L’oecuménisme, cela ne marche pas avec l’islam…

Publié le 14 août 2014 - par - 1 329 vues
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DNous avons tous en mémoire l’assassinat des enfants juifs à Toulouse (Mohamed Merah), plus récemment l’attentat contre le musée juif à Bruxelles.

Nous voyons en ce moment Barbès, Sarcelles… saccagées, les émeutes, les manif, autorisées ou non, mais même interdites, elles se font quand même, imposant dans nos rues le drapeau du Hamas, des femmes en burka, des banderoles associant l’étoile de David et la croix gammée…, et j’en passe.

Nous savons aussi que le Hamas est reconnu comme un mouvement terroriste qui veut détruire Israël, et que les manifestations de ces jours-ci sont en fait l’illustration, ou un épisode de l’état de guerre dans lequel nous sommes depuis le 11 septembre 2001.

Mais bien sûr il ne faut pas faire peur aux braves gens. Alors on met le paquet avec ce qu’on appelle la désinformation, la manipulation, le mensonge, etc…. L’enfumage, il semble que ce soit le mot à la mode.

C’est ce que montre l’article de Jean-Louis Burtscher sur Strasbourg, où il parle de « repas de partage » et un peu plus loin de « collabos ». Et de « dialogue interreligieux entre un rabbin et un iman ! »

Dans cet esprit on peut noter aussi les émissions d’ Abdennour Bidar sur France Inter. Qui s’efforce de nous démontrer que non, non, il n’y a rien à craindre, il suffit d’écouter l’autre et de le comprendre.  Quant à savoir qui écoute qui, ou en tout cas est sommé de le faire, c’est une autre histoire.

Si je me souviens bien, le pontificat de Jean-Paul II a été consacré en grande partie à la réalisation de l’œcuménisme, le rapprochement entre les églises. On a envie de sourire. Mais il me semble plutôt qu’il s’agit encore et toujours d’une tentative de reprendre le pouvoir, dont l’Eglise catholique a été dépossédée par la loi de 1905, dite « Loi de séparation des Eglises et de l’Etat. »

Et tout à l’heure, feuilletant le magazine Vocable, je tombe sur un article intitulé :

Chrétiens, musulmans, juifs, tous sous un (même) toit. (1)

« Le prêtre appelle cela « ce que l’on n’a pas encore osé ». Le rabbin parle de « l’affirmation de l’esprit », l’iman se réjouit que les gens apprennent à se connaître : à Berlin les chrétiens, les juifs et les musulmans veulent construire une maison commune de prière et d’enseignement. Des dons doivent financer la construction. Les initiateurs ont déjà mis en route ce que l’on appelle une campagne de Crowfunding. Les donateurs doivent acheter une ou plusieurs tuiles symboliques d’une valeur de 10 euros pour ce projet unique en son genre. La construction sur la Petriplatz est prévue pour 2016. Les frais s’élèvent à 43 millions5 d’euros, on estime que cela durera 2 ans. Dans l’édifice les trois religions doivent avoir leur propre espace sacré. Et chacun débouche au centre sur un espace commun. A côté des espaces religieux sont avant tout prévus des manifestations d’enseignement et d’information pour favoriser la compréhension réciproque (mutuelle). Les initiateurs soulignent expressément que les non-croyants et les athées sont invités à discuter avec les représentants des religions ».

Donc, en Allemagne, à Berlin aussi, on s’efforce de nous démontrer que tout va très bien, qu’il n’y a aucun problème, que la paix règne partout, ou en tout cas, qu’elle peut régner si chacun s’en donne la peine.

Je viens de lire le nouvel article de Jean-Louis Burtscher, celui du 7 août, où il nous parle des Allemands qu’il rencontre, et qui sont, comme nous, effrayés de ce qui se passe en Allemagne avec l’Islam. Et qui se sentent, comme nous, trahis par leurs élus. Connaissant moi-même bien l’Allemagne, je me suis souvent posé la question, n’y étant pas allée depuis un certain temps : que se passe-t-il là-bas ? Que pensent les Allemands ? Merci donc à Jean-Louis Burtscher d’éclairer ma lanterne. Je vais une fois par mois à un Stammtisch où je rencontre des allemands qui habitent la région PACA, mais le sujet n’a pas encore été mis sur le tapis, peut-être devrais-je le faire. (2)

Un mot, un adjectif, dans le texte de Vocable, me donne à réfléchir, le mot réciproque, que l’on peut aussi traduire par mutuel. Parce que, me semble-t-il, aucune réciprocité n’est possible entre les trois religions monothéistes, que ce sont toujours les mêmes qui doivent céder, devinez lesquels ?

Et ce qui se passe à Gaza, avec les retombées en France (3), les manifs pro-palestiniennes, interdites ou non, le trouble à l’ordre public, les dégâts  physiques et matériels qui, comme d’habitude, seront payés par le contribuable, me semble absolument incompatible avec cette politique mielleuse, doucereuse, qui tend à nous faire croire que les trois religions monothéistes peuvent s’entendre. Il n’y a qu’à regarder notre histoire pour voir que ce n’est pas vrai.

Pour finir, essayant avec les moyens limités qui sont ceux du citoyen lambda, les informations que l’on peut glaner ici et là, les témoignages des uns et des autres, j’essaie de comprendre si c’est seulement en accord avec la doctrine chrétienne du « aimes ton prochain comme toi-même » que le pape François (pourquoi l’appelle-t-on par son prénom celui là ?) nous recommande d’accueillir chaleureusement les immigrés à Lampedusa, ou s’il participe tout simplement à cette politique de destruction de la société et de la culture occidentale. Je ne peux m’empêcher de penser à Pie XII, aux reproches qui lui ont été faits après la guerre, de n’avoir pas utilisé sa notoriété, la place particulière qu’il occupait dans le monde, pour sauver les juifs d’Europe.

Jacqueline Fichet, Aix-en-Provence

(1) Vocable est un magazine qui aide à apprendre les langues étrangères. Il propose des articles de la presse internationale avec du vocabulaire expliqué, ici en allemand.

(2) http://ripostelaique.com/comment-les-allemands-vivent-lislam.html

(3) Intifada à Gaza-sur-Seine,  Valeurs Actuelles du 24 au 30 juillet 2014.

 

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