L’incroyable danger du Coronavirus et du Macronus

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

UNE CROISSANCE EXPONENTIELLE

La croissance de l’épidémie est exponentielle. Vous savez ce que signifie exponentiel : dans le cas qui nous intéresse, le taux de reproductibilité est de 2 % à 2,3 %. Pour la fourchette basse, à seulement 2 % , 1 contaminé en contamine 2, qui en contaminent 4, qui en contaminent 8, etc. ce sont les puissances de 2. Donc au 20e contaminé, on en arrive à plus de 2 millions de contaminés.
Or n’oublions pas que nous partons aujourd’hui non de 1 mais de 2 284 personnes contaminées (chiffres d’hier soir). Attendu qu’avant d’être détectées elles ont dû contaminer en moyenne 2 à 2,3 personnes chacune, je vous laisse faire le calcul. Et c’est bien cela qui inquiète. Aussi les cas se multiplient à une vitesse accélérée sur l’ensemble du territoire.

On nous a annoncé pour la seule France 500 cas de plus en 24 heures, du moins mercredi soir. Aujourd’hui, les chiffres sont introuvables. Si l’on tient compte du nombre de personnes contaminées hier soir (enfin ce qu’on nous raconte car il y en a peut-être plus) et du taux de contamination de 2 284 personnes, il devrait y avoir ce soir au moins 5 253 contaminés ce soir, non ?
Et ne croyez pas que seules les personnes âgées soient touchées, ce dont rêvent à n’en pas douter les caisses de retraite, car aujourd’hui ces personnes ne représentent qu’un tiers des contaminés. Eh oui ! Deux tiers des contaminés ne sont pas des vieux !
Le 11 mars, la pandémie a été déclarée officiellement par l’OMS.

UNE PANDÉMIE À L’ÉCHELLE MONDIALE

Le 31 janvier, la revue britannique The Lancet, l’une des références en matière médicale, a publié une étude fondée sur un modèle mathématique d’après lequel 75 815 individus auraient été infectés à Wuhan – la principale province chinoise touchée par l’épidémie – au 25 janvier 2020. Officiellement, ce jour-là, le nombre de personnes diagnostiquées était de… 685. Soit un rapport de plus de 1 à 100 : « on est probablement très au-delà du nombre de cas officiellement déclarés. Le plus probable n’est pas que la Chine essaie de cacher les vrais chiffres, mais plutôt qu’ils n’arrivent pas à suivre la progression de l’épidémie et à mettre à jour leurs diagnostics face à l’augmentation réelle du nombre de cas », analyse le professeur Alain Fontanet.

Le monde entier est touché, mais à des degrés divers. Pour l’instant les pays de l’Europe du Nord paraissent moins atteints. Mais peut-être n’est-ce que le début chez eux, l’avenir le dira.
En tout cas, la grosse Berta a fermé ses frontières avec son amie la France de Macron (le bougre ne doit pas comprendre qu’une si grande complicité puisse s’arrêter si brutalement). Mais puisque d’un autre côté elle les laisse ouvertes aux envahisseurs, son pays souffrira autant que les autres.
En Espagne où on a découvert un ministre contaminé, on est en train de tester tout le gouvernement. Et le peuple ? Bernique. Alors que l’infection explose.
Et quoi qu’on en dise, les cas en Chine ont été multipliés par 13 cette semaine.

L’Irlande a fermé ses écoles et institutions culturelles aujourd’hui vendredi. Nettement insuffisant.
Nicola Sturgeon, chef du gouvernement écossais, a déclaré : « Nous examinons actuellement les pires scénarios scientifiques possibles. Nous avons entendu d’autres chiffres, ces derniers jours, selon lesquels jusqu’à 80 % de la population pourrait être infectée, même légèrement. Ce genre de chiffre de mortalité représente donc le pire des scénarios. Mais ce ne sont pas des prévisions, ajoutant que les villes britanniques devraient se préparer à avoir un nombre de contaminé à 6 chiffres ».

L’Iran déjante complètement. 23 députés ont attrapé le virus. Mais il est vrai qu’un gouvernement d’ayatollahs n’est peut-être pas le plus indiqué pour faire face à une telle situation. Mais comme il ne faut sans doute pas trop en vouloir à Dieu, on dissimule les cas de décès. Pourtant des informations filtrent grâce à des journalistes assez courageux pour informer leurs concitoyens et le monde. Je citerai en particulier Ershad Alijani, qui s’exprime sur Twitter (@ErshadAlijani). Cela vaut le coup d’aller y faire un tour. Si le gouvernement a annoncé officiellement 354 personnes décédées pour 9 000 contaminés, les personnels de santé et les responsables des provinces mettent en cause ces chiffres, grâce aux réseaux sociaux. À leurs risques et périls.

