L’islam dévergondé d’Afrique du Sud

Publié le 19 décembre 2011 - par - 1 828 vues

Les musulmans sont, on le sait, très à cheval sur la pudeur. La simple évocation de la femme les fait frémir, puis les poussent, contre leur pieux gré, à avoir toutes sortes de fantasmes malsains, d’où l’exigence impérieuse de cacher les femelles afin d’éviter les mauvaises pensées. C’est que le Tout-Puissant ne badine pas avec ces choses-là !! La Chari’a étant tout de même bien faite, si l’homme se laisse aller à quelque errance, il sera admis que c’est parce que la femme est intrinsèquement sujette à pervertir son esprit noble et sain. Ainsi explique-t-on les somme toute très excusables dérives qui ont eu lieu il y a quelques jours place Tahrir, en Égypte, où une malheureuse blonde, pardon, une malheureuse journaliste, fut l’objet d’une tournante bien compréhensible. Il y avait là sans nul doute une provocation insoutenable, et le Créateur, dans toute sa mansuétude, saura pardonner aux pêcheurs et mettre à l’amende la misérable créature responsable de ce dévergondage.

Trois jours après le viol de la malheureuse Française au Caire, je me promenai dans un centre commercial de Port Elizabeth (Cap Oriental) en Afrique du Sud (où je réside la moitié de l’année). Il n’y a ici évidemment pas autant de musulmans qu’en France, ni même qu’à Paris, et la métropole ne compte à ma connaissance que deux mosquées pour le million d’habitant qui compose ses habitants. Pourtant, et malgré l’évident manque de place destiné aux fidèles, personne ne prie dans la rue ; allez y comprendre quelque chose… Mais je m’égare…

Ici, point de loi sur la burqa. On croise donc ici et là une Dark Vador en toute légalité. Personnellement, ça me dérange, mais puisque je suis ressortissant français dans un pays étranger, je me plie aux règles et usages et ne m’en plains qu’intérieurement. Ce jour-là, donc, dans ce centre commercial qui ressemble à n’importe quel centre commercial qu’on pourrait trouver à la Défense à Paris, je croise plusieurs emburqanées, flanquées de leurs barbus de maris. Passée ma première réaction consistant à m’en éloigner, je finis par m’en rapprocher pour tenter d’apporter la réponse à une question qui me taraude : Ils parlent entre-eux en anglais !! Pas en arabe, non, mais bel et bien en anglais. Voilà qui me soulage un peu. Un peu plus tard, plus intrigué qu’anxieux, je remarque que la femme détache au vu de tous la petite partie de sa burqa qui lui cache le visage (on pardonnera au néophyte que je suis l’ignorance du nom de cet accessoire), ce qui me permet de découvrir les traits de la pieuse femme. Elle me remarque, mais ne fait aucun cas de ma découverte. Au mieux, elle réajuste le fin tissu et se recache le visage derechef sans plus prêter attention à ma curiosité. On est loin des esclandres provoqués par un banal contrôle d’identité en France. Me voici à présent captivé par cet islam apparemment si différent de celui qu’on nous impose en Frankistan. Un peu plus loin, je croise un autre couple de musulmans ; toujours le même scénario, lui, barbe, djellabah et petit chapeau, elle, burqa noire orné de broderie bleue pour faire plus gai, conversant en anglais. Là, je remarque les chaussures de notre musulmane : des escarpins satinés dotés de talons hauts particulièrement ostensibles. Le couple s’amuse beaucoup et semble très proche. Je les suis dans une allée alors qu’ils se dirigent vers les caisses. C’est alors, amis lecteurs, que l’improbable survient. Alors que le couple fait la queue devant moi à la caisse et que le magasin est bondé, Madame, d’un geste assuré, déterminé et audacieux, pose sa main sans complexe sur le fondement de Monsieur, qui savoure l’instant avec un sourire digne d’un président du FMI en goguette !! Je n’en crois pas mes yeux !! Mais où est passée la ridicule pudibonderie musulmane dont on nous fait l’éloge et l’article au quotidien dans notre belle France en phase d’islamisation ? Autres latitudes, autres mœurs… La voici donc révélée, la religion d’amour, de paix et de tolérance ? Je n’en reviens pas… Ici, les règles de bienséance musulmane dont on nous rebat les oreilles à longueur de prêches sont balayées d’un revers de main baladeuse !! Ici, la femme musulmane réajuste son cache-nez devant tout le monde sans que ni elle, ni son mari ne s’en offusquent. ici, la femme musulmane porte des Stilettos (révélant, Ô blasphème suprême devant le Tout-Puissant, des orteils (!) vernis d’un rouge vif invitant inexorablement à la plus honteuse des copulations) et palpe le derrière de Monsieur sans aucune gène, le tout en anglais dans le texte !! Nos imams hexagonaux en pondraient une fatwa bien sentie et feraient, à n’en pas douter, une syncope devant tant d’inconvenance !! C’est à croire que nous, Européens, avons hérités des plus rigoristes. Quel dommage…

