L’Islam : grâce ou disgrâce pour l’humanité ?

coran continu ou alternatifLes jurisconsultes et les prédicateurs musulmans rendent régulièrement grâce à Allah pour ce qu’on appelle « la grâce de l’islam ». Ils ne cessent de répéter : « Sachez que les grâces dont vous vous jouissez, vous qui êtes nés dans l’islam, viennent d’Allah. »…

Dès que l’on se trouve dans un pays musulman, on constate qu’une malédiction cuisante y règne, que la colère d’Allah s’est abattue sur ceux qui y vivent … Le monde musulman, c’est l’unique région aujourd’hui où dominent la pauvreté, la tyrannie, le despotisme, l’oppression, l’ignorance, l’humiliation, la répression, l’effusion de sang, la violation de la dignité humaine. L’être humain y est exclu de l’existence. Il n’est qu’un numéro au sein du troupeau. Il est soumis à des despotes qui gouvernent au nom d’Allah, gèrent ses affaires et se croient détenir les clés de son paradis.

Quelle est la nature de cette « grâce » de misère, d’humiliation et de famine, que le musulman doit endurer de la naissance jusqu’à la mort ?

Où se trouvent les « grâces de l’islam » dans les villes obscures, mélancoliques, moroses, pessimistes, anarchistes, regorgeant de saletés, de laideur, et de visages rébarbatifs et renfrognés ?

…Où se trouvent ces « grâces de l’islam » dans les cités qu’occupent les guetteurs, les voyous, les enturbannés et les barbus qui dissimulent tous les crimes de l’humanité ?…

Qui ne connaît pas encore cette « grâce de la sédition » que l’Islam alluma il y a plus de quatorze siècles ? Depuis lors, les musulmans ne cessent de se disputer et de s’égorger pour s’emparer des biens, du pouvoir et des femmes. Les victimes de cette sédition se comptent par millions. Des fleuves de sang coulent. L’odeur nauséabonde se dégage toujours des livres de l’histoire islamique entassés dans nos bibliothèques. Les enfants musulmans en ingurgitent dès leur tendre âge. L’essentiel pour l’islam, c’est de satisfaire les désirs et les pulsions de son prophète, le « beau modèle », déclencher les guerres et semer la haine et la destruction.

Quelle est cette « grâce de l’islam » qui divise les peuples de ces régions en groupes humains confessionnels, tribaux, antagonistes, disparates, haineux, qui se guerroient sans cesse ?…

Quelle est cette « grâce de l’islam » dans des pays qui vivent en permanence sur des barils de poudre, sur des cratères volcaniques sous pression, sur des remontrances cachées et des rancunes héritées ?

Quelle est cette « grâce » que l’islam nous accorde à travers des escrocs, des flagellateurs et des assassins professionnels qui s’emparent du pouvoir et des richesses du pays et pillent tout au nom d’Allah, sans se lasser ni se rassasier.

Est-ce que cette « grâce » s’incarne dans l’ignorance, l’analphabétisme, le sous-développement, la corruption, la décadence et la misère, caractéristiques propres au monde musulman ?

Les marqueurs de la corruption et de la transparence, les statistiques mêmes des universités arabes « islamiques », celles qui jouissent de cette « grâce de l’islam », ne démentent jamais ces phénomènes.

Quelle est donc la nature de cette « grâce » que nous trouvons dans les guerres fratricides religieuses, claniques, tribales comme dans les fatwas qui qualifient l’autre de mécréant ?…

Pourquoi tous les pays et peuples du monde évoluent et avancent dans la modernité, tandis que les pays dits islamiques ou inféodés à l’islam et jouissant de « la grande grâce de l’islam », stagnent dans les sous-développement et régressent ?

Pourquoi les musulmans, partout où ils se trouvent, vivent dans le fanatisme, l’angoisse, l’impulsivité, la peur de la vie, le rejet de la joie, le manque de créativité, le mépris de la femme, l’ignorance des valeurs et des droits humains. Ils ne cherchent qu’à trahir et guetter l’autre, tenter de le piller, de l’envahir, de le piéger, de le soumettre, de l’humilier.

Est-ce que le sang versé, les lambeaux de chair éparpillés et les têtes coupées tout au long de l’histoire lugubre de l’islam, représentent une « grâce d’Allah », octroyée exclusivement et généreusement aux peuples dits musulmans ?

Est-ce que la menace proférée par el-Béchir, le président soudanais, d’appliquer la charia, serait une « grâce de l’islam », c’est-à-dire un avertissement destiné à terroriser les gens ? Pourquoi arbore-t-il cette menace immonde ?

Une question rôde en permanence dans nos esprits et dont les doctes de la loi islamique feignent d’ignorer :

Pourquoi les gens cherchent-ils à fuir les pays jouissant des « grâces de l’islam » vers les pays de la mécréance qui ne méritent pas ou ne connaissent ni l’importance ni la grandeur de ces « grâces » ?

Pourquoi ne voyons-nous pas les Européens ni les Américains, privés de ces prétendues « grâces de l’islam », faire la queue pendant des heures devant les ambassades du Soudan, de l’Arabie Saoudite, du Yémen, de la Somalie, de la Libye, de l’Algérie, dans l’intention de solliciter un visa d’entrée dans ces pays et bénéficier de leurs « grâces » ?

Pourquoi l’être humain qui vit dans la région islamique jalouse tous les autres peuples du monde pour les véritables « grâces » dont ils jouissent, notamment le confort, la sécurité, la paix, la santé, l’enseignement, la nourriture, les médicaments, l’hospitalisation, les communications, les villes propres, les cités élégantes dignes des hommes et non des bêtes ?

Pourquoi méprise-t-on la beauté, la poésie, le chant, la musique, l’art et la joie dans les pays où règnent « les grâces d’Allah et de l’islam » ?

Pourquoi devons-nous demeurer condamnés à vivre comme à subir des conditions humiliantes et douloureuses ? Est-ce que l’islam est pour nous « une véritable grâce » ou plutôt une malédiction infernale ?

Que toutes les générations musulmanes profitent largement de ces « grâces », qu’elles continuent, avec les imams et les prétendus grands « savants » de l’islam, à en remercier « Allah » ! Nous verrons à quelle utopie ils s’adonnent et dans quel gouffre ils se précipitent.

Nidal Naïssa, journaliste syrien*

(Texte traduit par Malek Sibali et publié dans L’Islam, sacrée violence – Textes fondateurs. Editions de Paris, 2011, p.100-14)

 

*Extrait d’un texte arabe publié le 7 janvier 2011 sur le site ahewar.com

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