L'infantilisme idéologique des intellectuels islamophiles

Qu’elles soient voulues ou non, les cécités intellectuelles sont une des constantes de l’Histoire, et comme l’Histoire se fait tous les jours, les cécités intellectuelles prospèrent quotidiennement. Voilà pourquoi, en politique, prévenir ne sert à rien ! Dans cette perspective, Riposte Laïque est un «journal inutile», puisqu’il ne laisse pas de mettre en garde contre les dangers de l’islam. Car, en ce domaine, il y a danger, n’en déplaise à tous ceux qui ne veulent point l’admettre.

Pourtant, ces derniers connaissent la nature de l’islam : ils savent que l’islam est incompatible avec les valeurs de la République ; ils n’ignorent pas le sort que les régimes islamiques réservent aux femmes, aux juifs, aux chrétiens, aux apostats, aux athées, aux homosexuels ; ils n’ignorent même pas qu’il en va déjà ainsi dans nos quartiers à forte concentration musulmane ; ils sont au courant des visées éminemment hégémoniques des prêches islamistes en France et en Europe, et, par suite, des progrès de l’islam radical dans le monde occidental ; bref, ils ne sont dupes de rien, excepté de leur «esprit d’ouverture» – qu’ils entendent maintenir coûte que coûte face à l’autre, car, à leurs yeux, l’autre est toujours respectable, ne serait-ce que parce qu’il est l’autre. Tel est le secret de leur islamophilie !

Cet infantilisme idéologique finira néanmoins lorsque les inconditionnels de la «différence» seront réveillés par les appels du muezzin : la désinformation médiatique cessera aussitôt ; le multiculturalisme aussi. Mais c’est que nous serons sous domination musulmane !

Alors, ces mêmes inconditionnels basculeront instinctivement dans le camp de la France «d’avant», parce qu’ils se sentiront réellement français… par «différence» !

Alors disparaîtra la diabolisation de Riposte Laïque et de tous les islamolucides, puisque disparaîtra le politiquement correct !

Alors la lutte pour les valeurs occidentales ne sera plus perçue comme un ethnocentrisme à connotation raciste mais comme la défense légitime d’une culture qui refuse de céder sur le progrès scientifique et technique, les Droits de l’Homme et la démocratie.

Alors la politique transcendera l’esprit de chapelle, et la liberté d’expression recouvrera ses droits, c’est-à-dire tous ses droits.

Car, comme l’a compris l’humoriste et pamphlétaire anglais Pat Condell, il ne saurait y avoir de liberté d’expression qu’«entière et inconditionnelle». Et c’est parce que, sur ce thème qu’est l’islam, «nous en avons été privés au cours des trente dernières années que des cultures incompatibles avec nos valeurs ont pu prendre racine et se développer dans nos pays». C’est donc «en reprenant possession de notre droit de citoyens à aborder tous les sujets, à les mettre sur la place publique, là où ils auraient toujours dû être, et à engager enfin un débat sans tabous, que nous pourrons reprendre les rênes de notre destin et empêcher nos sociétés de basculer dans un processus irréversible de libanisation».

Pat Condell a raison. Mais c’est bien ce qui m’inquiète, car, en l’occurrence, il suffit d’avoir raison pour n’être pas écouté.

Maurice Vidal

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