Little Big Horn, un désastre devenu légende

Publié le 23 mai 2020 - par - 40 commentaires - 1 730 vues
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Custers Last Stand | Battle of little bighorn, American indian ...

Depuis l’indépendance des États-Unis, le 4 juillet 1776, jusqu’à la défaite du dernier chef apache Géronimo en 1886, les guerres indiennes restent la facette la plus controversée de la Conquête de l’Ouest.

Fabuleuse épopée pour les uns, génocide impardonnable pour d’autres, les guerres indiennes et le sort réservé aux tribus d’Amérique du Nord n’ont pas fini de faire débat.

Tantôt affreux sauvages capables des pires atrocités, tantôt malheureuses victimes dépouillées de leurs terres, les Indiens n’ont cessé d’alimenter la littérature américaine et de faire les délices des studios d’Hollywood.

Nul ne serait capable de compter tous les westerns tournés à ce jour.

Peintures Alfredo Rodriguez - Amérindiens & autres | Images ...

Mais parmi les épisodes sanglants de cette conquête, la bataille de Little Big Horn, qui vit l’anéantissement d’un détachement du 7e régiment de cavalerie des Etats-Unis, sous les ordres du général Custer, est incontestablement la tragédie qui a le plus marqué l’imaginaire collectif.

De traumatisme national, la défaite de Little Big Horn est devenue légende.

Et de nos jours, la controverse perdure, concernant George Armstrong Custer, l’officier le plus indiscipliné de l’armée des États-Unis.

A-t-il failli dans sa stratégie, a-t-il été trahi par ses officiers qui l’ont abandonné, a-t-il été le bouc émissaire idéal pour porter le chapeau dans la pitoyable gestion des Affaires indiennes ?

Le fait est que Custer  est de nos jours une légende américaine, un héros de la guerre de Sécession, mais aussi une fascinante figure de la conquête de l’Ouest.

Célébré comme héros intrépide et audacieux, ou décrié comme « tueur d’Indiens » sans pitié, suite au massacre de Washita en 1868, il a inspiré autant d’écrivains américains qu’Abraham Lincoln !

Diplômé de l’Académie militaire de West Point en 1861, où il se fait davantage remarquer par son insoumission que par son goût des études, il va se tailler une renommée de chef impétueux et ambitieux durant la guerre de Sécession de 1861 à 1865.

Il brille en menant d’étincelantes charges de cavalerie victorieuses, à Gettysburg, Woodstock et autres théâtres mythiques de la guerre civile.

C’est ainsi qu’il devient le plus jeune général de division de l’armée américaine. Démobilisé à la fin de la guerre, il réintègre l’armée un peu plus tard avec le grade de capitaine, pour mener la guerre aux tribus indiennes, qui s’opposent à l’inexorable avancée des colons.

En 1876, c’est avec le grade de lieutenant colonel que Custer mène la bataille de Little Big Horn, dans le Montana. Mais dans la mémoire collective, il reste un général.

Cette bataille mythique est l’aboutissement d’une désastreuse politique menée par Washington, concernant le sort des tribus indiennes.

En 1776, les États-Unis ne représentent qu’une quinzaine d’États situés à l’est du Mississippi.

En 1803, Napoléon, qui se fout éperdument de l’Amérique et ne jure que par l’Europe, vend la Louisiane au gouvernement américain pour une bouchée de pain.

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Mais la Louisiane française de l’époque, ce sont 13 États actuels des États-Unis, un immense territoire comprenant les grandes plaines du centre, où vivent les Sioux et les Cheyennes.

En 1824 est créé le Bureau des Affaires indiennes.

Si la tolérance et le dialogue prévalent les premières années, beaucoup jugent que les Indiens sont une race inférieure qui n’a aucun droit.

En 1833 commencent les déportations des tribus vers l’ouest du Mississippi. Déracinement et conflits avec les autres tribus annoncent des lendemains tragiques.

En 1840 commence la Conquête de l’Ouest, amplifiée en 1848 avec la ruée vers l’or en direction de la Californie.

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Aux massacres des troupeaux de bisons, animal vital pour les Indiens des plaines, répondent les massacres de colons par les tribus hostiles à l’envahisseur. Pas de quartier. Hommes, femmes et enfants y passent.

