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L’islam est-il compatible avec une démocratie ?

Il est plus qu’évident que cette compatibilité est impossible et il faut cesser de faire preuve d’angélisme et d’utiliser ces formules toutes prêtes que l’on enseigne sur les bancs de l’ENA.

Tous les pays où l’islam est religion d’État ne peuvent en aucun cas être démocratiques et, bien entendu, encore moins laïques.

Cela avait été tenté, il y a quelques décennies, en Turquie, par Mustapha Kemal. Il avait instauré la laïcité et une sorte de république en séparant le pouvoir du spirituel (Califat).

Dès sa mort, tout a disparu et aujourd’hui, en Turquie, la démocratie n’est même plus un rêve.

Cela s’est tenté en Tunisie, souvenez-vous de ce fameux « printemps tunisien », mais c’était également un rêve et nous le constatons, et ils le constatent, encore actuellement.

Et ce sera toujours des rêves au Maghreb aussi bien qu’en Égypte, Iran, Irak, Syrie, Libye, Yémen, Qatar, Arabie saoudite, Émirats et dans tous les pays où la religion islamique impose sa loi, sa charia, par la terreur et dans le sang.

L’Algérie pourrait peut-être y parvenir un jour, si elle se souvient qu’elle a été démocratique et républicaine durant 132 années.

Il ne suffit pas de placer ces deux mots, République et Démocratie, devant le nom d’un pays pour que, par miracle, il le devienne.

Il est des nations où une religion est prédominante mais où les autres religions se pratiquent en toute liberté. Ces pays ne sont pas laïques mais ils peuvent être démocratiques.

Quelques millions de musulmans vivent en France mais n’ont pas reçu l’éducation qui leur permettrait d’accepter une séparation entre leur religion et l’État laïc, comme l’ont admis les autres religions, et donc ils ne l’inculquent pas à leurs enfants nés en France.

Ils ont eu cette chance d’avoir été accueillis, ou d’y être nés, et de vivre dans ce pays de liberté.

Il faut qu’ils en soient conscients et, qu’au contraire de vouloir le transformer, ils se battent contre l’idéologie religieuse et les fanatiques qui font couler notre sang, et surtout le leur.

Il faut qu’ils soient conscients que ce sont des millions de morts, au nom de leur religion, aussi bien en Afrique qu’aux Proche et Moyen- Orient, au Maghreb, et partout dans le monde. Qu’ils en sont les premières et les principales victimes.

Ce n’est qu’à ces conditions qu’ils trouveront leur place dans notre pays, comme l’ont trouvée, à d’autres époques, tous les migrants européens qui ont participé à faire la France d’aujourd’hui.

Et, surtout, qu’ils ne choisissent pas la voie de la conquête. Qu’ils se souviennent qu’il y a quelques siècles, d’autres l’avaient tenté, avec le résultat que l’on sait !

Il n’est pas nécessaire, pour s’assimiler ou s’intégrer, de fonder des partis politiques communautaires. Existe-t-il des partis politiques portugais, espagnols, italiens ou polonais en France ? Non, n’est-ce-pas ? Alors qu’ils s’abstiennent de le faire.

Si l’islam est une religion de paix et d’amour, comme ils le disent, encore faut-il qu’ils le prouvent au lieu de l’affirmer.

Manuel Gomez