L’auteur d’une vidéo montrant ces corps avec la mention « Je suis au cimetière de Qom. Aujourd’hui, c’est le 2 mars. Tous ces gens sont morts du coronavirus. Leurs corps attendent d’être lavés avant d’être enterrés. Il y en a beaucoup. » « Les corps dans cette pièce sont là depuis cinq ou six jours, mais ils n’ont pas encore été enterrés. La situation est horrible ». Il a été arrêté le 5 mars, selon les autorités iraniennes.

https://youtu.be/MHE5QZINpCc

Autres responsables mettant en cause les chiffres annoncés par le gouvernement iranien : Aliakbar Motezaei, le gouverneur du district de Kachan, dans la province d’Ispahan, Farhad Zahed, le vice-président du conseil municipal de Rasht, un médecin a déclaré à France24 : « Les médecins ne peuvent pas écrire Covid-19 dans leurs comptes rendus, même s’ils sont sûrs que c’est la cause du décès ».

source http://www.wikistrike.com/2020/03/en-iran-les-autorites-dissimulent-de-nombreux-deces-lies-au-covid-19.html

Et sur YouTube on voit comment les gens sont mis dans des sacs.

Quant à Trump, qui a suspendu les voyages Europe/USA, il peut bien ouvrir sa grande gueule, accuser l’Europe de ne rien avoir fait pour éviter la propagation du virus, et prendre des mesures financières pour les entreprises, il n’en laisse pas moins crever les gens. Car les mesures sanitaires coûtent trop cher, personne aux USA ne veut les endosser, et il a été décidé qu’on laisserait crever les individus atteints. Sauf bien évidemment ceux qui ont assez d’argent pour se payer des soins hors de prix. Car lui non plus n’a pris aucune mesure à temps.

Mais ceci n’est pas une liste exhaustive comme vous l’avez compris.
Aujourd’hui le taux moyens de létalité est de 3,7 % mais il varie d’un pays à l’autre : s’il est de 6,7 % en Italie et 6,9 % en Chine, il baisse à 0,1 % en Allemagne… pour l’instant.
Globalement le virus devrait tuer entre 3 et 5 % de la planète soit entre 210 et 350 millions de personnes.

LA MISE EN GARDE BOULEVERSANTE DES MÉDECINS ITALIENS

L’Italie, qui a commencé à être infectée avant nous, aurait dû alerter nos dirigeants français bien plus tôt. Elle comptabilisait il y a quelques jours plus de 12 000 infectés et 827 morts, tous les magasins sont fermés sauf les alimentations, un cortège de 50 personnes accompagnant un homme au cimetière s’est vu intégralement frappé d’amendes. Cruel mais compréhensible dans un pays dans lequel manquent plus de 1 000 respirateurs, où les hôpitaux sont saturés, où on voit maintenant affluer des malades d’une quarantaine d’années, où médecins et infirmières sont dans un état effroyable d’épuisement et où on a dû faire appel à 20 000 médecins retraités. Prendrait-on de telles mesures si la situation n’était pas d’une extrême gravité ?

Le 7 mars dernier, les médecins italiens ont adressé dans le quotidien « Corriere della Sera » un appel bouleversant aux autres États européens, les suppliant de prendre les mesures nécessaires. Le Dr Macchini a déclaré « La guerre a littéralement explosé et les combats sont ininterrompus, de jour comme de nuit [la situation] est une  catastrophe épidémiologique, […] un « tsunami. [Arrêtons de dire que c’est une mauvaise grippe, les pauvres malheureux qui se présentent aux urgences ont tout sauf les complications d’une grippe ».

Face à la vingtaine d’admissions de longue durée par jour dans les hôpitaux, le médecin ajoute : « Aujourd’hui, il y a un besoin criant de lits : l’une après l’autre, les salles qui avaient été vidées (des autres patients) se remplissent à un rythme impressionnant. Les tableaux avec les noms des patients, de couleurs différentes selon le bloc opératoire auquel ils appartiennent, sont maintenant tous rouges et au lieu de lire la procédure chirurgicale à venir ou passée, il y a le diagnostic, toujours le même : une pneumonie interstitielle bilatérale. […] Certains doivent déjà être intubés et placés en soins intensifs ; d’autres arrivent trop tard ».

Aussi incite-t-il les gens à rester chez eux autant que possible : « De grâce, écoutez-nous, essayez de sortir de chez vous uniquement pour les choses indispensables. N’allez pas vous approvisionner en masse dans les supermarchés : c’est la pire des choses, car de cette façon vous vous concentreriez tous au même endroit, et le risque de contact avec des personnes infectées qui ne savent pas qu’elles le sont est plus élevé encore ».

Un autre médecin, le Dr Salaroli, a précisé dans le même journal un autre aspect gravissime de la situation : devant l’afflux de malades et les capacités restreintes des hopitaux, les médecins doivent maintenant choisir qui ils vont sauver et qui sera condamné à mourir faute de soins et de respirateurs. Comme en temps de guerre, a-t-il ajouté.

