L’islam est le pire échec intellectuel de l’humanité

Ce texte est une contribution qui prend appui sur l’article de Anne Zélensky mais aussi sur celui de Marcus Graven.
A vouloir trop bien faire, ou en désirant ne pas offrir le flan aux coups de l’ennemi on finit par, en adoptant ses mots, l’aider à nous circonvenir ; rien n’existe hors les mots que nous avons pour décrire la réalité, accepter l’usage des sens d’autrui c’est toujours renoncer à une part de nous-même.
Les Grecs sont une part de nous-même, parler de civilisation grecque est-ce sulfureux ? Que dire alors lorsque André Comte-Sponville, penseur de gauche, écrit : « Toutes les civilisations ne se valent pas, ni tout dans chacune d’elles »… »une Europe qui eut le génie de développer une civilisation laïque de liberté et de bien-être à nulle autre pareille ». « Pour combien de temps encore si nous n’y croyons plus nous-mêmes? », s’interroge-t-il en conclusion.
Pas de culture sans langue(*), Pas de nation sans culture, pas de civilisation sans nations, encore faut-il voir dans la civilisation plus une intersection qu’une union. Dire des croisades qu’elles furent un choc de civilisations est un peu réducteur, parce le choc fut plus, alors, entre Chrétiens d’occident et d’orient qu’entre musulmans et croisés, l’échec final de ses derniers y trouve une part majeur de ses causes.
Le paragraphe sur la conquête espagnole de l’Amérique est un morceau d’anthologie de la « culture CAMIF », j’y reviendrais, mais avant il faut relativiser les millénaires, ainsi Rome ne considérait pas du tout les cultures « conquises » comme négligeables, au contraire, le respect religieux était total (on note cependant l’interdiction des sacrifices humains en Gaule) et même plus puisque les romains n’hésitaient pas à ajouter les dieux étrangers aux leurs. Pour ces mêmes civilisateurs le pillage n’était pas systématique ni absolu (contrairement aux autres peuples antiques) et était conditionné au accords politiques trouvés ; Rome voulait des nations associées et des individus imposables, pas des déserts. Enfin, est c’est là l’un des apports les plus significatifs des Latins, ils savaient reconnaitre les mérites d’autrui, leur emblématique glaive est espagnol,leurs charriots étaient Gaulois et leur astronomie Alexendriote ; seule leur philosophie politique était leur invention, encore que les Étrusques …
Il ne faut jamais perdre de vue que Christophe Colomb à découvert l’Amérique à peu prés par hasard, la conquête territoriale n’était pas un présupposé de l’expédition et il fallu une bonne décennie pour que lui et ses successeurs arrivent à l’occupation, pour convaincre il leur fallut des arguments, l’or est très convaincant. D’ailleurs sans l’Amérique l’Espagne aurait achevé la reconquête du Maghreb et la bataille des trois Rois n’aurait probablement pas eu lieu.
Le traitement réservé à l’art précolombien n’a rien d’une volonté de réduction culturelle ou religieuse, d’ailleurs ce sont les Jésuites qui vont sauver ce qu’ils pourront, dans le même temps en Europe on détruisait des monuments antiques encore debout, on réduisait en chaux des milliers de merveilles de marbre grecques et romaines, on piquait ou recouvrait des fresques antérieures, on dénaturait les églises primitives. Il faudra encore que l’humanité attende 3 siècles pour que Joseph Lakanal et l’abée Grégoire inventent la notion de patrimoine culturel, Chaptal, Mérimée, Jules Grévy sont les illustres noms qui suivent. Les Espagnols se sont comportés  en Amérique exactement comme le faisait toutes les armées en Europe, ni plus ni moins.
Les ravages de la propagande sont encore plus marquants concernant la christianisation et l’esclavage, c’est justement pour soustraire les indiens à la voracité vénale de certains conquistadors que les Jésuites -encore eux- les baptisaient, en effet dés ce moment là leur mise en esclavage était interdite. Bien sur il n’y a pas eu de génocide organisé, les espagnols avaient besoin de main-d’œuvre et ils auraient sans aucun doute préféré ne pas avoir à « importer » des esclaves noirs (le commerce triangulaire viendra plus tard, et répond à une logique mercantile anglo-saxonne et protestante).
Il faut aussi éviter de transposer la situation en Amérique centrale, dans le reste du continent, en effet les écarts de développement étaient considérables et l’on à trop tendance à seulement penser aux Mayas ou aux Aztèques, mais là encore il suffit de connaitre les vicissitudes de l’histoire des empires d’Amérique centrale pour bien voir que les massacres et les disparitions de cités entières n’avaient pas attendu l’arrivée des Espagnols.
Les civilisations amérindiennes ont disparu du fait principal de la confrontation des valeurs intrinsèques et pragmatiques entre elles et nous, notre victoire n’est pas militaire, mais culturelle. César et ses dix légions tenaient-ils la Gaule immense et très peuplée par la violence … ou par l’adhésion à un meilleur système ? Que pouvaient par eux seuls quelques centaines d’Européens à 5000 kilomètres de chez eux face à l’immensité américaine ?
Devons-nous aussi nous excuser d’avoir fait cesser l’esclavage et l’anthropophagie en Afrique, faut-il aussi rappeler, en cette symbolique année 2012 que les territoires de ce qui allait devenir l’Algérie comptaient moins de 700 000 habitants en 1830 et plus de 8 millions après 132 années de colonisation française, si la France avait connue la même progression il y aurait eu 360 millions d’habitants en 1962 !
Quels méfaits avons-nous commis ? la pénicilline et le transistor ? l’État de droit et le droit de l’état ? Qui fait le pendant du Bernin, de Mozart et de Baudelaire ?
Ceux là étaient européens et blancs, et alors !
Non, l’Art premier n’est pas un point de départ ; les aborigènes ou les sénégalais sont partis en même temps que nous ; les arabes pouvaient lire Socrate et Cicéron comme nous. Il y a des fruits sur tous les arbres de la planète mais Newton était anglais, il y a de l’eau dans toutes les baignoires mais Archimède était grec. Pasteur n’a rien volé nul part, Kant, Pascal et les frères Lumière n’avaient d’autres ressources que leur pensée, leur capacité au doute et notre rapport au monde.
Pourquoi toujours nous et pas eux ? Certainement pas parce que nous sommes européens et blancs, mais bien parce que notre organisation sociale est supérieure aux autres, parce que nous préférons la construction aux razzias, parce que nous mettons l’homme au centre de nos interrogations intellectuelles, parce que l’Art est, en lui-même, le meilleur de l’humain et que notre civilisation l’exalte. Nous exprimons l’humanité là où les autres civilisations la contraignent.

