L’indicateur de police de L’Obs Julien Martin peut-il garder sa carte de presse ?

Publié le 9 juillet 2015 - par - 3 313 vues
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Nous avons mené une enquête serrée, depuis que nous avons appris que le prétendu journaliste du Nouvel Obs, service politique, Julien Martin, avait osé demander à un commissaire de police d’arrêter Pierre Cassen, rien de moins.

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Certes, on sait que certains journalistes réputés ont osé faire une fausse interview de Fidel Castro (Poivre d’Arvor), bidonné de faux reportages prétendant qu’ils avaient infiltré un maquis islamiste (Sifaoui), inventé des agressions bidons de six paires de rangers fascistes (Fourest) et ont pris, pour un certain nombre d’entre eux, quelques libertés avec la déontologie de journaliste, notamment quand ils interviewent Marine Le Pen.

Mais nous n’avons pas trouvé trace d’une demande d’un professionnel de l’information, muni d’une carte de presse, se prévalant de la profession de journaliste pour exiger d’un membre des forces de l’ordre l’arrestation de l’organisateur d’une manifestation. Le vaillant Julien Martin (qui paraît cultiver une ressemblance physique avec Léon Trotski jeune) a donc réussi une première, dans une profession qui s’était pourtant déjà bien distinguée quant à la partialité du traitement de l’information.

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Sauf que, s’il y a vraiment une commission de la carte rigoureuse dans ce métier, ce camarade journaleux a commis ni plus ni moins qu’une entorse grave à l’éthique professionnelle des journalistes, mise à jour en 2011 et rappelée ci-dessous par le principal syndicat professionnel, le SNJ.

Les deux passages en rouge, ci-dessous, sont accablants, et constituent une violation délibérée de cette charte.

http://www.snj.fr/content/charte-d%E2%80%99%C3%A9thique-professionnelle-des-journalistes

C’est dans ces conditions qu’un journaliste digne de ce nom :

• Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles, mêmes anonymes ;

• Respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence ;

• Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;

• Exerce la plus grande vigilance avant de diffuser des informations d’où qu’elles viennent ;

• Dispose d’un droit de suite, qui est aussi un devoir, sur les informations qu’il diffuse et fait en sorte de rectifier rapidement toute information diffusée qui se révèlerait inexacte ;

• N’accepte en matière de déontologie et d’honneur professionnel que la juridiction de ses pairs ; répond devant la justice des délits prévus par la loi ;

• Défend la liberté d’expression, d’opinion, de l’information, du commentaire et de la critique ;

• Proscrit tout moyen déloyal et vénal pour obtenir une information. Dans le cas où sa sécurité, celle de ses sources ou la gravité des faits l’obligent à taire sa qualité de journaliste, il prévient sa hiérarchie et en donne dès que possible explication au public ;

• Ne touche pas d’argent dans un service public, une institution ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;

• N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;

• Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication ;

• Cite les confrères dont il utilise le travail, ne commet aucun plagiat ;

• Ne sollicite pas la place d’un confrère en offrant de travailler à des conditions inférieures ;

• Garde le secret professionnel et protège les sources de ses informations ;

• Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge.

Or, non seulement ce commissaire politique en herbe n’a pas respecté la liberté d’opinion et d’expression de Pierre Cassen et des organisateurs (première faute), mais il a confondu son rôle avec celui d’un policier, allant jusqu’à se conduire en supplétif des forces de l’ordre, leur intimant presque l’ordre d’arrêter le fondateur de Riposte Laïque (deuxième très grosse faute).

Il fut un temps où une association, qui s’appelait Reporters Sans Frontières, défendait les journalistes qui étaient emprisonnés par des régimes totalitaires. Depuis, le président historique de l’association ayant pris d’autres orientations politiques se voit fréquemment lynché, de manière très partisane, par ceux dont il a défendu la liberté d’opinion toute sa vie. A présent, un journaliste d’un grand hebdomadaire de la presse française franchit une étape, et demande à un policier d’arrêter un manifestant !

A quand le retrait de la carte de presse de cet indicateur de police déguisé en journaliste politique du Nouvel Obs ?

Lucette Jeanpierre

Lire également sur Boulevard Voltaire l’article de Pierre Cassen :

http://www.bvoltaire.fr/pierrecassen/journaliste-de-lobs-demande-larrestation-de-pierre-cassen-journaliste-indicateur-de-police,186136

 

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