Aux raids indiens sur les colons succèdent les représailles de l’armée.

En 1851, un traité entre le gouvernement et les tribus est signé à Fort Laramie. C’est la naissance des réserves indiennes.

Après la guerre de Sécession, la conquête de l’Ouest s’amplifie avec l’arrivée du chemin de fer, le « cheval de feu » qui bouleverse un peu plus la vie des Indiens et accélère le massacre des bisons.

En 1868, un nouveau traité accorde aux Indiens des plaines un territoire autonome dans les Black Hills, une terre sacrée pour les Sioux et les Cheyennes.

Mais la découverte d’or dans la région va entraîner une nouvelle ruée d’aventuriers, incitant le gouvernement à racheter les terres aux Indiens… qui refusent.

Sitting Bull et Crazy Horse rassemblent alors les tribus sioux et cheyenne. Ce sont 1 800 guerriers qui se préparent à combattre les soldats bleus près de la rivière Little Big Horn, dans le Montana.

Du côté de la cavalerie, quatre détachements doivent se diriger vers le camp indien, dont l’un de 647 hommes, commandé par Custer.

Arrivé le premier sur les lieux, celui-ci décide d’attaquer sans attendre les renforts et divise son détachement en trois groupes, prenant la tête de 210 cavaliers. Une erreur qui lui sera fatale.

Le prix de l’orgueil et de la vanité. À l’officier qui lui demandait au matin de la bataille : « Où va le régiment ? », Custer avait répondu :

« En enfer… ou vers la gloire, c’est une question de point de vue. »

En moins d’une heure, Custer et ses soldats, encerclés, sont anéantis, succombant sous le nombre. Seul le cheval d’un officier survit au massacre.

Aucun des deux autres groupes ne viendra à leur secours, étant eux-mêmes en difficulté.

Les renforts arrivant peu après sur le champ de bataille dénombreront plus de 200 morts, tous mutilés et scalpés. Seul le corps de « Cheveux longs », entièrement dénudé, n’a pas subi de sévices.

Du côté indien, on compte une centaine de morts.

Le retentissement de cette défaite est immense. Effroi, colère et humiliation dominent à Washington.

La stratégie de Custer est mise en cause. Sa témérité dénoncée pour avoir sous-estimé les forces de la coalition indienne.

Mais l’Amérique ayant le culte des héros, elle ne tarde pas à faire de Custer une figure mythique de la Conquête de l’Ouest.

Mort à 36 ans, le héros de la guerre de Sécession aux 60 charges de cavalerie victorieuses, le « tueur d’Indiens sans pitié », entre dans la légende.

Dans un pays jeune, dont la courte histoire compte encore peu de figures emblématiques, Custer est assuré de garder sa place parmi les héros qui ont bâti l’Amérique.

Un an après l’éclatante victoire indienne de Little Big Horn, Crazy Horse se rend.

Sitting Bull, traqué lui aussi, s’enfuit au Canada.

La réserve des Black Hills est morcelée.

Et en 1886, c’est au tour d’un grand chef de guerre apache, Géronimo, de capituler au Nouveau Mexique, après des années de combat désespéré.

Les guerres indiennes se terminent. Une grande page de l’histoire de la Conquête de l’Ouest est tournée… pour mieux revivre aujourd’hui sur nos écrans par la magie du cinéma.

Sans doute cruelles, sauvages et impitoyables, ne faisant plus la distinction entre hommes, femmes, enfants et soldats, les guerres indiennes sont aujourd’hui le fardeau des adeptes de la repentance.

Mais il appartient aux historiens d’en juger.

Jacques Guillemain

 

 

 

 

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Notifiez de
Hans

Cette saloperie de Custer et ses sbires n’ont eu que ce qu’il méritaient; sûr que c’était plus facile de tirer sur des femmes, enfants et vieillards sans défense comme sur la Washita, ou à Sand Creek avec cette merde de Chivington parmi tant d’autres massacres, que de s’attaquer d’hommes à d’hommes! L’histoire américaine n’est constituée pour l’essentiel que de vol de territoires et du génocide indien; pas de quoi être fier!
Que ça nous serve de leçon à nous en Europe, si nous ne voulons pas être les futurs indiens parqués dans des réserves dont les enfants seront convertis de force (à l’instar des enfants indiens, une fois parqués dans les réserves, que les amerloques ont réquisitionné pour les « instruire » et les convertir à la Bible, là ce sera le Coran. L’histoire se répète ici et là..

