L'imposture de l'école stalinienne et du mythe de l'égalité pour tous


Didier Desrimais : « Vallaud-Belkacem déplore que le gouvernement abandonne « ses » EMC. Malgré son mauvais bilan, l’ancienne ministre de François Hollande est d’une rare prétention en matière d’éducation et continue de donner des leçons. Elle regrette l’abandon de ses préconisations pour l’enseignement moral et civique de nos enfants. Hannah Arendt, La crise de l’éducation : « Il faut comprendre que le rôle de l’école est d’apprendre aux enfants ce qu’est le monde, et non pas leur inculquer l’art de vivre. […] L’éducation sans enseignement est vide et dégénère aisément en une rhétorique émotionnelle et morale. […] Le fait significatif est que pour ne pas aller à l’encontre de certaines théories on a mis à l’écart toutes les règles du bon sens. »
« L’EMC (enseignement moral et civique) prônait des pédagogies inédites permettant d’aborder des questions épineuses liées aux faits religieux, au racisme, à l’antisémitisme, à l’homophobie, au handicap et de partager des valeurs telles que la tolérance, la fraternité, la liberté, etc. », écrit la chercheuse Keren Desmery.
« Nos élèves ont de plus en plus de mal à lire et à écrire, mais dès 6 ans, un travail concret quant à l’acquisition du vocabulaire, du lexique et de l’argumentation était proposé. Il ne s’agit que du vocabulaire et du lexique des valeurs et de la réflexion critique qui permettront de valider des jugements moraux. Donc du vocabulaire et du lexique nécessaires à la seule compréhension des catastrophiques ABCD de l’égalité, ou des associations militantes sont invitées à donner des cours de citoyenneté féministe, antiraciste ou LGBT dans les écoles, au lieu des cours de français, d’histoire, de langues ou de mathématiques. Ben voyons !
Dans son dernier livre, René Chiche décrit la catastrophe d’une école mise sens dessus dessous où certains de professeurs des écoles s’improvisent professeurs de philosophie pour conduire dès la maternelle des « discussions à visée philosophique » (et politique). Plus tard, les élèves, peu armés en lectures de livres mais audacieusement suréquipés pour le Bien et la Tolérance, se voient imposer les EMC, les préjugés et les stéréotypes, le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie, l’homophobie, le harcèlement, l’égalité, la solidarité individuelle et collective, le respect des autres et leur diversité, les atteintes à la personne d’autrui.
« De plus en plus de professeurs de français ou d’anglais font travailler leurs élèves en analysant des tracts militants plutôt que des livres anciens : la paresse se pare de toutes les vertus. Il tombe sous le sens qu’un enfant de 6 ans n’est pas apte, intellectuellement, à disserter sur les valeurs ou à avoir une discussion à visée philosophique alors que c’est l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, puis l’approche sérieuse et la découverte des livres éminents, puis la transmission sérieuse de notre Histoire de France commune, qui conduisent naturellement les enfants devenus adolescents puis adultes sur la voie de la réflexion critique, capables de porter des jugements et de les argumenter, de se tenir à distance des seules émotions médiatiques ou des réactions moutonnières. Malgré cela, Vallaud-Belkacem veut donner des leçons. »
Ce sont des motifs politiques qui inspirent l’imposture de l’égalité pour tous à l’école et les mensonges de l’école stalinienne diffusés par les sociologues communistes soi-disant scientifiques. Ils ont fourni, à cette imposture de l’égalité pour tous, les slogans partisans répandus dans les esprits faibles des milieux libéraux.
C’est le triomphe du mensonge et de son corollaire politique. L’école stalinienne repousse la diversité des talents et nie l’existence des différences naturelles entre les élèves. L’école stalinienne flétrit en termes bouffons la culture bourgeoise au profit de l’hégémonie de la médiocrité et des mensonges de l’égalité pour tous. L’école stalinienne fut un succès du pouvoir communiste et du charlatanisme, de la force délirante de la médiocrité pour tous, plus que du talent à l’école. Ce succès du mensonge de l’école stalinienne a pu imposer par la contrainte à une immense population de parents le mythe de l’égalité pour tous à l’école afin de faire de vivre à leurs enfants les rêves des sociologues illuminés pour imposer une école communiste totalitaire.
Le résultat de ce mensonge intellectuel est attesté par les effets désastreux de l’école stalinienne sur l’éducation des enfants. Quoi de plus émouvant qu’une école communiste totalitaire pour ceux qui croient aux vertus rédemptrices du renoncement à l’enseignement et à l’éducation, par la misère de l’intelligence des sociologues communistes qui ont saccagé l’école stalinienne par tous les moyens faussement scientifiques de la propagande. C’est pour cette raison de l’égalité pour tous à l’école, imposée en démocratie libérale, que la supercherie des sociologues stalino-prolétariens dans les sciences humaines et sociales a pu recevoir, par la voie autoritaire, le statut de doctrine officielle, universelle et obligatoire, contre la vérité de l’éducation.
L’école stalinienne ne se prive pas d’employer la contrainte des méthodes hiérarchiques, dans le but d’imposer des décisions par une position universitaire élevée dans la bureaucratie de l’esprit. La persuasion de l’école stalinienne sur l’éducation est imposée par des idées fausses et des pseudo-démonstrations.
