L’islam comme le nazisme ne peut prospérer que grâce à la crétinisation des masses

Le peuple Amazigh, berbère, n’est pas simplement colonisé par les arabes qui l’ont tout simplement crétinisé avec l’islam, il a perdu tout ce qui fait son identité : son intelligence, sa soif de savoir et sa culture immémoriale ouverte sur le monde.

Quand on veut crétiniser les peuples, il faut les islamiser. Quand ils cherchent à se décrétiniser il faut les ré-islamiser comme c’est présentement le cas en Tunisie qui se trouve condamnée à un obscurantisme inéluctable où seule l’ignorance est synonyme de reconnaissance sociale et de prestige à l’instar de ces ‘ulama fi dine (savants dans la religion) ou des haffidhins du coran (perroquets).

Pour couper les peuples dans leur élan d’affranchissement de la tutelle de l’islam après les avoir coupés quasiment définitivement de leur histoire et de leur véritable identité jugée comme un sacrilège aux yeux de l’idéologie musulmane dominante, Il n’y a pas meilleur traitement que la ré-inoculation à forte dose du virus neurologique de l’islam dont les effets sont plus nocifs que tous les hallucinogènes réunis.

Plus que toutes les religions, il sait qu’il ne peut prospérer que sur le terreau de la misère intellectuelle. Il suffit de lier analphabétisme et islam si l’on a des doutes. Ikra (lis seulement au nom d’Allah mais pas écris comme si l’homme n’est pas en droit de lire ce qu’il écrit lui-même ) ne veut rien dire d’autre que l’interdiction absolue de lire et de s’instruire de toute autre chose qui n’est pas l’oeuvre d’Allah et de ses plumitifs auto revendiqués. Seule la lecture sacrée qui est une imposture est autorisée aux musulmans. Il n’y a que les crétins qui prétendent que l’islam est une religion du savoir, un savoir essentiellement religieux qui n’est donc pas un savoir. Mussolini disait que le fascisme n’a pas besoin d’hommes cultivés et instruits pour réussir, ils sont même un danger pour son développement. Ce l’est d’autant plus vrai avec les islamistes dans le monde musulman qui mènent une guerre à mort aux hommes du savoir universel et anti-sectarisme religieux les diabolisant et les couvrant de toutes les valeurs négatives. Les qualifiant ainsi de kafirs (mécrus), de chouyou’iyounes (communistes), de judéo-chrétiens pour les journalistes, de sionistes pour tous ceux qui osent le démasquer, des suppôts du pouvoir tyrannique, tâghout, comme si Allah n’était pas un tyran absolutiste, ou adouw Allah ( ennemis d’Allah )comme en Algérie dans les années 90. « Celui qui combat Allah par la plume périra par le fil de l’épée ».

L’islam comme toute idéologie totalitaire a une phobie des savoirs et connaissances qui ne rattachent pas l’homme aux dogmes de la foi, surtout ceux que ses farouches partisans considèrent comme s’inscrivant dans la continuation néfaste, certainement à l’islam lui-même, du colonialisme occidental.

Sa grande hantise est de voir desserrer les chaînes qui entravent les chevilles de ses ‘abid (esclaves) qui auraient un jour des velléités de liberté à travers des prises de conscience de soi dont ils pourraient être instruits par des apports extérieurs jugés comme maléfiques. Son propre salut passe par un black-out total de toutes les sources d’influence intellectuelles qui instruisent l’homme et le valorisent en tant qu’individu en opposition à l’idéal musulman de l’Oumma (communauté) qui est la matrice maternelle des musulmans qui ne peuvent avoir une existence propre en dehors de son champ.

Qui mieux que les systèmes de pensée libérateurs de l’énergie humaine peuvent donner à l’homme les moyens de la construction de sa propre identité sociale et personnelle, de faire de lui un être réfléchi et pensant ?

Tout le contraire de ce que l’islam dessine comme modèle de vie pour ses fidèles basés sur l’allégeance, la soumission et la résignation à son destin tel qu’Allah leur a tracé. Plus la pensée est verrouillée plus le pouvoir de l’islam perdure et se pérennise et par conséquent plus les hommes perdent toute conscience de leur propre être pour devenir des pions sur son échiquier. Des crétins gagnés par un seul enseignement sectaire qui font de leur état d’incarcération mentale et intellectuelle une forme de liberté. Inconscients de ce qu’ils sont qu’il s’emploie à les enfermer dans sa tour d’ivoire sans issue que la fin qu’il écrit lui-même pour eux.

Salem Benammar

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