L'islam est une idéologie suprémaciste, comme le nazisme (3)

MusulmansvousnousmentezA mon avis les deux domaines, littérature et musique, pâtissent aujourd’hui de concert (sans jeu de mot): en effet, il est nettement plus simple de lire des bandes dessinées que Goethe ou Balzac, et d’écouter les Beatles plutôt que la cinquième symphonie de Shostakovitch.
Mais ce mépris par l’Education Nationale tant de la musique que de la littérature que de l’histoire, est tout à fait voulu, car, comme mentionné dans l’article d’Hérodote déjà cité, cela permet cette espèce de flou artistique dans lequel peuvent se développer les mensonges politicards les plus crus – et là, il n’y a pas que l’Abbas qui soit un fieffé menteur (cf mon article sur les « Palestiniens » du 23/10), mais également ces deux imbéciles que je nommerais volontiers « le couple de l’année », à savoir l’Obama et la Taubira (que je ne connais que par certains articles dans RL, tandis que l’Obama, lui, est pour moi un véritable « dada »).
Ce qu’ils ont en commun, c’est de vouloir faire accroire au bon peuple qu’il existe quelque chose qui s’appellerait « white guilt / culpabilité blanche ». En américain, on appelle cela « a narrative », ce que je traduirais volontiers par « histoire à dormir debout ». Car en effet, à y regarder de plus près, il n’y eut que +/- cinquante à soixante ans pendant lesquels, en Afrique noire, tout un chacun était sûr de sa personne, de ses biens et de sa santé. J’ai déjà eu l’occasion de parler dans mon article sur les réfugiés du 15/10, de « Mobutu et son authenticité zaïroise (…) » ainsi que « des phénomènes identiques s’étant manifestés dans toute l’Afrique noire après la décolonisation », et je m’en voudrais d’oublier ici cet Idi Amine Dadda qui se tapait les cuisses de rire en voyant les gens qui lui déplaisaient, se faire bouffer par les crocodiles. Ces +/- 50-60 ans dont il était question à l’instant, ce fut la fin de la colonisation européenne où pour la première – et dernière – fois on pouvait voir, en Afrique noire, ce que les Allemands appellent si bien « Rechtssicherheit », litt. « certitude dêtre protégé par la loi ».
La dite « Rechtssicherheit » serait, selon Hegel, une denrée rare en Afrique noire pour des raisons qu’il développe dans les pages 247 à 260 dans l’édition 10/18 (1965) de La raison dans l’Histoire. Je cite au hasard: « (…) ce qui caractérise en effet les nègres, c’est précisément que leur conscience n’est pas parvenue à la contemplation d’une quelconque objectivité solide, comme par exemple Dieu, la loi, à laquelle puisse adhérer la volonté de l’homme, et par laquelle il puisse parvenir à l’intuition de sa propre essence. Dans son unité indifférenciée et concentrée, l’Africain n’en est pas encore arrivé à la distinction entre lui, individu singulier, et son universalité essentielle (…) Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline. Pour le comprendre, nous devons abandonner toutes nos façons de voir européennes. Nous ne devons penser ni à un Dieu spirituel ni à une loi morale; nous devons faire abstraction de tout esprit de respect et de moralité, de tout ce qui s’appelle sentiment, si nous voulons saisir sa nature (…) La dévalorisation de l’homme est poussée jusqu’à un point incroyable (…) Une telle dévalorisation de l’homme explique que l’esclavage soit, en Afrique, le rapport de base du droit » etcaetera. Je sais bien qu’on a suffisamment reproché à Hegel de n’avoir pas, contrairement à son contemporain A. von Chamisso, quitté sa « Gelehrtenstube » (sa tour d’ivoire, litt.: « chambre d’érudit »), mais ce n’est pas ce qu’il aurait pu voir sur le terrain qui aurait beaucoup changé ses vues – – – que K. Papoiannu, dans la préface, caractérise très bien en écrivant « (…) nul pessimiste n’a brossé un tableau aussi lugubre de l’histoire que celui que nous offre Hegel » – …et vraiment, qui oserait encore, après les guerres mondiales, les KZ, le goulag, les « killing fields », les Idi Amine Dadda et j’en passe, soutenir que d’une façon générale et vu la teneur philosophique de son ouvrage, Hegel avait tort? […ne pas lui reprocher l’emploi de termes qui à son époque et jusqu’à récemment, furent tout à fait corrects; ainsi j’ai appris à l’école, vers 1950, la chanson « Zehn kleine Negerlein (dix petits négrillons) »]. Sans aucun doute, pour Hegel, rien ne serait plus facile que d’expliquer pourquoi, dans notre monde actuel, aucun – je répète: aucun – Etat noir, tant en Afrique noire qu’ailleurs (que l’on songe à Haïti), n’est à même de garantir à ses ressortissants ce qui, dans notre vieille Europe, est devenu tellement « allant de soi » que personne ne s’y arrête plus. Mais entendons-nous bien: cet état des choses « allant de soi » n’est historiquement que très récent et, à l’échelle historique mondiale, une exception dont il faut bien connaître les assises pour seulement l’apprécier à sa juste valeur.