Fourier à tord, c’est l’absence de statuts particuliers – sauf pour les plus faibles – qui pourrait être la mesure de civilisation.
L’architecture musulmane est peu prolixe et n’a guère de formes originales, son aspect décoratif est intéressant, mais inexpressif, les fractales y sont préférées à l’humain vibrant. Vibrer, se frotter aux défis techniques ou esthétiques, c’est un gage d’indépendance d’esprit, c’est même l’invention de l’être libre, pour cela point de récitation, point de soumission ; ça ne peut pas être musulman !
Le petit couplet obligé des diners en ville sur les arts, techniques, etc. musulmanes ne résiste pas à l’analyse, il ne manquerait plus que d’invoquer Averoes et l’Andalousie heureuse ! Inutile de souscrire à cette précaution oratoire pour développer, et avec quelle qualité, le caractère rétrograde de l’islam.
L’islam est le pire échec intellectuel de l’humanité, peut importe qu’il y ait plus d’un milliard de victimes actuelles, l’islam est stérile parce que ses fondements moraux et culturels sont insipides, parce que ses mécanismes internes ne pouvaient permettre ni évolution ni sélection des meilleurs. Le Coran n’est que le catalogue de l’ignorance bédouine et la sunna une compilation des divagations de vieux sophistes soufi, de cadi vénaux, de guerriers cyniques et de savants frustrés, tous ignorants du monde non-musulman.

La haine de soi véhiculé par les gauchistes et les libéraux, ou la haine de nous lorsqu’il s’agit de Con-Bandit ou de Epa Jolie, est me semble-t-il liée à l’élévation et la qualité à laquelle nous sommes -étions ?- parvenus ; la rigueur intellectuelle, la force morale, la culture qui sont nécessaires au maintient de cet « honnête homme » à la française impliquent une exigence de soi mais aussi une organisation publique prégnante, laquelle n’est acceptable qu’irréprochable.
Nos élites, politiques, économiques ne sont plus nos élites culturelles et morales, tout est là.
Nous sommes entrain de perdre, nous français, le contact avec notre culture, les libéraux/libertaires agissent dans ce sens en sachant parfaitement ce qu’ils font ; ne pouvant se hisser au niveau de la France il la rabaissent autant qu’ils peuvent ; ils taillent dans des habits trop grands pour eux. Mais au-delà de cette réaction d’impuissants, il y a aussi la haine brute, avant de devenir brutale sous peu, de ce qui fonde la réussite de « l’aventure française » dans l’évolution de l’humanité toute entière : la rationalité sensuelle.
Derrière le pitre pitoyable de la défaite de la musique il y a des officines troubles, du genre de celles qui agissaient à Vichy et qui revinrent en force dés 1949 ; le SFIO Schumann, né Allemand (*), ministre de Pétain et fondateur de l’Europe est emblématique, mais les Beuve-Mary ou les Lamour, et plus encore ceux qui les instrumentent sont des adversaires résolus de l’humanisme français considéré comme le mur séparant de l’Europe germanique. Aujourd’hui ce sont les frères Attila, les colombins, les cacochymes du PAC, pour eux 89 ne fait pas référence au XVIIIeme mais au XXeme. Jusqu’à ce jour, à l’ONU la dynamique Briand agit encore, nous désarmant sans cesse davantage.

« Lorsque j’entends le mot révolver, je sors ma culture … » bon mot, mais la dilution culturelle et humaine en cours pourrait bien nous conduire, à oublier notre autre joue chrétienne pour retrouver Caton : Carthago delenda est.

Gérard Couvert

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