Ces théories sont trop vagues pour qu’on puisse les vérifier alors que les contrevérités cyniques sont en opposition avec l’expérience la plus aisément contrôlable. C’est ce qui rattache la sociologie à l’idéologie dans le débat politique. Il est de notoriété publique que l’alcoolisme, l’absentéisme, la corruption, l’insuffisance et la mauvaise qualité de l’école stalinienne soulignent l’écart entre le travail réel et le travail fictif responsable de l’état catastrophique de l’école stalinienne gérée de façon partisane sur la base d’une doctrine falsifiée.
Réduire cet écart entre la fiction et la réalité de l’école stalinienne, quand il est devenu si grand que le système même de l’école stalinienne est menacé de décomposition, tel est le but de la dénonciation de tous les manquements individuels et bureaucratiques de l’école stalinienne. Même dans la sincérité, il faut mentir sur l’essentiel dans la mesure où on ne s’en prend pas à la cause véritable et ultime de l’échec global de l’école stalinienne, à savoir le système même, et si on ne met pas fin au mensonge de l’égalité pour tous sur lequel est bâtie toute la propagande communiste. Tous les experts ont insisté sur l’idée que le mensonge, la passion partisane et la propagande communiste sont les composantes organiques du totalitarisme de l’école stalinienne et une protection sans laquelle le système de l’école stalinienne ne pourrait se maintenir.
Jean François Revel, La connaissance inutile : Des sociologues ont falsifié les résultats d’enquêtes pour démontrer que les élèves des classes terminales qui accédaient à l’enseignement universitaire venaient tous de la bourgeoisie haïe. La propagande communiste accréditait l’idée que l’éducation, loin de remplir la fonction égalisatrice, n’était qu’un instrument de passation du pouvoir au sein de la classe dominante.
« On s’abstenait de remonter à la génération des grands-parents, dans l’échantillon scolaire choisi, ce qui eût achevé de détruire une thèse déjà fragile sans discrète épuration des données au stade des parents. Surtout, l’enquêteur partisan de Bourdieu ne tenait pas compte des échecs des « éléments bourgeois » qui ne parvenaient pas à terminer leurs études secondaires et à suivre l’enseignement supérieur.
« Un tableau honnête et complet étalé sur deux ou trois générations aurait mis en évidence un double mouvement : un mouvement ascensionnel depuis les catégories les plus pauvres vers les diplômes donnant accès aux carrières moyennes ou supérieures, et un mouvement de chute des enfants nés dans des familles aisées vers des occupations médianes, ou médiocres, en tout cas moins bonnes que celles de leurs parents, faute des talents et des diplômes nécessaires pour faire mieux. Cette peinture exacte aurait révélé, dans l’ascension professionnelle liée aux études, l’action de deux facteurs : un facteur social indéniable, procurant aux enfants de milieux aisés et cultivés des conditions plus favorables qu’aux autres, et un facteur personnel, exprimant le don, l’intelligence, le goût d’apprendre. Le second facteur, au fil de l’évolution historique et au fur et à mesure de la démocratisation de l’enseignement, deviendrait peu à peu plus déterminant que le premier.
« C’est toute la question. Or la théorie de l’origine purement socio-économique du succès scolaire et universitaire s’accompagne d’un postulat qui consiste à nier toute inégalité des dons intellectuels entre les enfants et toute diversité de ces dons. Il n’y a pas, il ne doit pas y avoir de bons et de mauvais élèves, car il n’y a que des victimes ou des bénéficiaires des injustices sociales. On voit comment le mensonge, niant tout effet égalisateur d’une éducation démocratisée, conduit au mensonge, niant qu’il existe des dispositions plus ou moins prononcées pour le travail intellectuel. Il faut à tout prix masquer le fait que de nombreux enfants issus de milieux modestes réussissent dans leurs études et dans leur carrière mieux que nombre d’enfants issus des milieux aisés. Et pour y parvenir, on a imposé des réformes de l’enseignement conçues « pour empêcher les enfants les plus doués et les plus travailleurs de progresser plus vite que les autres« .
« Dans les sciences sociales partisanes socialo-communistes, le mensonge flagrant et la déformation idéologique autorisent une falsification palpable des chiffres, des données, des faits : Tout bon élève étant suspect de ne l’être que parce qu’il appartient aux classes privilégiées, et le bon élève qui n’y appartient pas ayant le tort d’infirmer la théorie« , la dictature socialo-communiste exige que tous les élèves deviennent mauvais, afin que tous puissent repartir ensemble vers un avenir socialiste de chômage égalitaire et radieux.
Et la France inventa le mensonge de l’égalité pour tous auquel elle ajouta une autre fantaisie pseudo-scientifique en imposant les ABCD de l’égalité de Vallaud-Belkacem dénués de tout support sérieux.
L’ABCD de l’égalité est le programme politique de Vallaud-Belkacem, ministre de Hollande et des Droits des femmes, qui voulait imposer la propagande du Gender et lutter contre le sexisme et les stéréotypes de genre dès l’école maternelle. Ce programme imposé aux classes maternelles et élémentaires a déclenché la polémique et les critiques des études de genre en dénonçant leur application dans l’enseignement contre les parents d’élèves et certains des acteurs non politisés de la communauté éducative. (adapté de Wikipédia).
Thierry Michaud-Nérard

