Je le dis aussi, l’islam est une saloperie : où dois-je aller déposer l’amende, Mme Taubira ?

Publié le 26 août 2014 - par - 2 228 vues
Share

justice-taubiraJe puis dire sans fausse modestie que c’est de l’honnêteté de ma part. Je n’attends aucun compliment. L’honnêteté est une valeur que j’ai acquise de la République d’avant l’arrivée des socialistes. Elle n’existe plus. Tout comme la République. Et j’essaie, autant que possible, d’être juste. Envers moi-même et envers autrui. Cela me vient aussi de la République. Je tiens encore à cette valeur, même si les tenants du pouvoir sont en train de la tuer en moi. De la tuer tout simplement. La justice, c’est un peu le mouton de l’Aïd El Adha qu’on immole sous l’Arc de Triomphe pour être bien avec Allah le Tout-puissant et avec les gens d’Allah qui deviennent de plus en plus tout aussi puissants.

Etant donc honnête et juste, je me suis dit pourquoi Mme Christine Tasin doit-elle payer une amende de 1500 euros et pas moi, alors qu’on pense la même chose et qu’on dit la même chose.

Ce serait juste que je paie aussi. Je m’y suis préparé. Moralement et financièrement. Je me suis privé de vacances. Et j’en ai privé mes enfants aussi. C’est avec détermination que je vais déposer les 1500 euros dans l’escarcelle de Mme Taubira.

Il est vrai que je n’ai jamais été jusqu’à Belfort pour clamer cette vérité. Je ne sais pas si c’est absolument nécessaire. Il se peut que ce qu’a dit Christine n’est punissable qu’à Belfort, comme il y a des délits qui ne sont punissables qu’à Cayenne. C’est ça la République des socialistes. Une parole peut-être un délit à un endroit donné et une vérité absolue ailleurs. « Saloperie punissable à Belfort, vérité primable au-delà », comme aurait dit Pascal (non, pas Hilout, mais l’autre, le sous-chien scientifique, quoique le « né Mohamed » aurait tout aussi bien pu dire la même chose…).

Si l’on considère qu’une insulte faite à une religion est plus grave que celle faite à un individu isolé, on peut en déduire qu’à Cayenne Christine aurait tout simplement été condamnée aux travaux forcés à perpétuité avec saisie de biens et avoirs (c’est d’ailleurs ce que demandent à l’unisson le quotidien l’Humanité et certains sites web islamiques qui répandent la religion de paix et d’amour).

Des Français, de tendance dhimmie, sont offusqués qu’une telle insulte ait été proférée contre l’islam. Mais allez demander aux pauvres Yazidis (qui viennent de sortir de l’ombre de l’Histoire pour se retrouver pris au piège dans le drapeau noir du califat islamique) et aux chrétiens refugiés dans les montagnes du Sinjar ce qu’ils en pensent. Traiter l’islam de simple saloperie revient à l’absoudre de toutes les cruautés que ces populations ont vécues et sont encore en train de vivre. C’est un peu comme si l’on faisait payer à Hitler un franc symbolique aux juifs pour lui pardonner ses atrocités.

Je ne l’ai donc jamais dit à Belfort, mais, Dieu m’est témoin, je le clame un peu partout. Du moins là où je peux. Soyons honnête, c’est surtout chez moi que je le dis. Quand je suis entre quatre murs. Mais en présence de témoins. La télé en l’occurrence. Avec l’audimat, s’ils savent ce que je regarde, ils doivent savoir aussi ce que je pense. S’ils savent ce que je pense, Taubira donc aussi. Si Taubira sait, amende doit suivre…

Je dois quand même signaler que contrairement à Christine, moi je suis d’origine musulmane. Je connais une grande partie du coran par cœur. Je l’ai appris sous les coups de fouet. Comme dans le dressage des animaux de cirque. C’était surtout pendant les vacances d’été. Comment on n’avait rien à faire, les parents nous mettaient dans des « m’sids », des locaux où on apprenait le livre saint d’Allah. C’était généralement une simple chambre ne dépassant pas cinq mètres de côté. On s’asseyait sur des nattes contre le mur et en rangées occupant tout l’espace du local face au « fqih », généralement un barbu qui fait office d’enseignant. On avait chacun une planche de bois induite de glaise. Le « fqih » nous dictait un texte de coran qu’on transcrivait avec un « calame », un roseau taillé en biseau, et du « smak », une encre obtenue en brûlant de la laine de mouton. On faisait comme dans le temps quand l’Ange Gabriel est venu voir Mohamed pour lui transmettre le message d’Allah. On commençait à 6 heures du matin pour ne finir qu’en toute fin d’après-midi. On passait la journée entière à remémorer à haute voix une sourate, parfois d’à peine une vingtaine de lignes.