Dans la vision de l’Histoire (« Geschichtsbild ») de Husserl, telle qu’il la développe dans deux conférences données à Vienne les 7 et 10 mai 1935 sous le titre « Die Krisis des europäischen Menschentums und die Philosophie », la « téléologie immanente du ‘Menschentum’ (je traduis, très mal, par ‘race’) européen » commence chez les Grecs et ce, comme « un nouvel intérêt porté à l’univers ». Inclues dans le dit nouvel intérêt furent des « intentionalités illimitées (‘intentionale Unendlichkeiten’) » qui ne purent prendre effet que dans un Menschentum « qui, vivant dens le fini (‘Endlichkeit’), tend vers (‘hinlebt’) des pôles de l’infini (‘Unendlichkeit’) ». La « structure d’horizon se développant ainsi est (…) quelque chose comme une détermination morphologique ». Ortega y Gasset, de son côté, reprend et développe cette idée en écrivant au sujet de ce Menschentum européen « que (notre) réalité historique est, dans une strate plus ancienne et plus profonde, une puissance (‘Potenz’) biologique. »
Pour bien faire ressortir encore davantage l’exceptionalité de ce Menschentum européen, suffit de citer l’historien J.M. Roberts qui dans Schlaglichter, Schiler Verlag Berlin 2008, p. 607/-8 dit: « L’indifférence massive de certaines cultures et leur manque d’intérêt pour les autres est un champ vaste. Pourquoi jusqu’à récemment, les scientifiques islamiques n’ont-ils ressenti aucun désir de traduire des textes en langues européennes vers l’arabe? Si un poète anglais comme Dryden pouvait avec une belle assurance écrire un drame sur la succession au trône après la mort de l’empereur Aurangzab, pourquoi peut-on parier sans aucun risque qu’aucun écrivain hindou n’a jamais eu l’idée de reprendre dans une pièce, les événemants tout aussi dramatiques se passant à la cour anglaise vers la même époque? Il est clair qu’une explication de l’esprit d’investigation (‘Forschergeist’) européen doit chercher plus profond (… etcaetera) »  – comme nous venons de voir, oui, en effet: dans le susdit Menschentum husserlien.
Mais il y a plus (je cite en allemand in extenso vu la difficulté du texte):
« …der Inkarnationsgedanke war – gleichgültig dass das nicht intendiert sein konnte – eine unendliche Bestärkung der menschlichen Selbstachtung / la pensée de l’incarnation fut – peu importe que cela ne put être intentionné – un renforcement infini du respect de soi-même de l’homme » (Hans Blumenberg, Die Legitimität der Neuzeit, suhrkamp taschenbuch wissenschaft 1268, FFM 1999, p. 699). Ceci ne contredit nullement l' »intentionalité husserlienne » qui, comme nous l’avons vu, ne peut être pensée que tout à fait indépendante de toute velléité humaine. Il n’est que conséquent (« konsequent ») que Blumenberg attire ensuite l’attention sur une dynamique tout à fait spécifique càd propre au « Inkarnationsgedanke »: « (…) vielmehr hatte die theologische Spekulation selbst sowohl die Notwendigkeit herbeigeführt als auch die Systemverbindung geliefert, um die in der Gottesspekulation gewonnenen Kategorien mit der Vorstellung vom Menschen in Kommunikation zu setzen / c’est plutôt la spéculation théologique elle-même qui a amené tant la nécessité que la liaison systémique pour mettre en communication avec la représentation de l’homme, ces catégories élaborées au cours des dites spéculations »  Et il continue: « Dies Paradigma der Inkarnation Gottes ist also der Kern nicht nur der christlichen Heilslehre. Das war aber dann auch nicht nur Gottes Annäherung an den Menschen, sondern verdeutlichte diesem, wie er immer schon verfahren war und allein verfahren konnte: nach seinem eigenen Bild und Gleichnis zu begreifen, was er selbst nicht war und nicht zu sein vermochte / Ce paradigme de l’incarnation de Dieu est non seulement le rapprochement de Dieu vers l’homme, mais explicitait à ce dernier la façon dont il avait toujours procédé et ne pouvait que procéder: comprendre d’après sa propre image et sa propre similitude ce que lui-même n’était point et ne pouvait être » (dans: Die Legitimität der Neuzeit, op. cit., Quatrième Partie, « Aspekte der Epochenschwelle »).
Dans l’article d’Hérodote //herodote.net/France_ton_Histoire(…)1281.php déjà cité, se trouve le passage suivant: « Les historiens français et allemands, qui donnaient le ton jusqu’au milieu du XXe siècle, ont cédé le pas à leurs homologues américains. Par une téléologie inversée, ceux-ci s’appliquent à démontrer que la domination européenne des derniers siècles n’a été qu’un accident, voire une anomalie dans le cours de l’Histoire universelle. (…) Cette nouvelle Histoire est accueillie avec faveur par les cercles universitaires et politiques du Vieux Continent. En minorant voire en occultant les apports de la civilisation européenne (démocratie représentative, émancipation des femmes, révolution scientifique…), ils excusent et justifient par avance l’anémie actuelle de l’Europe », c’est moi qui souligne, en effet, revoici Nicolaus Cusanus qui, comme nous l’avons vu, y a, tout comme Saint Augustin (« Inkarnationsgedanke ») et l’évêque Tempier, joué un rôle déterminant.
On sait que Nietzsche admirait grandement la philosophie indienne – qui cependant n’avait jamais eu « besoin » de lancer quoi que ce soit de semblable à notre révolution scientifique. Quant aux Chinois, leur pensée se sclérosa au plus tard à partir de 1313 [le Sseu tchou (Louen-yu, Mong-tsu, Ta-hio et Tchong-yong) devenu obligatoire…]; inutile de parler ici de l’Afrique ou de l’Amérique.
René Fries
[à suivre]
 