Relayant les médecins italiens, Matteo Renzi a déclaré à l’égard des autres États occidentaux : « je crois que dans les prochains jours, ce qui s’est passé en Italie deviendra la règle en Europe. Il ne faut pas faire comme nous, ne perdez pas de temps ».

On ne s’étonnera pas que tant la France que l’Allemagne refusent d’aider leurs voisins italiens qui ont lutté autant qu’ils ont pu contre l’immigration sauvage, et que ce soit la Chine qui s’apprête à envoyer 1 million de masques en Italie et 1 000 respirateurs automatiques. Insuffisants pourtant.

ET EN FRANCE ?

Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est exactement la même situation qui nous attend en France. Le pic de l’épidémie est attendu dans les 10 prochains jours pour certains, ce qui n’est pas l’avis du Pr Perronne, de l’hôpital de Garches, interviewé hier soir sur CNews. « On ne sait pas quand on sera au sommet de la cloche, quelques semaines ou quelques mois », a-t-il déclaré. Ajoutant que beaucoup de soignants sont déjà touchés et que nous sommes sur la même voie que l’Italie. On devrait avoir 10 000 contaminés dans les 10 jours. Et peut-être plus de 1 000 morts soit 10 % !!! Cela est dû à la politique catastrophique dénoncée depuis des décennies : les hôpitaux ont de moins en moins de chambres et de personnels, on ne remplace pas ceux qui partent à la retraite, 700 infirmières manquent à Paris, et on demande aux personnels hospitaliers de gérer une énorme crise. On manque de tout, en particulier de ventilateurs, comme les Italiens. Or les médecins ne peuvent pas se démultiplier indéfiniment. Pire, la contamination peut toucher 80 % de la population et le virus ne cesse de muter alors que le chiffre des malades double tous les jours.

Que faire alors si l’on a une quinte de toux et de la fièvre ? Où s’adresser alors qu’on recommande de ne plus appeler le 15 qui est saturé et de ne pas se rendre à l’hôpital ? Or, dans les provinces et surtout dans les campagnes, on manque de médecins. Ceux qui partent à la retraite ne trouvent pas de successeurs, et les médecins restants ne prennent plus de nouveaux patients. La faute à des gouvernements qui ont instauré des quotas !

D’autant que le professeur Caumes, de la Pitié Salpêtrière, évoque le cas des supercontaminateurs, ces personnes qui, malgré elles, peuvent contaminer jusqu’à des dizaines de personnes à elles seules, nul ne sait pourquoi. « je ne suis pas sûr que les autorités aient pris la mesure du problème », a-t-il dit.

Or les mesures évidentes qui auraient dû être prises en France dès le début de la crise se mettent en place avec une incroyable lenteur. Il y a belle lurette que des mesures auraient dû être prises. Dès le début de la crise, pour 3 semaines, et tout serait peut-être rentré dans l’ordre avec un peu de sécurité supplémentaire. Avant-hier nous rapportions les inquiétudes des médecins exprimées dans le Quotidien du Médecin. Ils ne sont pas les seuls. Le Pr Caumes a mis en cause l’inaction du gouvernement devant un virus sans doute bien plus dangereux que ce que l’on nous a dit dans les médias mainstream.

MACRON PARLE

Hier soir Macron a parlé. AAAHHH !!! Ooohhh !
Après des salutations aux personnels médicaux et au courage des Français (sic), et après avoir ENFIN annoncé la fermeture des écoles, lycées et universités, (pas des musées, car l’argent avant les gens), il a incité à avoir confiance en la science. C’est vrai que la confiance, ça protège un maximum ! Jai confiance dans la science = je ne risque plus rien ma bonne dame. Il a affirmé qu’on augmentait les capacités d’accueil. Ah bon ? Les médecins sur CNews ne semblaient pas du tout de cet avis. Quant aux conseils, on n’avait pas besoin de lui : lavage de mains et confinement nous sont demandés par les médecins sur les réseaux depuis un moment déjà. Par contre il tentait de rassurer les chômeurs partiels sur des indemnités, ainsi que les entreprises qui pourraient repousser leurs impôts d’un mois. Promesses, comme le reste. Comme le fait de ne pas toucher aux retraites. Mensonges réitérés en lesquels plus personne ne croit. Mais PENDANT CE TEMPS ON NE PARLE PAS DU DÉSASTREUX 49.3.

Bref, j’avais plus l’impression que le gamin profitait de la situation pour faire une campagne électorale. Alors que Douste-Blazy sur CNews pensait que dans le cas d’un scénario à l’italienne – qui semble se confirmer – les municipales sont dangereuses et se posait des questions sur le fait de les maintenir, Macron déclarait qu’elles auraient bien lieu.
Il poursuivait ensuite en appelant à « l’Union sacrée » (quel culot, lui qui se fout de l’histoire de la France comme il n’a cessé de le démontrer), insistant sur une France unie parlant de la même voix. Donc avec la pensée unique qu’on ne cesse de nous asséner. Une façon de profiter de la crise pour terrasser l’opposition.

Louise Guersan

image_pdfimage_print