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13 Commentaires

  1. Éducation et instruction, souvent confondues, ne sont pas la même chose. « L’éducation nationale », autrefois « Instruction publique », n’instruit plus les enfants qui ressortent ignares et abrutis de 12 ans d’école. Par contre, elle les éduque fort bien pour être de bons citoyens dociles du système, sans culture ni capacités de réflexion, de parfaits moutons prêts pour l’abatoir.

  2. Ce n’est qu’en mathématiques que l’on admet le raisonnement par l’absurde, hélas.
    Loin d’une guerre une société organisée n’a besoin que d’une proportion de profs de fac assez faible, d’ingénieurs, de médecins, moins faible mais assez stable. C’est une réalité. Une société cohérente n’est pas un serpent qui se mort la queue. Pourquoi voudriez-vous que tout citoyen venant de n’importe quel milieu puisse être prof de fac, radiologue, président de la république, etc puisque toutes ces professions sont contingentées? Pourquoi dépenser des fortunes égalitaristes pour faire croire que c’est possible? Le milieu social se charge bien souvent, à plus ou moins brève échéance, de régulariser le processus.

  3. L’ ideologie de base de toutes les destructions des nations reste le marxisme même si les formatés prétendent differencier les intentions des résultats et distinguer entre rose et rouge puis maintenant entre vert écolo et vert islam

  4. D’abord l’égalité pour tous, c’est un pléonasme. Qu’est-ce qu’une égalité qui ne serait pas pour tous ?

  5. Pourquoi  » stalinienne »?
    COMMUNISTE tout simplement.
    Incroyable ce tabou français qui consiste à épargner l’idéologie communiste, par exemple en faisant croire que les atrocités communistes n’ont commencé en URSS qu’avec Staline.

      • Pas vraiment ! J’ai étudié le marxisme. D’accord on peut arriver à lui faire dire un peu ce qu’on veut mais quand même… Diviniser un homme, certes le plus beau du monde ; voir dans la grève une arme des trusts ou (après avoir été pronazi sans l’être tout en l’étant) déclarer que pas un « boche » ne doit sortir vivant de Paris… Faudrait peut être pas exagérer!!!

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