Requiem

La vente de la Louisiane n’était pas une mauvaise affaire, le Corse s’est débarassé d’un territoire français sur le papier ( et avant espagnol) mais sans existence comme état.
Pour du palpable, 3 millions $ en or, équivalent à 2 milliards aujourd’hui.
La Louisiane c’était 30000 blancs, dont beaucoup d’espagnols, et autant de noirs, le reste des sauvages scalpeurs.
La Russie également s’est débarassée de l’Alaska en 1867, manque de bol 30 ans après on y trouvai de l’or, plus tard du pétrole, mais forer dans la glace c’est loin d’être simple, suffit de voir en Sibérie. Dommage que les ricains n’aient pas rachetés les antilles, on aurai été débarassés de cannibals stupides et haineux.
Tant la main à un noir il te la bouffera.

nevada

Et que dire des Kanaks de Nouvelle Calédonie qui, eux aussi, ont été réduits au silence après s’être battus pour sauver leur liberté. En pure perte! Deux sociétés cohabitent actuellement. Mon coeur va vers les Kanaks car, pour ce qui est des blancs, français d’origine, ils sont tellement américanisés que l’on peut les considérer comme déculturés. Là aussi, il y a eu génocide. A qui le tour aujourd’hui? A nous?

Ivar

Article enrichissant.
Dans tous les cas, toutes les Amériques ont morflé, sud, centrale ou nord.
On peut ajouter l’Australie.
Actuellement les Palestiniens ( eux ils ont déjà leurs reserves ), bientôt les Inuits.
Les Européens ce sera pour bcp plus tard.
A moins de dresser des murs, parce que des frontières même gardées, ne suffiront pas.

Eric des Monteils

Le vol d’un pays entier au prix de massacres affreux . . . .et on prétend fonder une civilisation là-dessus ?
Mais chhhuuttt . . . .il ne faut pas en parler : c’était des sauvages, presque pas humains, bien sur.

POLYEUCTE

Rappel historique nécessaire, Merci.
Voilà l’exemple type des Guerres de Civilisations que nous vivons de nos jours en Europe, toutes proportions gardées.
Devrai-je céder ma Hutte devant les moquées ?

Steph****

Pas tant que le général cluster nous maintiendra dans nos réserves de 100 km de diamètre.

Henri

Je vous apporte une autre précision Jacques, sur ce que représentait la Louisiane avant l’époque napoléonienne.
Si elle se définit comme vous la représentez en 1812, il se peut que vous n’ignorez pas son étendue à l’époque de Louis XIV. Ses frontières partaient du nord, de la région des Grands Lacs, jusqu’au sud, golfe du Mexique. De l’est, des monts Appalaches jusqu’à l’ouest aux premiers contreforts des Rocheuses. Je vous laisse imaginer tous les états actuels que cette Louisiane englobait.
Extrait du livre: Vieille Amérique de Georges Oudard, la Louisiane au temps des Français auquel est jointe, une carte de ce territoire écrite en ancien françois.

Glandu

Dommage que la repentance française ne considère pas notre colonisation comme plus pacifique, car on aurait sans doute eu intérêt à faire nous aussi le ménage au lieu de construire des maternités des hôpitaux et toutes les infrastructures qui ont permis aux colonisés de se reproduire comme des lapins….Qui aujourd’hui nous haïssent et nous colonisent à leur tour avec l’aide des nos dirigeants au grand cœur.

Paskal

« on aurait sans doute eu intérêt à faire nous aussi le ménage »
Voilà quelqu’un qui ne cède pas au chant des sirènes du politiquement correct !

Henri

suite.
White Bull raconte:  » Alors que nous passions devant le corps dénudé du grand soladt qui gisait sur le dos, Bad Soup, le désigna du doigt en disant:  » Cheveux longs se croyait le plus grand homme de la Terre. Le voilà mort ».
Sur ce, White Bull répondît:  » Et bien si cet homme est Cheveux longs, c’est moi qui l’ait tué.
Il est par ailleurs précisé, que personne ne scalpa le général cat il portait à cette époque, les cheveux courts.

