L’irresponsabilité pénale des mineurs : l’autorité a disparu en France

Publié le 23 juin 2019 - par - 22 commentaires - 878 vues
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Goldnadel, Valeurs actuelles : « De l’irresponsabilité pénale des mineurs à l’irresponsabilité politique de Belloubet. La garde des Sceaux a eu l’idée de vouloir déresponsabiliser pénalement les mineurs de 10 à 13 ans ! Un signal de l’angélisme (exterminateur) le plus total, dénonce Gilles-William Goldnadel. Parmi tous les fléaux que le monde dit moderne nous aura apportés, la violence, et même l’ensauvagement des jeunes est l’un des plus redoutables. Les causes en sont multiples. Physique d’abord : les jeunes sont plus grands, plus lourds et plus forts que leurs aînés au même âge. Psychologique aussi : l’autorité du père, du maître ont largement disparu. Sociétale enfin et surtout : l’intrusion de l’hystérie (du web) pour diffuser des messages violents y compris dans le domaine de la sexualité la plus dépravée. Sans parler de cette immigration massive assortie d’une intégration ratée dont il faut bien parler. Voilà pourquoi certains jeunes aujourd’hui sont armés, pratiquent des tournantes dans les caves et sont parfaitement asociaux et incontrôlables… Et c’est dans ce contexte effrayant que Belloubet aura eu l’idée de déresponsabiliser pénalement les mineurs de 10 à 13 ans !

« On voudrait croire à une sinistre plaisanterie, mais à peine s’était-elle exprimée avec un manque de clarté qui n’appartient qu’à elle qu’aussitôt, le Syndicat de la magistrature lui emboîtait le pas. On ne lui en tiendra pas rigueur car les juges du Mur la proscrivent, sauf lorsqu’il s’agit de punir leurs cons d’adversaires.

« Le « mur des cons » du Syndicat de la magistrature. Dans le cadre légal, aucun enfermement carcéral n’est possible pour cette catégorie de mineurs. Mais il est possible d’ordonner le placement en internat ou en maison d’éducation. Il est loisible au juge d’interdire aux mineurs de fréquenter certaines personnes ou certains quartiers. Lorsque toute poursuite sera devenue impossible, aucune contrainte ne sera effective.

« Sans parler de l’utilisation par les plus grands de jeunes impunissables. Et à l’instar du Syndicat de la magistrature, la gauche applaudit : « C’est une clarification de ce qui se fait déjà par les juges pour enfants », Cécile Untermaier, députée PS, auteur d’un rapport parlementaire sur la justice des mineurs où elle avait observé « qu’il existe une tendance à l’aggravation des infractions commises et au rajeunissement de leurs auteurs. Des bandes organisées n’hésitent pas à utiliser des mineurs de moins de 13 ans, qui ne peuvent pas être mis en garde à vue, pour des infractions d’atteintes aux biens et du trafic des stupéfiants » (le Figaro).

« On oublie de préciser qu’il est difficile d’établir avec une certitude juridique totale l’âge d’un mineur sans-papiers de 15 ans qui affirme qu’il en a moins de 13… Les magistrats utilisent le néologisme de « mijeur » pour évoquer un jeune délinquant dont on ignore précisément l’âge et les possibilités de le poursuivre.

« Elle aurait voulu donner le signal de l’angélisme le plus total, que Belloubet ne s’y serait pas prise autrement. Mais qui fait l’ange fait la bête. Ce n’est pas Belloubet, place Vendôme, qui paiera la facture de son irresponsabilité abyssale (face à la violence, et l’ensauvagement des jeunes les plus redoutables), mais des enfants dans des quartiers moins bien famés. » (Gilles-William Goldnadel pour Valeurs actuelles).

Denis Cosnard et Nicolas Chapuis, Le Monde : « La Mairie de Paris accuse l’État de laisser exploser la délinquance à Paris. Il y a « urgence » à stopper la montée « ahurissante » des crimes et délits ! (les élus).

Les faits divers se multiplient et la grogne monte, des victimes, des Parisiens et des élus. Colombe Brossel, l’adjointe d’Hidalgo chargée de la sécurité : « Tous les indicateurs sont au rouge, c’est ahurissant ! » « Un sentiment d’impunité » : Les vols à la tire de janvier à la fin mai sont plus nombreux (+ 37 % en un an) surtout dans le métro. Ces chiffres signifient que les réseaux se reconstituent », ajoute l’adjointe socialiste.

