l’homidation, et auraient encore aujourd’hui peu de points en commun ! De là, ils concluent aussi qu’il subsiste des inégalités entre les différentes races (espèces) humaines. Or le fait que le métissage entre toutes les races de la terre soit parfaitement possible démontre que si l’homidation s’est peut-être produite en différentes régions de la Terre, il n’y a désormais qu’une seule espèce humaine aujourd’hui. Du moins si l’on prend ce critère comme celui définissant le mieux l’espèce. Ce qui est plutôt le cas aujourd’hui, bien que cela fasse aussi débat (car tout fait débat en matière scientifique).

Mais dans leur obsession de contrecarrer toute théorie reprise par les racistes classiques, les antiracistes ont fait comme d’habitude : ils ont pris le point de vue de leurs ennemis en référence, ils se sont basé dessus, pour nous sortir une théorie inverse mais tout aussi absurde : pour eux, il n’y aurait ainsi pas de races humaines du tout ! Il n’y aurait pas de blancs, pas de noirs, ou pas d’asiatiques ! Tout dépend évidemment encore de ce qu’on met dans la notion floue de « race ». Mais dire qu’il n’y a pas des gens de couleur blanche et de couleur noire est en tout cas aussi absurde que de regrouper les africains, les indiens (d’Inde) et les aborigènes sous le terme de « race noire » comme on le faisait au XIXe siècle…

Néo-racisme

Les « antiracistes » confondent ainsi eux-même causes et effets : si la couleur de peau peut être source d’inégalité – du fait de discriminations -, la différence de couleur de peau n’est pas une tare  en soi ! Et pourtant, ne serait-ce pas ce qu’ils pensent au fond d’eux-mêmes ( comme les racistes) , puisqu’ils prônent le métissage comme solution aux inégalités liées à la couleur de la peau ?

Car ne vous y trompez pas : la diversité n’est pour eux qu’une étape sur le chemin du métissage.  Faire cohabiter les populations, les forcer à se mélanger, dans le but que les individus se mêlent eux-mêmes physiquement. Autrement dit qu’ils copulent  -ni plus ni moins-  entre eux, afin d’obtenir une progéniture « de sang mêlé », et ainsi satisfaire les projets politiques de nos idéologues antiracistes ! Sous cette forme, il s’agit ni plus ni moins que d’un néo-racisme, car l’objectif final de cette nouvelle utopie est de faire disparaître toutes les races de la Terre ! Un comble pour des gens qui sont aussi (souvent) des adeptes de la biodiversité.

Bref, il s’agit là encore d’une manifestation de l’obsession égalitariste de la gauche d’origine marxiste. Mais cette fois-ci appliquée non plus à une logique de classe, mais à une logique de race – ce qui peut s’avérer mille fois plus dangereux ! Alain Finkielkraut a dit que l’antiracisme était le communisme du XXIe siècle. Il avait mille fois raisons ! Mais c’est même pire que cela : comme l’antiracisme est en fait une forme de néo-racisme, ce n’est pas que le communisme du XXIe siècle, c’est carrément le fascisme du XXIe siècle ! N’oublions pas que le communisme et le national-socialisme sont beaucoup plus proches que la gauche ne veut l’admettre, et que le terme « socialisme » n’était pas usurpé dans le nazisme. Es-ce un hasard d’ailleurs, si les néo-racistes emploient la même rhétorique et les même arguments que les  racistes « classiques », comme nous allons le voir ?

Ne croyez pas que seuls les blancs soient visés !

L’idéologie antiraciste est beaucoup plus structurée qu’elle ne laisse à croire. Comme d’autres idéologies, elle repose sur plusieurs « strates ». D’où le double , le tripe voire même le quadruple langage de la gauche, comme l’a dit Zemmour (à propos d’une autre affaire, le quotient familial). Un langage compassionnel à l’attention des médias et du grand public. Un langage politique à l’attention des sympathisants. Un langage idéologique à l’attention des militants. Enfin, un langage de vérité sur tous les tenants et aboutissants, entre grands dirigeants. Ainsi, il serait naïf de penser que seuls les blancs seraient visés, car l’objectif de tout ceci est mondial.

