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L’islam républicain est un leurre, M. Chevènement !

Selon Jean-Pierre Chevènement, « Il faut valoriser l’islam républicain ». Et notre ancien ministre d’ajouter : « Ghaleb Bencheikh a dit avec raison qu’il fallait délivrer les musulmans d’une interprétation littéraliste des textes sacrés. À travers la Fondation de l’islam de France, qu’il préside, il y a un travail d’éducation pour montrer l’interprétation qu’on peut donner à certains prêches, et celle, surtout, qu’on ne doit pas donner ». Autrement dit : « L’islam radical, non ; l’islam républicain, l’islam tranquille, oui ».

Mais quand donc nos hommes politiques comprendront-ils qu’il ne peut y avoir la moindre compatibilité entre l’islam – même « tranquille » – et la République ?

En quoi la République exigerait-elle quelque soumission que ce soit, alors que l’islam n’est que soumission ?

La République a des frontières ; l’islam n’en a point.

La République est de l’ordre de l’humain ; l’islam est de l’ordre du divin.

La République accepte les homosexuels, les athées, les gens de toute religion et les apostats ; l’islam les combat.

Et ce n’est pas la Fondation de l’islam de France qui changera cela, car pour changer cela, il faut modifier le Coran ce qui, au regard des musulmans, est un sacrilège puni de mort !

Certes, il peut y avoir des républiques islamiques comme en Iran, en Mauritanie, au Pakistan mais il n’y a pas d’islam républicain : il faudrait, pour ce faire, que l’islam ne soit plus islamique, et un islam non islamique n’est pas l’islam.

Cette radicale nouveauté n’est donc pas prête à voir le jour.

Par contre, l’islam radical n’est pas une nouveauté : il existe depuis Mahomet, et ne cesse de grandir, y compris en terre non musulmane.

C’est cette réalité qui devrait faire réfléchir Jean-Pierre Chevènement.

Maurice Vidal