« Explosion de la délinquance à Paris : Vols et violences bondissent dans la capitale. Hidalgo tire à boulets rouges sur les décisions du gouvernement en matière de sécurité. Pour la chef de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne : « Les chiffres sont assez mauvais, mais la situation est compliquée… C’est la forte dégradation de la physionomie de la voie publique et des transports avec le développement de trafics […] On constate, chiffres à l’appui, un effet important des vagues migratoires et de la présence des mineurs non accompagnés. Cela a aggravé les phénomènes de délinquance… Le problème de la délinquance ordinaire semble bien installé : les vols à la tire ont bondi de 37 % en un an, les vols de deux roues ont grimpé de 34 % et les vols avec violence de 7 % tandis que les cambriolages ont augmenté de 11 %.

« Au-delà des petits dealers de shit, on a un marché du gros et du demi-gros, des drogues plus dures, et les pickpockets sont devenus violents. La Mairie de Paris dénonce un choix politique du gouvernement : il fallait empêcher les scènes d’émeute urbaine, mais le maintien de l’ordre ne peut pas s’effectuer au détriment de la sécurité des habitants. Les collectifs et associations de police ont déjà constaté une dégradation : « En banlieue, les consignes sont de faire attention pour assurer une certaine paix sociale. […] Dans les banlieues, c’est tranquille et la raison est simple : on ne dérange pas le trafic depuis le début de la crise sociale. »

« Comme nous n’occupons plus le terrain, les délinquants ne veulent plus voir un seul flic, ils veulent la place libre et nette et ça donne des collègues caillassés et des cocktails Molotov sur les véhicules de police. Il ne faudra pas se plaindre que les trafics de stups et de voitures volées battent leur plein à l’avenir ! »

« Mais ça, il semble que le ministère de l’Intérieur et les syndicats de police s’en foutent. »

Valeurs Actuelles : « Montée de la violence à l’école ». (Kevin Bossuet) La situation est encore pire dans les quartiers sensibles. Dans les collèges : plus de 30 % d’enfants socialement défavorisés… Dans la montée des violences, c’est le refus de l’institution scolaire, sous couvert de « bienveillance idéologisée », à imposer des limites claires aux élèves qui est largement en cause. » Un rapport de Benjamin Moignard, un sociologue spécialiste du climat scolaire, et publié par Le Parisien, a révélé qu’en Île-de-France, ce sont chaque jour 2 536 collégiens qui sont renvoyés de leur établissement en raison d’un écart de conduite, soit l’équivalent de l’ensemble des effectifs de huit collèges de 300 élèves. Ce chiffre qui n’est qu’une estimation met en avant à quel point nos établissements scolaires sont tous les jours gangrenés par les actes d’incivilité et d’indiscipline allant de la simple insulte à des agressions physiques à l’égard des élèves et des adultes.

« La semaine dernière, un élève du collège Elsa-Triolet à Saint-Denis a été interpellé et mis en garde à vue après avoir tiré avec un pistolet à billes en direction d’une enseignante. En mars, c’est le proviseur adjoint d’un établissement scolaire de Besançon qui a été violemment projeté, par un lycéen, du haut d’un escalier.

« À Toulouse, un enseignant d’une école maternelle s’est fait insulter et rouer de coups par un parent d’élève. Ces faits révèlent la violence qui s’est emparée depuis longtemps de l’école de la République… »

Marie Boëton, La Croix : « Les mineurs, des délinquants comme les autres ? » Le nombre de crimes et délits commis par les moins de 18 ans va crescendo. Le nombre de mineurs mis en cause était passé de 75 000 en 1970 à près de 215 000 en 2009. Autre constat : les actes commis par les plus jeunes sont de plus en plus graves. En 2009, 19 % des atteintes à l’intégrité physique, 25 % des violences sexuelles et 43 % des vols avec violence ont eu un mineur pour auteur. Répondant  à une pharmacienne victime de braquages à répétition par une bande de jeunes, Sarkozy disait : « Un braqueur de 17 ans, de 1,85 m, que l’on amène devant le tribunal pour enfants, ce n’est pas adapté. Un mineur d’aujourd’hui n’est pas un mineur de 1950 ! »

Philippe Bilger : « Par le passé, les jeunes se rendaient coupables de petits délits avant de devenir de réels criminels. Aujourd’hui, certains montrent, dès le départ, un débridement inouï de violence.

« Faire preuve d’une compréhension systématique, c’est mauvais pour l’efficacité de la justice ! »

« Rosenczveig, alors (psycho-)président du tribunal pour enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis) dénonçait la tendance visant à « juger l’acte plutôt que la personne » ou à sanctionner selon la gravité de l’acte, et moins en fonction du « degré de maturité » (irresponsable) du coupable. (Mais quand il s’agit d’un dangereux multirécidiviste, il ne faut plus juger la personne, mais juger seulement l’acte pris isolément !) Aussi, pour l’ancien garde des Sceaux Robert Badinter, socialiste bienveillant et laxiste : « Mieux vaudrait rapprocher la justice des jeunes majeurs de 20 ans de celle des mineurs de 18, ans avec priorité à l’éducatif ». (???)