Toutes les races sont concernées, et je prendrais pour illustrer mon propos un seul exemple : celui de l’utilisation de l’expression « Afrique subsaharienne » en lieu et place de l’expression « Afrique noire ». C’est l’animateur de Radio Courtoisie qui l’a fait remarquer en premier lieu dans l’une de ses émissions. Cela n’a l’air de rien, mais c’est fondamental pour des adeptes de la manipulations des esprits par la novlangue. Le but est d’abord de ne pas employer le terme « noire », par négation des races. Ensuite, il s’agit de ne pas parler d’Afrique noire pour ne surtout pas parler « d’Europe blanche » ! C’est logique : quand on conteste que l’Europe soit la terre des occidentaux, il est juste et équitable de contester aussi que cette partie de l’Afrique puisse appartenir aux noirs ! Pour ces mondialistes marxisants, les terres n’appartiennent à personne et la Terre à tout le monde (en même temps et partout). D’où l’emploi d’un terme géographique au lieu d’un terme ethnique. Ainsi, si une forte immigration chinoise venait à changer la donne ethnique de cette partie du continent africain, cela ne changerait rien pour ces mondialistes : il l’appelleraient toujours l’Afrique subsaharienne, dans une logique de « citoyenneté de résidence » ! Malin.

N’oublions pas aussi que le grand cheval de bataille de nos mondialistes antiracistes est le métissage. Et que par définition, ce métissage fera aussi bien disparaître les blancs que les noirs (et les autres). Dans un avenir beaucoup plus lointain cela dit, parce qu’il s’effectuera d’abord en Europe… et hypothétiquement un jour en Afrique.

L’idéologie racialiste du métissage

Le métissage en soit n’a rien d’idéologique, ni de raciste, ni de répréhensible d’ailleurs. Tout comme le non métissage (jusqu’à présent du moins !). Ce sont – normalement – les résultats de choix personnels entre des individus. Mais l’idéologie du métissage n’est plus un choix personnel, c’est une injonction de la part du pouvoir (écoutez à partir de 1:24) :

Quand Julien Dray parle d’éducation, il faut comprendre rééducation et lavage de cerveau, afin de formater un nouvel homme. Au sens propre comme au sens figuré. La rééducation des masses est un grand classique des totalitarismes communistes et fascistes. Le métissage serait ainsi pour Julien Dray et ses amis l’aboutissement d’une société post-raciale. Je ne peux que repasser cet extrait d’un sketch de propagande de Patrick Timsit, tant il explique parfaitement – malgré lui – la finalité égalitariste du métissage, mais aussi sa supposée supériorité raciale, qui permettrait de « casser la gueule aux Chinois » (quelle belle façon de prôner l’antiracisme !) :

 

 Une fois de plus, des arguments pseudo-scientifiques !

Comme nous l’avons vu dans la vidéo ci-dessus, l’idéologie raciale du métissage reprend toutes les thématiques racistes de son « modèle en négatif » : le nazisme. Avec les mêmes arguments pseudo-scientifiques tordus. Nous avons déjà vu les arguments « scientifiques » de négation de l’existence des races. Mais cela va plus loin.

Ainsi, à l’idéologie absurde d’une race censée être supérieure parce « pure », le métissage oppose la soi-disant supériorité raciale d’un sang mêlé. Si les étrangers étaient traités de sang impur par l’extrême-droite, l’extrême-gauche parle d’eux en tant que « sang neuf ». Imaginez cette expression dans la bouche d’un nazi pour comprendre comme elle a de quoi faire froid dans le dos !

Forcément, cette notion s’oppose implicitement à un supposé « sang vieux », bref un sang en pleine dégénérescence ! Le sang neuf étant supérieur, il est paré de toutes les vertus : jeunesse, vitalité, dynamisme, etc. Rhétorique racialiste bien connue. Cette idée est tellement ancrée – et tellement perçue comme positive – que ceux qui l’emploient ne se rendent pas toujours bien compte des idées qu’ils véhiculent ainsi (http://www.brest-ouvert.net/article3467.html).

Quant au sang non mélangé, il serait donc génétiquement moins performant : vieux comparé au sans neuf, mou, et même altéré ! Notamment par un racisme qui serait inscrit dans les gènes du vieux sang des blancs (!), comme le sous-entend dans ses discours sur l’ADN Dominique Sopo, le président de SOS Racisme  : http://ripostelaique.com/adn-sopo-utilise-des-arguments-dignes-du-docteur-mengele.html. Roger Heurtebise a bien raison de dire qu’il s’agit d’arguments dignes du docteur Mengele, puisque la logique est la même.