Henri

Et pour compléter sur cette légende fabriquée sur Custer, il convient de préciser, que peu d’amérindiens connaissaient Custer physiquement; qu’ils appelaient « Pe-Bin Hanska » signifiant  » tête aux cheveux longs ou cheveux longs ».
C’est White Bull, neveu de Sitting Bull qui lutta au corps à corps contre Custer et le tua, sans savoir qu’il avait affaire à Custer. White Bull tua de deux balles de revolver ( celui appartenant à Custer), une première en pleine tête et la seconde au coeur.
White Bull apprît plus tard, revenant sur les lieux, accompagné d’un autre guerrier se nommant Bad Soup voire Bad Juice et qui connaissait Custer pour avoir vécu aux abords de fort Abraham Lincoln et où Custer se trouva un temps.
Suite dans encart n°2.

Paskal

« Tantôt affreux sauvages capables des pires atrocités, tantôt malheureuses victimes dépouillées de leurs terres »
Les deux sont vrais.
Beaucoup de gens de gauche idéalisent complètement les Indiens qui certes étaient chez eux mais cela n’en faisait pas des petits anges pour autant.

emerillon

Cruelle histoire du passé il faut le reconnaître , le temps s’est écoulé et aujourd’hui le sang Indien s’est mélangé à ceux héritiers de massacres pour la conquête de territoires volés .
Ainsi se termine l’histoire !
Maintenant , si on veut la comparer à l’invasion muzz , nous sommes suffisamment armés pour résister , sauf que d’autres ont voté pour un type qui , à lui tout se sert d’eux pour détruire notre terre !

Emile

Pas tellement hypocrites ,les amerlocks….
Ils s’accaparent des terres et genocides leurs habitants
Pourtant leur constitution de 1776 parle bien des droits de l’homme …..lesquels sont sublimés , que dis je , déifiés de nos jours …
Ce n’est pas le premier connard que les amerlocks ont pour héros……

BUTTERWORTH

groupe d apaches libres sierra madre apacheria fin des combats 1930 CANYON PLATEAU RETIRE autres exemples ailleurs

saintongeais

Citation connue de Custer : « Un bon indien est un indien mort! »

volquesarecom

Faux . Cette phrase est de Philip Sheridan

quiditvrai

OK Jacques , belle histoire , mais peux-tu m’expliquer ce que cela apporte au combat que nous menons à part la distraction.

Explication

Les envahisseurs gagnent et soumettent la population.

Oslo

Peut-être un avant goût de ce qui risque d’arriver en France puis probablement en Europe mais à la puisssance dix. Rien ne relève du hasard.
Ce texte qu’aurait tenu le Chef amérindien Seattle devant l’Assemblée des tribus d’Amérique du Nord en 1854. Une vraie merveille ::

http://www.psyvig.com/doc/doc_26.pdf

ahje

J’y vois une assimilation entre Français de souche et indiens…quoique les apaches sont parlementaires au service des allogènes….

Steph****

Un parallèle avec notre futur peut-être ?

Spipou

Un peu de repos par rapport aux cornichoneries habituelles du site, et qui n’apportent rien non plus.

Jean-Paul Bourdin

On se demande alors vraiment ce que vous venez y faire, alors…Vous devez avoir bien du temps à perdre !

Rambo

Probablement un pisse-froid… Il y en a partout hélas.

patphil

les indiens avaient accueilli les pères pèlerins et autres, les sauvant même de la famine (thanksgiving en est la reconnaissance) et puis, l’invasion migratoire a continué jusqu’à la submersion totale
il est vrai que pour les français l’histoire n’apprend rien

Jean-Marie

Sans être le moins du monde historien, je suis viscéralement du côté de ces « sauvages » qui constituaient les grandes nations indiennes vivant sur ces immenses territoires, de manière on ne peut plus écologique.J’aurais aimé vivre parmi eux.

tony

Pour l’écologie et les grands espaces il faudra repasser, mais pour ce qui est de vivre parmi les sauvages vous allez être servi, et sans voyager.