Avec la chaleur d’été, l’exiguïté du local, qui n’avait souvent pas de fenêtres, nous tombions facilement dans la somnolence. Le « fqih », qui lui aussi ne se privait pas de faire un petit somme de temps en temps, se redressait vaillamment et faisait claquer son fouet à la manière des cochers des diligences de la Wells Fargo quand ils essayaient d’échapper à la poursuite des bandits de grands chemins. Et le rythme de la course reprenait dans le « m’sid ».

On apprenait par cœur sans rien comprendre. Il est vrai qu’il y avait les termes « Allah, Enfer, châtiment… » qui revenaient tout le temps et qui signifiaient quelque chose pour nous (que serait donc l’islam sans la terreur ?), mais, pour le reste, que dalle ! De toutes façons, on ne nous demandait pas de comprendre, mais d’apprendre par cœur (on dit « par cœur » même si le cœur n’a rien à voir là-dedans).

A la fin de la journée, on se présentait devant le « fqih » pour réciter le texte à genoux. Là, il décidait si l’élève pouvait passer à une autre sourate le lendemain ou devait rester sur son texte. Ceux qui redoublaient devaient revenir le lendemain avec une pièce d’à peu près 20 sous comme amende à payer. C’était de quoi acheter un demi-pain, ce qui représentait un sacrifice pour les familles…

C’est là, un jour après avoir récité mon texte devant le « fqih » et que ce dernier décida que je devais redoubler, que je me rendis compte que l’islam était une saloperie. Et c’est là que j’ai prononcé mon premier juron. Comme on fait sa première communion. J’ai crié tout haut : « merde ! » et je n’ai plus jamais remis les pieds au « m’sid ».

Quand j’ai lu l’article sur la condamnation de Christine, j’ai pensé tout d’abord qu’elle n’avait pas appris son texte par cœur. Une pensée-reflexe ancrée à coups de fouets dans la mémoire. Puis, je me suis ressaisi. Mais, tudieu, on est en France, au 21e siècle…

Il faut l’avouer, j’ai peur. J’espère qu’on acceptera les 1500 euros et qu’on me laissera tranquille. Car, on n’applique pas les mêmes punitions à tout le monde quand il s’agit de l’islam. Moi, par exemple, je passerais plutôt pour un apostat. Ça vient de l’apostasie (rien à voir avec l’ancienne Stasi est-allemande, même si dans la pratique il y aurait quelque ressemblance…). Christine va payer la « jizya », les 1500 euros de tribut imposé aux chrétiens et aux juifs en terre d’islam (qu’est la France dans ce cas-ci) et elle pourra continuer à vivre. Vivre dans le sens qu’elle ne sera pas mise à mort. Avec l’apostasie, c’est un peu différent. Tu es mis à mort, puis on prélève la « jyzia…

Chaque « saloperie » prononcée en public fera donc entrer de l’argent dans le budget de Mme Taubira (1500 euros à Belfort, un peu plus ailleurs). Et si la Garde des Sceaux était un tant soit peu intelligente, elle organiserait un referendum sur la question « Pensez-vous que l’islam est une saloperie ?». Les citoyens votant « Oui » devront automatiquement glisser 1500 euros avec leur bulletin. Mme Taubira récolterait plein d’argent. Parce que le « Oui » l’emporterait largement. Elle aura de quoi construire une grande mosquée à Cayenne.

La saloperie de l’islam est une vérité qu’on veut camoufler comme on a voulu réduire au silence ceux qui, au 17e siècle, professaient la théorie de l’héliocentrisme selon laquelle c’est la Terre qui tourne autour du Soleil et non le contraire comme c’était alors la croyance défendue bec et ongles par l’Eglise.

« Et pourtant elle tourne », avait susurré Galilée suite au fameux procès de 1633 où il fut condamné par un tribunal ecclésiastique (semblable à celui de Belfort). « Pourtant il l’est », aurait pu dire Christine après sa condamnation.

Il a fallu attendre plus d’un siècle après le procès de Galilée avant que la vérité qu’il prônait ne devienne une évidence.

Combien de temps faudra-t-il attendre avant que la saloperie de l’islam ne le devienne aussi ?

Messin’Issa

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.