Lili Marlène, la propagandiste qui ment pour échapper au réel

Publié le 1 décembre 2017 - par - 10 commentaires - 1 547 vues
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Depuis que Marlène Schiappa attache ses cheveux, selon l’aphorisme désormais classique (« Je m’attache les cheveux pour qu’on écoute ce que je dis », L’Obs, 25 oct. 2017), on l’écoute ; et elle-même réfléchit : aujourd’hui, « Marlène fait de la politique » (émission « L’info du vrai » du 22 nov., présentée par Yves Calvi).

« Il m’est arrivée qu’une directrice d’école, d’une école dont j’avais la responsabilité, fasse appel à moi en me disant à quel point elle était démunie parce qu’il y avait des p’tits garçons, à qui les parents interdisaient de donner la main à des p’tit’s filles, parce qu’ils leur disaient qu’elles n’étaient pas pures, etc. De la même manière, y a des p’tit’s filles de plus en plus jeunes, de sept ans, huit ans, qui ne vont pas à la piscine, parce que leurs parents leur disent qu’elles ne peuvent pas montrer leur corps devant des p’tits garçons, devant des inconnus… Je pense qu’il y a même une régression de l’égalité entre les p’tit’s filles et les p’tits garçons, une remise en danger de la mixité à l’école à plusieurs égards, donc, là, je pense que l’on peut pas généraliser en disant que dans toutes les familles on dise à tous les p’tits garçons qu’ils sont égaux des p’tit’s filles… »

En effet – mais dans quelles familles pratique-t-on ces interdits ? C’est tout ce qu’il manque à la jolie chanson de notre Lili Marlène.

En réalité, c’est ce que les psychologues appellent, il me semble, la « double contrainte » : on est devant deux ordres, dont l’un interdit l’autre, à deux contraintes qui s’opposent, mais que l’on est obligé de suivre également. Ainsi, Mme Schiappa, en tant que ministre de l’égalité entre selzéceux, ne peut pas ne pas dire « qu’il y a une régression de l’égalité entre pt’tit’ filles et p’tits garçons » ; et, en tant qu’antiraciste de propagande, elle ne peut pas nommer les responsables de cette régression. La seule solution pour que notre Cendrillon à chignon chasse de sa pantoufle de vair progressiste ce petit caillou qui gêne l’égalité en marche, est de sacrifier la vérité :

« … et là je vous donne un exemple particulier, mais il y a d’autres exemples dans d’autres communautés, dans d’autres quartiers, partout en France. »

D’autres communautés ? D’autres quartiers ? Partout en France ? Hum… On sent que le mensonge sort le bout de son museau, mais ne montre pas encore toute sa tête. Il faudra une remarque de Mme Béatrice Levet, qui lui fait lucidement remarquer qu’il « faudrait quand même nommer les choses », que « c’est précisément parce qu’il y a d’autres mœurs que les mœurs occidentales qui ont été introduites en France » que ces phénomènes régressifs se multiplient, pour que Mme Schiappa se délivre enfin de sa « double contrainte » :

« C’est pas uniquement pour ça : la réaction, elle est très partagée dans les origines, vous savez… Y a des mouvements, type la Manif pour tous, etc., qui ne sont pas non plus pour des visions extrêmement progressistes de la place de la femme dans la société… Une candidate à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, qui n’était pas particulièrement pour le droit des femmes à L’IVG et qui est une femme elle-même, il ne m’est pas apparue qu’elle venait d’une culture particulière [on aimerait bien savoir ce qu’elle cache derrière ce « particulière »]… »

Ainsi, poussée dans ses retranchements, c’est-à-dire sommée de choisir entre deux positions impossibles à tenir, et de prononcer les mots interdits, Mme Schiappa ment : elle nie en innocentant les uns pour accuser les autres ; et finalement, comme on lui demande si ce qu’elle a dit « concernait les familles musulmanes », elle précise :

« Concernait les familles radicalisées, plus que musulmanes, des familles salafistes… »

Elle a raison, Mme Schiappa, depuis qu’elle attache ses cheveux, on l’écoute mieux sosotter ses mensonges ; on la voit mieux se prendre les pieds dans ses passions contradictoires – la victime, comme toujours, est la vérité, qui, au moment où elle aurait pu apparaître, se trouve recouverte par l’idéologie, plus que par les cheveux de sa propagandiste.

Bruno Lafourcade

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10 réponses à “Lili Marlène, la propagandiste qui ment pour échapper au réel”

  1. Des abusés dit :

    Elle a une tête à arpenter les allées du bois de Boulogne (section des « Brésiliennes »)

  2. CLV dit :

    Cette chiappa n’est rien. On se pose des questions à savoir comment elle a pu obtenir un tel poste avec aussi peu de moralité et de dignité ? J’oubliais, qu’elle aimait la chose. Pauvre fille.

  3. dufaitrez dit :

    Quand on sait que Marlène a écrit 7 bouquins pornos, dont « Une fille bien n’avale pas »,
    on se passe de l’écouter !

  4. Mille dit :

    Sur cette photo, j’ai comme un doute : il où elle ?

  5. Crixus dit :

    Jean-Marc Schiappa, né le 21 juin 19561 à Rabat, est un historien français.

    Président de l’Institut de recherche et d’étude de la libre-pensée et auteur d’ouvrages historiques, il est considéré comme un spécialiste de Gracchus Babeuf et de la conjuration des Égaux.

    Après une période à la caisse d’allocation familiales de Paris et délégué syndical Force ouvrière, il devient enseignant en obtenant le CAPES d’histoire-géographie.

    Président de l’Institut de recherche et d’étude de la libre-pensée (IRELP), lié à la Fédération nationale de la libre pensée présidée par Marc Blondel.
    Il a par ailleurs édité un recueil d’articles parus dans Informations ouvrières, organe du Parti ouvrier indépendant (POI), avec Daniel Gluckstein.

    Tout est dit, un clone d’Aurélie Filippetti !!

    • Pagan dit :

      Fille de fonctionnaire activiste d’ultra-gauche, tout est dit.
      Dégénérés de père en fille, tout faux sur tous les sujets depuis 50 ans mais toujours accrochés aux dogmes qui auront détruit la France et les Français.

      Comme quoi la vermine … Les rats ne font pas de chats !

  6. Bartabac dit :

    Elle ne comprend pas que ce n’est pas parce qu’elle est une femme qu’on ne l’écoute pas, en réalité, c’est parce qu’elle ne fait que débiter des conneries qu’on ne l’écoute pas.

  7. vikinglenormand dit :

    Elle ne peut pas étre autrement Mme Schiappa elle à été à bonne école avec son père Président de la libre pensée.

  8. Jacksoul dit :

    Vous écrivez bien, M. Lafourcade…