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Limay : quelle est la religion de la tante qui a poignardé son neveu ?

À Limay, dans les Yvelines, un garçon âgé de 8 ans a été poignardé à mort par sa tante, et sa sœur de 5 ans grièvement blessée. Sommes-nous retombé au Moyen Âge ? Pas sûr, car le Moyen Âge n’était pas un temps si sauvage que ça.

C’est une tante dont on ne sait rien qui a assassiné cet enfant dont on ignore tout, et blessé une gamine venue de nulle part. C’est ainsi que Le Parisien nous relate un « fait divers » odieux. Une inconnue, tuant des inconnues.

Cette femme, cette inconnue d’une trentaine d’années, a raconté être « possédée par le diable depuis une semaine ». Fichtre… le diable sûrement. Lucifer, Satan, Belzébuth, et que sais-je encore ?

Puis, vinrent quelques précisions : la tante soupçonnée d’avoir poignardé les enfants, son neveu de 8 ans et sa nièce de 5 ans, était en famille, tous réunis pour les fêtes de Noël. Une famille originaire du quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie.

Mante-la-Jolie ? Vous m’en direz tant. Cette ville, ce quartier n’est pas réputée pour abriter des familles Duquesnois. Même pas des Groseilles, d’ailleurs. Tous ont déjà fui cette ville cosmopolite aux multiples langues et dialectes, où on trouve des écoles de la République pleines d’enfants scolarisés issus des mêmes familles dont la mission première serait d’être des richesses de la France.

Les Duquesnois ont fui depuis longtemps ces villes. Cette bourgeoisie travailleuse, sérieuse, souvent attachée à des valeurs toutes simples comme le travail, le respect de l’autre, du différent, souvent catholique, et prenant soin de préserver une qualité de vie à la fois spirituelle, éducative et matérielle. Ces familles paraissent aujourd’hui surannées, obsolètes, dépassées comme ils disent, quand elles ne sont pas l’objet de critiques vipérines, injurieuses de certains animateurs de la « vérité gauchiste » qui sévissent à la maison de Radio-Pravda-France.

Qui n’a pas ri à ce film « La vie est un long fleuve tranquille » ? Qui, désormais, ne rit pas jaune, depuis ?

Les Groseilles les ont suivis à cause des odeurs et du nombre, comme le disait autrefois, dans ses instants de lucidité, avant qu’il ne cède lui aussi, à la tentation de la trahison, un certain Jacques Chirac.

Mantes-La-Jolie n’est plus très jolie, à moins d’aimer les arts primitifs, les façades taguées, les barres d’immeubles, sa faune à  la réputation sulfureuse et à la violence inhérente aux cités qui composent les banlieues parisiennes. Il y a les mêmes vers Lyon, Toulouse, Bordeaux, Lille, etc.

Qui se souvient de cette Mantes-La-Jolie qui suscitait la convoitise anglaise durant la guerre de Cent Ans ? De son développement économique grâce à la présence de la collégiale Notre-Dame. Du fait qu’elle fût une ville fortifiée pour résister aux assauts de l’ennemi héréditaire anglais, la perfide Albion ? Du camp d’Henri IV pour préparer sa prise de Paris, etc.?

Mantes-La-Jolie, c’est désormais des djeunes forcément innocents persécutés par la police.

Mantes-La-Jolie, c’est aussi son environnement où s’entassent des venus d’ailleurs, financés par la générosité obligatoire qu’un État fait payer cher aux contribuables.

C’est la ligne du RER Eole qui va permettre, d’ici peu, à cette jeunesse diverse et diversifiée, d’aller faire ses course aimables et sympathiques dans le centre commercial des Quatre Temps de la Défense dans les Hauts-de-Seine, et de participer à l’animation festive et ludique, mettre le feu à Courbevoie, Suresnes, Levallois-Perret, Puteaux, Neuilly-sur-Seine, et faire des rencontres amicales avec les djeunes de Nanterre. C’est beau, le progrès !

Bref, cette tantine venue de Mantes-La-Jolie, du Val Fourré, pense que c’est le diable qui l’habite. Les autorités se veulent rassurantes et nous indiquent qu’« elle faisait déjà l’objet d’un suivi psychologique mais n’était pas connue des services de police ». 

Jamais une seule indication sur les origines bretonnes, basques et autres dans cet article. Du grand art dans l’abstraction informative. Ce qui prouve la maîtrise totale des journalistes Julien Constant et Mehdi Gherdane du Parisien dans l’art de l’évidement, celui du politiquement correct qui n’indique pas si la tante était une Duquesnoy, une Groseille ou une représentante de la diversité.

Chapeau les censeurs, bravo aux surveillants du politiquement correct. Bientôt, le nom des villes chaudes seront effacées des salles de rédaction par un algorithme car trop connues par le petit peuple, à force de répétitions. Elles seront supprimées des articles, puis ensuite les départements comme le 78, le 93, puis enfin le nom des régions comme celle de l’Île-de-France, etc.

Bienvenue dans le meilleur des mondes d’Orange Mécanique.

Gérard Brazon