 
 
 

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3 Commentaires

  1. Tout ça pour nous dire que la civilisation européenne est la plus aboutie, sinon la seule digne de ce nom ? Mais ça tient en une phrase, et tout le monde est d’accord et toutes les citations allemandes ne peuvent pas servir à le démontrer, car l’art de la citation n’est que sophisme. Vous allez croire que je vous en veux, M. Fries, et ça me fait mal de vous attaquer comme ça tous les soirs, car ça fait mal de se faire attaquer quand on est persuadé d’accomplir un acte bienfaisant en y laissant sa sueur en plus, et en y mettant son cœur. Mais c’est à vous que je veux rendre service. Vous allez finir sous la barre des 200 lecteurs si vous continuez comme ça. A quoi ça sert tout ça ?
    Mais où voulez vous en venir ? Vous pensez que vous trouverez une légitimité définitive à démontrer l’assertion de votre titre que tous les lecteurs de RL tiennent pour maxime en vous y prenant en 10 épisodes et en citant des auteurs étrangers imbitables avec des mots qui forcent à ouvrir le dico fr-fr . La démonstration tient dans la force de la logique M. Fries : si A implique B et B implique C, alors A implique C. Si A implique B, alors non B implique non A ; non ( A ou B ) équivaut à non A et non B ; non ( A et B ) équivaut à non A ou non B. Telles sont les règles de la logique ou A et B sont des propositions et non A désigne l’assertion contraire de A.
    De grâce, ne vous perdez plus dans cet effort inconsidéré qui gaspille votre temps et mettez celui-ci à profit dans des actions constructives.
    Egalement, je dois dire qu’au début de la lecture de cette 3ème partie, j’étais heureux en me disant, « Ah au moins, on dirait que c’est plus lisible » – vous sembliez avoir enfin choisi une voie médiane entre la bande dessinée et Goethe multiplié par Balzac ! Mais non, un tropisme insurmontable vous a rapidement rappelé à Goethe et j’ai fait ma petite gymnastique quotidienne des muscles du front.
    Ne me prenez pas mal M. Fries, j’essaie de vous tendre la main ; je sais que c’est pour remuer le couteau, mais il faut sortir l’abcès. Vous êtes certainement mille fois plus cultivé que moi en lettres et en histoire et ma démarche est certainement pénible et humiliante mais je suis un adepte des 4 vérités. Et c’est par empathie ; je n’arrive pas à laisser les gens se planter sans essayer de leur ouvrir les yeux sur ce qui les a fait chuter. Vous tracasser me fait mal, mais vous abandonner dans cette voie me ferait encore plus mal.
    Pourtant, il y a quelques informations historiques intéressantes dans cet article, et sûrement quelques personnes qu’elles intéressent mais ça part dans tous les sens, on peine à trouver le fil conducteur, perdus aux milieux des propositions relatives, des parenthèses, des traductions, élusions du sujet ( gram ) etc…
    Un passage m’a intéressé : « Les historiens français et allemands, qui donnaient le ton jusqu’au milieu du XXe siècle, ont cédé le pas à leurs homologues américains. Par une téléologie inversée, ceux-ci s’appliquent à démontrer que la domination européenne des derniers siècles n’a été qu’un accident, voire une anomalie dans le cours de l’Histoire universelle. (…) Cette nouvelle Histoire est accueillie avec faveur par les cercles universitaires et politiques du Vieux Continent. » Dommage que vous n’ayez pas un peu développé ça, ou le Sseu Tchou chinois.