Jalladeau, Bd Voltaire : « Réforme de la justice des mineurs : attention, danger ! Belloubet a déclaré au journal La Croix vouloir « ne plus poursuivre les délinquants de moins de 13 ans en instaurant, en deçà de cet âge, une présomption d’irresponsabilité ». Pour éviter le risque de la tentation réactionnaire, on refusera de constater que l’augmentation de la délinquance a fait suite à une impunité grandissante. À ma connaissance, on a reconnu la possibilité d’un discernement de l’enfant à partir de 7-8 ans, en France. L’enfant a le droit de porter plainte au commissariat ou de saisir la justice, sans autorisation parentale. Si on lui accorde ce droit, c’est qu’il n’est pas présumé sans discernement quand il porte plainte. Pour maintenir un équilibre entre droits et devoirs, ce droit est à relier au devoir de se soumettre au jugement de ses actes. On connaît le problème de migrants illégaux adultes qui se déclarent mineurs pour annihiler les procédures d’expulsion. Aussi, des délinquants étrangers pourraient exploiter l’impunité des enfants et fixer leur âge sous le seuil des 13 ans. »

Michel Segal, Causeur : « Comment on a organisé la fin de l’autorité à l’école ». Depuis l’après-68, l’autorité des professeurs a été sapée par des circulaires (absurdes) faisant de l’élève un contre-pouvoir légitime. Et la violence scolaire fut… Dans l’après-68, l’idée est que, à l’école, la prévention doit remplacer la répression. Le ministère de l’Éducation nationale supprime le poste de surveillant-général, dédié au maintien de l’ordre dans les établissements et habilité à punir. « La discipline reléguée au rang des pratiques obsolètes et anti-pédagogiques accompagnait la condamnation irrémédiable du surveillant général. » (Annie Tschirhart)

Le Conseiller principal d’éducation (CPE), qui le remplace, est investi des missions d’animation, d’écoute et de prévention. Celles-ci sont encadrées par une circulaire en 1972 dans laquelle est explicitement évoqué le « rôle d’animation » qu’ils joueront dans le cadre d’actions socioéducatives, puis elles sont précisées par une deuxième circulaire en 1982 qui entérinera les orientations de la décennie des années 70, en fixant l’objectif du bien-être de l’élève ou en détaillant « le foyer socio-éducatif et l’organisation des temps de loisirs, les activités récréatives ». Une troisième circulaire (socialiste) en 2015 ajoutera l’accompagnement des élèves « dans l’apprentissage de la citoyenneté » en « les informant de leurs droits » (avant de pouvoir voter en prison !) et de « la capacité à les exercer dans les espaces de vie scolaire ». Ceci pour les protéger des abus des professeurs. Moralité : Violences scolaires : plus personne n’est chargé de la police à l’école !

Au total, on a inventé : « Les déclarations des droits de l’élève-citoyen« , c’est-à-dire de l’enfant roi !

« Dans les établissements scolaires, il n’y a plus de chargé de mission pour le maintien de l’ordre. Le chef d’établissement en est officiellement le garant mais il n’est pas au contact des élèves et parfois même, il les fuit en se cachant dans son bureau. On constate que la violence a connu un essor très important dans les années 70 et le ministre commandera secrètement le premier rapport sur ce thème (Rapport Tallon en 1979).

« Et la violence scolaire a augmenté… » La suppression du surveillant général ne suffit pas à satisfaire les aspirations post-68 et le ministère entreprendra de mettre fin à sa propre autorité dans les années 70 et 80, mouvement qui trouvera son apogée avec la loi Jospin de 1989. On ne peut pas supposer une volonté de malfaisance de la part des ministres successifs, mais il est impossible de ne pas admettre leur inconsistance.

« En effet, depuis cette époque, la violence scolaire n’a jamais cessé de progresser et de s’aggraver à vitesse croissante. Pourtant, jamais le ministère n’a reconnu la moindre erreur dans ses choix. Au contraire, il accuse les familles, la société, la conjecture économique ou parfois l’immigration, et il applique son immuable principe directeur : « si le remède donne de mauvais résultats, il faut en augmenter les doses ».

« Une étape dans la destruction de l’autorité a été l’arrivée des délégués d’élèves dans les conseils de classe. C’est à partir de 1969 que les enfants sont invités à siéger avec droit de vote dans les différentes instances de l’établissement. Dans les conseils de classe de fin de trimestre, ils revendiquent de pouvoir s’y plaindre de tout ce qui leur déplaît. Les professeurs peu sûrs d’eux redoutent ce moment où, devant leurs collègues et les parents, ils seront mis en accusation par les enfants qui, forts de ce pouvoir, font pression tout au long de l’année pour négocier une certaine tolérance en échange de leur silence. »

Pourvu que ça dure ! Mais tout le monde s’en fout. Moralité : Ce pays est foutu !

