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L’islam n’est pas un problème économique mais culturel

Tous ceux qui pensent que l’islamisme est la conséquence d’une politique désastreuse en matière d’emploi et de logement se trompent : depuis la fin des « Trente Glorieuses », de nombreux Français subissent cette politique, sans pour autant incendier des voitures, briser les devantures des magasins, et, a fortiori, crier « Allahu akbar !». La violence qui règne dans les banlieues au point d’en faire des « zones de non-droit » n’est pas un problème politique et social : c’est un problème culturel !

C’est parce que les « jeunes » qui y résident portent le sceau de l’islam qu’ils ne s’intègrent ni socialement, ni politiquement. Autrement dit, l’islamisme n’est pas une réaction, mais une action : il n’est pas second, mais premier. En tant que mouvement fondateur, il apporte en toute logique un modèle social fondé sur la Charia.

Si la France promulguait un décret autorisant les « jeunes » des banlieues à vivre selon la loi coranique, plus aucune voiture ne brûlerait ! Certes, la drogue circulerait – car il faut bien gagner sa vie le plus aisément possible, c’est-à-dire sans travailler ! – mais l’hostilité à l’égard de la France disparaîtrait au prorata de notre islamisation. 

Car cette hostilité existe, et ne saurait s’expliquer par la haine de soi dont les « jeunes » seraient l’incarnation.

Ce que les « jeunes » rejettent, c’est notre mode d’existence, qu’ils jugent « obscène » dans toutes les acceptions de ce terme, à commencer par les libertés dont jouissent les Françaises. Et ce n’est pas le consumérisme occidental qui les fera changer d’avis : le croire est un péché d’orgueil, doublé d’une méconnaissance de la nature de l’islam.

L’islam ne s’adapte qu’à lui-même : il vient du désert et ne peut s’épanouir qu’en créant le désert autour de lui. Vouloir l’intégrer à notre monde, c’est vouloir la désintégration de notre monde. La convivialité ne peut réussir que si les convives se ressemblent. Dans le cas contraire, c’est la rivalité qui prend le dessus, et quand il s’agit de deux civilisations antinomiques, cette « rivalité » c’est la « guerre » !

Maurice Vidal