Pire encore, le vieux sang serait en pleine décadence génétique, parce qu’il ne se régénérait pas du fait d’une trop grande consanguinité due à la limitation de l’immigration ! C’est le sens de discours ci-dessous de Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas étonnant de sa part : que l’idée soit de gauche où de droite, du moment qu’il s’agit de mondialisme, il s’en fait toujours le premier porte parole :

Ainsi, nous risquerions la consanguinité si on nous n’avions pas recours à l’immigration ! Dans un pays de 65 millions d’habitants ! Même un petit pays de 5 millions d’habitants comme le Danemark ne risque pas la consanguinité et ne l’a jamais connu. Bob l’éponge mondialiste – et ses confrères – nage en plein délire idéologique ! Le comble, c’est que pour résoudre « ce problème » de consanguinité, on fait appel à une population dont la coutume veut qu’on se mari souvent entre cousins :

http://www.islamisation.fr/archive/2008/06/23/nos-immigrants-musulmans-en-grande-partie-consanguins.html

http://www.postedeveille.ca/2011/05/grande-bretagne-un-geneticien-parle-de-la-consanguinite-des-musulmans.html?cid=6a01156fb0b420970c015390deb7da970b

Alors certes, la consanguinité pose de réels problèmes à de rares personnes souffrant de maladies. Mais l’immense majorité de ces populations est parfaitement normale. L’argument de la consanguinité – de qui que ce soit – est donc une fois de plus un argument pseudo-scientifique irrecevable. Et comme c’est étrange, cette peur d’une dégénérescence de sang lié à l’immigration ressemble – en strict opposé – à celui des eugénistes américains du début du XXIe siècle ! Sauf qu’il s’agissait à cette époque de refuser l’entré des immigrants (du sud de l’Europe)….

Le métissage : un nouvel eugénisme

L’idéologie du métissage s’encre tellement dans le racisme qu’elle dévoie elle aussi la théorie de l’évolution. Ce mélange des sangs s’inscrirait ainsi carrément dans le processus d’évolution de l’espèce humaine ! Les métis seraient donc des « sur-hommes », tandis que les non mélangés – surtout les blancs – seraient des « sous-chiens » (http://ripostelaique.com/la-justice-fait-officiellement-entrer-le-mot-souchien-dans-la-langue-francaise.html).

Prenez en référence l’article de Wikipédia sur l’eugénisme « historique » (celui des occidentaux)  : http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme#La_mixophobie_sociale. Vous verrez à quel point l’idéologie antiraciste reprend les thématiques raciales en les inversant* :

– les arguments pseudo-scientifiques, notamment autour du « sang »
– l’obsession de la dégénérescence qui en découle
– la mixophobie  (remplacée par la mixophilie ethnique)
– le christianisme (rejeté par les racistes, utilisé par les antiracistes)

 * Attention, dans Wikipédia les termes « classique » et « positif » n’ont pas le même sens que dans cet article.

Le clonage est l’avenir du métissage

Comme je l’ai déjà évoqué dans un précédent article (http://ripostelaique.com/la-taqiya-de-la-gauche-mondialiste.html), l’utopie antiraciste a donc une finalité : celle de créer  une « nouvelle race humaine » à l’échelle de la planète. Le think thank du Parti Socialiste ne s’appelle pas Terra Nova pour rien. Une nouvelle race issue du mélange de toutes les races de la terre, à part égale si possible. Cette « égalité raciale » représenterait alors pour les antiracistes une forme d’égalité absolue entre tous les êtres humains. Celle que la gauche cherche à imposer d’une manière ou d’une autre à l’humanité depuis l’avènement du marxisme. Il s’agit une fois de plus d’utopie, mais n’oubliez jamais que la gauche dit toujours qu’il ne faut pas vivre sans utopie, qu’il faut toujours tendre vers l’utopie, etc. Elle essayera donc sans cesse de mener des politiques allant dans ce sens.

On peut d’ailleurs ensuite imaginer qu’une idéologie post-antiraciste cherchera ensuite à parfaire cet égalitarisme en ayant recours à la génétique : pour créer, une nouvelle race humaine cette fois-ci « absolument parfaite » grâce au clonage, voire même à travers l’hermaphrodisme ou la reproduction asexuée ! Puisque pour eux le genre n’existe pas – ou plutôt ne devrait pas exister –, tout comme les races. Au motif qu’il serait de la même façon source de différenciation, donc d’inégalité, de discriminations, etc. C’est (pour partie) la fameuse théorie du genre (elle aussi née dans les années 90 d’ailleurs).  

Mêmes origines, mêmes conséquences

Construire une idéologie sur des bases raciales est fumeux et dangereux. Une idéologie raciale n’a rien de positif, quelle qu’elle soit. L’idéologie raciste « pro-blanche » est née au milieu du 19e siècle et a connue son point d’orgue vers le  milieu du 20e siècle, avec le nazisme. L’idéologie antiraciale (comme il conviendrait de la nommer) est née au milieu du 20e siècle, et risque de connaître son point d’orgue vers le milieu du 21e siècle, encouragée par une immigration massive que l’on nourrit de haine anti-occidentale. Les conséquences pourraient bien être tout aussi montreuses.

Stéphane Buret

 

 

 

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