    Par contre là : « « …der Inkarnationsgedanke war – gleichgültig dass das nicht intendiert sein konnte – eine unendliche Bestärkung der menschlichen Selbstachtung / la pensée de l’incarnation fut – peu importe que cela ne put être intentionné – un renforcement infini du respect de soi-même de l’homme » (Hans Blumenberg, Die Legitimität der Neuzeit, suhrkamp taschenbuch wissenschaft 1268, FFM 1999, p. 699). Ceci ne contredit nullement l’ »intentionalité husserlienne » qui, comme nous l’avons vu, ne peut être pensée que tout à fait indépendante de toute velléité humaine. Il n’est que conséquent (« konsequent ») que Blumenberg attire ensuite l’attention sur une dynamique tout à fait spécifique càd propre au « Inkarnationsgedanke »: « (…) vielmehr hatte die theologische Spekulation selbst sowohl die Notwendigkeit herbeigeführt als auch die Systemverbindung geliefert, um die in der Gottesspekulation gewonnenen Kategorien mit der Vorstellung vom Menschen in Kommunikation zu setzen / c’est plutôt la spéculation théologique elle-même qui a amené tant la nécessité que la liaison systémique pour mettre en communication avec la représentation de l’homme, ces catégories élaborées au cours des dites spéculations » Et il continue: … »
    Et en plus, il continue ( sic ! ). Non là vraiment, c’est un salmigondis incompréhensible et surtout c’est de la masturbation de cerveau pseudo-philosophique à caractère prétentieux et totalement inutile. Ce n’est que mon avis et libre à vos défenseurs de s’exprimer pour me pourfendre mais je doute qu’ils soient très nombreux.
    Sachez que j’ai néanmoins le plus grand respect pour la finalité de votre initiative, qui espère sceller dans le marbre de la rigueur intellectuelle l’incontestabilité d’une affirmation qui nous vaut toujours et partout mille véhémences et accusations péremptoires. Mais c’est vain dans le contexte comme par la méthode. A n’importe quel auteur on vous en opposera 10 qui diront le contraire du vôtre. La littérature dit tout et le contraire de tout. C’est un art, son rôle, c’est le beau ; pas la preuve.
    Cordialement.

  2. en tous cas en ce qui me concerne cette secte de tarés qui vivent et pensent comme au VI ième siècle sont des tueurs, violeurs et autres barbares qui polluent le monde entier, je ne peux pas arriver d’ accepter le fait que des personnes censées, intelligentes ,bonnes ou moins bonnes puissent cautionner ,voir vivre avec ça ! bref ils ne sont pas tous à mettre dans le même sac, car il y en a forcément qui ont évolués qui sont vivables non intégristes mais sur le milliard et demi de muz seulement 1 à 2 % cherchent à vivre normalement mais ou sont ils ces 1 à 2% ?? il est hors de question de vivre avec ces islamistes intégristes qu’ils restent chez eux on à nul besoin des ordures du »magrebe » c’est voulu , et du moyen orient.

  3. « Si un poète anglais comme Dryden pouvait avec une belle assurance écrire un drame sur la succession au trône après la mort de l’empereur Aurangzab, pourquoi peut-on parier sans aucun risque qu’aucun écrivain hindou n’a jamais eu l’idée de reprendre dans une pièce, les événements tout aussi dramatiques se passant à la cour anglaise vers la même époque? »
    Peut-être parce que les Indes étaient colonisées par les Anglais…

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