Livre : « Il était une foi, l’islam… » de Majid Oukacha

Publié le 5 juillet 2015 - par - 10 007 vues
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C’est en mars 2015 que les Editions Tatamis ont publié un livre intitulé « Il était une foi, l’islam… ». Son auteur, Majid Oukacha, est un ex-musulman qui a eu le courage de consacrer huit années de sa vie à un examen approfondi de l’islam, c’est à dire du Coran et de la vie dissolue du prophète Mahomet.

Le titre semble exprimer le désir de conter une histoire révolue. Ceci est l’expression, me semble-t-il, d’un voeu pieux. C’est que la violence, intrinsèquement liée au Coran et à la biographie de Mahomet, comme toute violence sacrée d’ailleurs, se régénère et s’alimente aussi des débats, des dénonciations et même du sang versé lors des massacres qu’elle suscite aujourd’hui. Des preuves ? En voilà au moins deux :

Nous avons assisté, presque médusés, à « la réunion plénière de la nouvelle Instance de dialogue avec le culte musulman » qui s’est tenue le 15 juin 2015. « Le culte » ne sachant pas parler, ce sont des musulmans, en chair et en os, qui ont exigé que MM. Cazeneuve et Valls luttent plus résolument contre l’islamophobie et les aident à ériger plus de mosquées, alors même que le sang versé les 7, 8 et 9 janvier 2015 l’était bien au nom d’Allah et de Mahomet. Cela continue aujourd’hui avec la décapitation et l’exposition d’une tête sur le sol français.

L’autre preuve est que ce livre tombe inéluctablement dans un piège classique, tendu par l’islam à tous ceux qui s’en occupent, peu importe leurs intentions. Tout en dénonçant l’islam, notre auteur ne s’aperçoit pas qu’il introduit dans la langue française le cheval de Troie qui a toujours servi de monture à l’islam. Il s’agit de méthodologies et de concepts forgés, en langue arabe, par les disciples de Mahomet. La moindre des choses aurait été d’utiliser des termes et des concepts équivalents, issus du vocabulaire français. Les faits et gestes ignominieux de Mahomet, ses conquêtes, territoriales et féminines (esclaves) parlent d’elles-mêmes et sont ainsi mieux nommés. Il n’est donc nullement nécessaire d’adopter la façon de faire des théologiens et des thuriféraires musulmans pour se convaincre soi-même, et puis convaincre les lecteurs français, de la terrible violence physique et symbolique, véhiculée par le Coran et par Mahomet. Les 1001 citations égrenées par l’auteur ne font que ‘dé-structurer’ le récit et, par conséquent, la pensée de ceux qui s’aventureraient à y plonger, sans prendre de précautions. Le jargon en arabe, transcrit tel quel, qui se veut preuve d’érudition, est à mon sens, un manque de respect pour ses lecteurs. Il embrouille la pensée plus qu’il ne l’éclaire.

Ceci étant dit, le livre est un témoignage poignant, d’un ex-musulman qui n’en pouvait plus de voir l’aveuglement, si ce n’est la mauvaise foi, non seulement de ses coreligionnaires, mais aussi de ses concitoyens français qui aimeraient bien continuer à considérer l’islam uniquement comme religion, ou comme culte. Cela exaspère notre auteur à telle enseigne qu’il en vient à écrire ceci : « Des musulmans m’ont un jour dit que l’islam du Coran est une religion de paix et de tolérance »  et puis, un peu plus loin : « … je n’écarte pas l’idée que ces musulmans aient pu me parler de cette religion comme une religion de  »pets et de tollé rance »… ». Il y a donc de quoi péter les plombs !

Le livre est un curieux mélange : vous y trouverez tantôt des questions et un discours direct adressés aux musulmans et puis, quelques chapitres plus loin, vous aurez affaire à une argumentation bien étayée par moult citations coraniques et puis, vous tomberez sur une sorte de fiction où le vol d’une pomme est mis en jugement. L’auteur déploie tout une casuistique pour envisager différentes issues que pourrait avoir ce cas devant un tribunal islamique. Et tout est à l’avenant.

Ce que nous pouvons retenir de ce livre, c’est que le Coran est bel et bien un livre dé-structuré. Aussi a-t-il un fort potentiel de brouiller la pensée de ses lecteurs et de ses commentateurs. Les différents livres où est compilé, en arabe, le fatras de ce que Mahomet a pu dire et entreprendre sont du même acabit. L’hétérogénéité et l’éclatement de ce que produit, aujourd’hui, un ex-musulman français lorsqu’il s’attache de trop près à ces récits, prouvent encore une fois, qu’il y a de quoi s’y perdre si l’on ne sait pas aller à l’essentiel.

Je vous recommanderai ce livre parce qu’il vous permettra de vous pencher sur deux cas en n’achetant qu’un seul livre : 1°) Le cas du sanguinaire et obsédé sexuel qu’est Mahomet et puis 2°) celui de notre auteur qui, à force de consacrer huit années de sa vie à l’étude de ce qui fonde l’islam en vient presque à perdre la raison.

Accessoirement, vous prendrez conscience de ce qui me guette, moi qui m’occupe de ce sujet depuis si longtemps ! A moins que je n’écrive déjà plein de bêtises, sans m’en rendre compte.

Pascal Hilout

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