Thierry Michaud-Nérard

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Notifiez de
Stratediplo

Je réitère qu’au contraire il faut instituer l’émancipation par le crime : celui qui, à douze ans, décide de tuer ou violer, doit savoir qu’il ne sera plus traité comme un gamin (https://ripostelaique.com/criminalite-des-mineurs-il-faut-instituer-lemancipation-par-le-crime.html).

POLYEUCTE

Aussi long qu’un jour de Ramadan !!

JACOU

Et… dire qu’il fut un temps où la bande a Bono faisaient les gros titres de la Presse. Alors que maintenant les méfaits sont multipliés pas 100 000 au moins et que c’est presque le silence de celle ci.

didile

Dans les établissements scolaires maintenant ,on voit arriver des jeunes enseignantes déjà formatées pour débiter les mêmes âneries que leurs aînés .
On n’apprend plus par cœur les tables de multiplication ,ni les fleuves de France mais le bourrage de crâne est toujours bien présent.

mat blendel

réquisitoire plus que juste!! vous êtes M. Michaud Nérard toujours plus précis pour nous conter notre réalité..et bien que vous en dire un gd merci ne change par contre rien du tout je ne peux m en priver

Eric des Monteils

S’ils continuent sur cette lancée, on va bientôt retirer toute responsabilité aux femmes et les empêcher de voter. Aux fous, ils sont lachés les gentils bisounours débiles, déconstructeurs de sociétés.

didile

Le lavage de crâne des enseignants par leurs syndicats et les partis de gauche depuis une centaine d’années ,trouve aujourd’hui son apothéose .
Ils en prennent plein la poire ,menacés ,méprisés ,frappés ,ils continuent à s’arc bouter pour refuser la réalité.

didile

On voulait l’égalité entre les hommes et les femmes ,c’est raté .
Les hommes français (ailleurs ,je ne sais pas )acceptent de plus en plus de n’être rien ,ni pour leurs enfants ,ni dans leur foyer en général .
Toutes les discutions sur la PMA se font sans eux ,ils ne comptent pas .Ils se rabaissent eux -mêmes au niveau de leurs spermatozoïdes en oubliant qu’ils vont procréer des êtres humains qui, s’ils seront de jolis bibelots pour leurs mères(au pluriel) auront quand même quelque chose d’eux, et même de leurs parents et de leurs autres enfants .
On voit Madame Buzyn se tortiller dans tous les sens pour essayer de minimiser la saloperie qu’elle a bien compris qu’elle leur faisait.
En dévirilisant les hommes ,on croit revaloriser les femmes ,c’est faux.

didile

Il est évident que les hommes virils ne sont pas ceux qui tapent sur leur femme ,c’est l’inverse.

Joël

L’irresponsabilité pénale des mineurs découle directement de l’irresponsabilité mentale des politiques.

jerome

n’oubliez pas qu’ils aiment les jeunes z’enfants!!!!

patphil

sanctionner l’acte!
mais quels juges aux ordres le fait encore, toujours pardonner toujours excuser, s’ils ne peuvent que sanctionner, c’est avec sursis

Marie France Cheikh

Mon père me disait souvent. Ma fille. Là où il n y a pas de discipline il n y aura jamais d ordre.
Comme il avait raison…

Blacksite

Comme les pères comme ça se font rares.

SLOBODA

Supprimer les allocations familiales et APL pour ces familles là

Joël

Amendement rejeté par le sénat à majorité de droite dans le projet de loi sur l’école.
http://www.fdesouche.com/1222135-accord-deputes-senateurs-sur-le-projet-de-loi-ecole
Qui a dit que l’UMPS était dissous ?

bebert26

Que les parents paient gere leurs gamins ou on leur retire c aussi simple que ça

Joël

Si on leur retire, qui va encore payer leur entretien ? Nous ? Pas question.
S’il y avait la menace d’une expulsion de toute la famille à la clé, croyez bien que la plupart des parents feraient leur boulot d’éducation.

alice braitberg

Quand on observe des mères et grand-mères voilées promener BB avec une kalatchikov en plastique en travers de la poussette, on imagine aisément comment il est initié à la violence depuis sa naissance. Ceci dit, si les musulmans sont particulièrement incivils dès la maternelle, les petits et grands bobos n’ont pas grand chose à leur envier en termes d’incivilités, d’insolence, de grossièreté, d’impolitesse, d’irrespect et de provocations envers les adultes.

SLOBODA

ces enfants ressembleront toujours à leurs parents, prôner la haine envers les vrais français, et toujours insulter et agresser leurs profs dans les écoles et les lycées

ann

la religion islamerde enseigne au garcon des 4 ans comment se server d’un couteau pour egorger ,,pour leurs debuts sur des bebes cochons brebis, etec vivants.

jerome

coran satan même combat!!!!!