sitting bull

la fuite et entra dans deep ravine ou ils furent exterminé , pendant se temps les troupes des 3 cies restantes prirent la fuite vers custer hill , ce fut une déroute et un massacre au moment ou E cie était massacrée aussi , il ne restait que F cie sur la custer hill quii fut rejointe par des éléments des autres compagnie , custer hill fut encerclée a son tour et succomba avant 18 h , le battalion de reno fut rejoint par benteen sur la reno hill et firent mouvemnt tardif vers custer avec une avancée par Weir , les 7 cies restantes attaquée furent repoussé une nouvelle fois sur Reno hill , encerclé jusqu’ a midi le 26 , elle repoussèrent charge sur charge , jusqua l arrivée de terry le matin du 27 , alors les indiens n était pas 1800 guerriers mais plus de 4000 avec un village de 1800 tipis

Spipou

Merci pour cet exposé !

sitting bull

Après sa charge dans la médicine tail coulee les 2 cies E et F firent retraite par la DEEp coulee rejoignant custer qui progressait par nye carthrige ridge , les 2 bataillons firent jonction a Calhoun ridge ou Calhoun et crittenden firent halte avec L cie et installèrent une ligne d escarmouche , le reste du bataillon avec les cies I et C haltèrent sur battle ridge ou Keogh envoya un peloton de c cie conduit par Finley aider Calhoun , les indiens s étant emparer de greasy grass ridge attaquèrent ces 2 cies qui firent retraite , ensuite I cie et le second peloton de c furent déborder , 2 cies Eet F firent route vers le nord cherchant un autre gué , repoussé elles se retirènt rejoignant custer hill ou F fit halte , E cie s arreta en bas de la colline ou les indiens attaquèrent , E cie pris

sitting bull

ben je suis historien spécialiste sur le sujet , le seul peut être en Europe avec plus de 400 documents qui proviennent des sociétés d histoire Américaine , il y a déjà des erreurs dans cet exposé , une grande erreur sur les chiffres notamment , il n y a pas eu 200 morts mais 300 « décompte est de 269 morts y compris dans les 3 bataillons de Benteen , Reno et McDougall , 52 blessés graves dont 3 décédées , 23 disparus » , Benteen trainassa volontairement avec son bataillon D , H, et K croyant qu’ il n y avait pas d indien dans la vallée , Reno chargea mais arrêta sa charge en voyant la taille du village et pris peur puis ordonna la retraite qui fut une déroute avec les cies A G M , Custer pris la route du nord avec son bataillon C E F I L et fit charger par la médicine tail coulee

Theodore

« Et en 1886, c’est au tour d’un grand chef de guerre apache, Géronimo, de capituler.  » dixit

Je constate en tous les cas la meme chronologie entre la fin des affaires indiennes et la fin des affaires arabes dans la conquete de l Algerie…

La derniere etant la campagne du Sahara (1881-1902) …

En tous les cas, le merite revient a la France, celle ci fut moins cruelle, sauvage ou impitoyable que les premiers colons europeens en Amerique.
( je n ai pas connaissance de massacres comparables de populations en algerie ? , ni meme de boucheries et aneantissements d animaux ! / En 1800 : il y avait environ 75 millions de bisons dans les Grandes Plaines, en 1886 il n y en avait presque plus…)

meulien

si on avait agi comme en amerique,nous y serions encore!

Theodore

@meulien

Je n ai pas pu en parler ( vu l indexation reductrice de SC en terme de mots ) mais merci de l avoir fait a ma place. Le but de cette comparaison vous l avez compris

GLANDU

Et pourtant les maghrébins nous haïssent tellement par ce que nous les avons laissés se reproduire. La bonne âme française a ses limites.

Spipou

Merci pour cet excellent rappel chronologique.

Mais il convient d’ajouter que les territoires à l’ouest de la Louisiane, à l’exception du Texas qui était « tombé » en 1845, furent mexicain jusqu’au traité de 1848.

Quant à la conclusion « Mais il appartient aux historiens d’en juger. », on ne saurait mieux dire.

Paskal

Mexicains ? Oui et non. Ils étaient surtout indiens. A part quelques places fortes dans le sud, on ne devait y parler espagnol.

Theodore

Non pas en 1845, mais un an plus tard… de 1846 a 1848 ! ( voir le celebre santa anna du film fort alamo avec john wayne )

Cette annexion par les États-Unis ( yankees + texans ) des territoires mexicains fut l’un des facteurs déclencheurs de la guerre de Sécession une douzaine d’années plus tard… ce que beaucoup ne savent pas