L’islam veut ma mort et je n’ai pas peur de lui

Publié le 25 mars 2014 - par - 2 838 vues

“Ceux qui combattent l’islam par leur plume périront par la lame du couteau”. Une phrase que nos amis algériens connaissent par coeur et dont Djaout, Maktoub et tant d’autres combattants irréductibles de l’obscurantisme colonial arabo-musulman en ont fait les frais au prix de leur vie. Des milliers de vies humaines ont été fauchées partout dans le monde mortifère musulman à cause de leur défiance intellectuelle à l’égard de cette religion qui n’en est pas une pire que le nazisme. D’autres ont trouvé leur salut en Occident. Ne dites jamais qu’ils sont lâches, ils joignent toujours l’acte à la parole. Notre naïveté est leur meilleure alliée. Ils ne reculent devant rien pour mettre à exécution la sentence. Les justiciers de l’islam sont une véritable 5e colonne composée de dizaines de millions d’hommes tapis dans l’ombre prêts à tout pour venger l’honneur de l’islam dès que l’ordre leur est donné. Il suffit que des cheikhs illuminés ou des prétendus gardiens des dogmes de l’islam et des oulemas, comme si l’islam était une science fondamentale, décrètent tel individu comme ennemi de l’islam et son sort est scellé et sa mort rendue licite et irréversible.
Depuis l’avènement de cette doctrine totalitaire et néfaste pour l’humanité, tous ceux qui osent s’attaquer à l’islam que le Coran qualifie d’insolents doivent payer de leur vie l’affront qu’ils lui font. L’honneur de l’islam ne peut être lavé que dans le sang de ses outrecuidants.
Ce n’est certainement pas Mahomet, pionnier en matière d’assassinat des intellectuels qui dirait le contraire avec les meurtres ordonnés de la grande poétesse arabe Asma Bint Marwan dont le seul crime , à supposer qu’il en soit un, est d’avoir condamné le meurtre du vieux poète Afak à Yéthrib ( l’actuel Médine)
Censés appliquer à la lettre les recommandations de Mahomet et s’inscrire dans la continuité idéologique de son action, ils ne peuvent en aucun cas commettre la moindre entorse à leur feuille de route s’ils ne veulent pas finir eux-mêmes dans les feux ardents de l’enfer. Nourris de sa Sira, ils doivent veiller à préserver leur religion contre toute attaque que ses imams et cheikhs jugent comme hostile et inamicale contre leur foi. Leurs seuls mots d’ordre, venger, punir, châtier, décapiter, crucifier et broyer les os de tous ceux qui sèment la discorde et jettent le discrédit sur leur religion. Et comme le leur ordonne Mahomet :” Tuez mes ennemis, mes ennemis sont aussi les vôtres? tuez-les”
Les assassins de Farag Foda en 1992, totalement analphabètes qui n’ont jamais lu un traître mot de son oeuvre n’avaient pas eu besoin de faire preuve de discernement et d’évaluer la conséquence de leurs actes. Les gardiens du Temple musulman, ordonnateurs des crimes contre l’intelligence et le savoir lumineux, leur avaient offert une opportunité inespérée en les désignant comme étant les exécutants privilégiés de l’oukase (fatwa) émis à l’encontre de Farag Foda qui leur vaudrait la reconnaissance éternelle d’Allah et le bénéfice de sa villégiature paradisiaque.
Des illustres intellectuels comme le libanais Mustapha Jéha tombé sous leurs balles et le grand Naguib Mahfoudh,qui avait échappé à une tentative d’assassinat l’avaient appris aussi à leurs dépens.
Les vrais musulmans n’ont peur de rien sauf de rater le rendez-vous du Jugement dernier. Il serait illusoire de croire qu’ils vont faire preuve de compassion et se montrer magnanimes en sursoyant à l’exécution d’un fatwa décrété contre les pourfendeurs de leur religion.
Ce que Mahomet avait fait, ils doivent le faire eux aussi. Aucune loi ne peut leur être opposée car il n’y a qu’une seule loi à laquelle ils sont tenus celle qui exprime la volonté d’Allah.
Il est absurde et irresponsable de croire que la voix de la raison finira par guider leur action et que la menace de mort dont je fais l’objet personnellement serait une vue de l’esprit et l’oeuvre d’un esprit enfiévré.
C’est justement parce que l’islam lui-même est la cause de cette fièvre délirante et endiablée que le danger ne doit pas être sous-estimé.

Salem Benammar

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