Pour la fine bouche, et en guise de dessert, je ne résiste pas à vous narrer un autre épisode savoureux. Il y a quelques jours, je me trouvais dans un Christmas Shop, à savoir (pour nos amis non-anglophones) un magasin qui vend, pêle-mêle, guirlandes, boules de Noël, personnages de crèche et décorations en tout genre pour célébrer le 25 Décembre. On se souvient qu’en France, nos braves musulmans ne supportent pas la vue ni même l’évocation d’un sapin de Noël sans risquer un “nervous breakdown”, tant et si bien que celui-ci est désormais banni, au nom du “vivre-ensemble” et de la “tolérance multiculturelle” si chers à nos amis socialistes, des écoles de nos chers bambins (je n’ose dire “de nos chères têtes blondes”, de peur de stigmatiser). Eh bien croyez-le si vous voulez, dans ce magasin de Noël, et à l’heure où, en Europe, les administrations renoncent les unes après les  autres, au nom du respect à sens unique, à nos traditionnelles décorations de fin d’année, j’ai croisé également deux femmes en burqa, qui venaient s’approvisionner sans aucun complexe ni le moindre stigmate en guirlandes et autres “Père-Noël” synthétiques !! Le prophète ne s’en trouva aux dernières nouvelles point offensé…

Que conclure de tout ceci ? D’abord, que malgré ces différences d’avec l’image de l’islam tel que nous le connaissons en France, je n’en suis pas devenu islamophile pour autant. Pour ne citer qu’un exemple, la burqa, comme je le disais précédemment, reste à mes yeux une offense faite à la Femme. Offense qui, d’ailleurs (au regard de mon témoignage), ne sert visiblement à rien d’autre que revendiquer publiquement son attachement à un dogme religieux, tant les femmes n’hésitent pas à montrer malgré tout leur visage à l’occasion, ni à se laisser aller publiquement à des comportements véritablement triviaux. Toutefois, je note ici une volonté sinon d’assimilation tout du moins d’intégration, ne serait-ce que par la pratique de la langue commune (il est cependant évident que je reste extrêmement circonspect sur le long terme et sans illusions sur la volonté véritable de l’islam à se fondre dans une culture qui ne lui ressemble pas a priori). Je constate également des comportements en complète contradiction avec ce que les “savants musulmans” préconisent en France et en Europe pour les Français et les Européens. Car si en Afrique du Sud, les musulmans achètent des accessoires célébrant Noël, il est à craindre qu’en France, d’ici peu de temps, ils finissent par manifester leur hostilité à ce type de commerce, si ce n’est déjà le cas, avant de tout bonnement exiger qu’on l’interdise.

Il faudrait sans doute expliquer à Malek Chebel que l’islam des Lumières, élucubration fantaisiste et grotesque dont il nous fait à longueur d’année l’article éhonté tout en soutenant pernicieusement les prises de positions les plus intransigeantes de nos imams adeptes de la tolérance zéro, que cet islam des Lumières, donc, s’accommode apparemment (je dis bien “apparemment”) assez bien avec les petites loupiotes des sapins de Noël, pour peu qu’on ait l’esprit éclairé, la main baladeuse, et qu’on laisse sa conscience djihadiste au vestiaire.

Henri Vaumoret

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