Logement social : Christine Boutin préfère les « exclus » issus de l’immigration que les vieux travailleurs

Publié le 28 avril 2011 - par - 1 671 vues
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Le journal régional de FR3 de ce soir s’est attardé sur le jugement de la cour d’appel, relaxant les deux policiers mis en cause dans la mort, par électrocution sur un site EDF, de deux jeunes de Clichy-sous-Bois. Deux mots, pas plus, sortant de la bouche de l’avocat des deux policiers, nous ont été communiqués. Par contre, ce moment de « l’information », -qui n’a pas même donné la parole aux syndicats de policiers, en particulier au syndicat FO (majoritaire)-, nous fera bien entendre l’avocat Mignard, qui « a honte, (…) et qui a accueilli avec stupéfaction la décision, qui est aussi une décision contre les juges (…) la décision, à l’initiative de « la » procureur, c’est le pouvoir politique ».

On nous a aussi fait écouter, le frère d’un des deux jeunes électrocutés, laissant entendre que les nuits de novembre 2005 pourraient bien recommencer, et un certain Samir Mihi, membre d’une association de jeunes constituée à Clichy-sous-Bois après les nuits d’affrontements, d’incendies d’écoles, de gymnases, d’entreprises, de bus et de véhicules d’habitants calcinés. A entendre ce dernier, avec ce jugement, « il y aurait deux justices » dans ce pays. La conclusion sera donnée par la journaliste, indiquant que les familles décidaient de se pourvoir en cassation.

La « démocratie chrétienne » manière Madame Boutin

Dans une toute récente interview, l’ancien ministre « dénonce la droitisation de la France ». Elle précise son propos en pointant « la stigmatisation des musulmans ». Question : En quoi les musulmans sont-ils stigmatisés par cette France qui se « droitise » ? Madame Boutin ne nous le dira pas. On devra deviner, en quoi consiste cette « France qui se droitise »…

Madame Boutin pense-t-elle, comme ces personnes qui manifestaient hier à Montreuil, réclamant le droit des femmes voilées, à pouvoir accompagner les classes, au nom de « l’égalité » de toutes les mamans ?

Devra-t-on se dire : que ce n’est pas bien d’être mécontents, parce que des musulmans de la tendance salafiste, venant de tous les départements de la région parisienne, s’agglutinent chaque vendredi rue Myrha, « pour prier » ?

Devra-t-on se dire : que c’est xénophobe d’être indignés, quand ces « croyants » là s’approprient deux rues chaque semaine, pendant deux heures, et qu’ils ont constitué une milice de la mosquée, portant brassard et exerçant un véritable pouvoir de police ?

Devra-t-on, pour répondre à l’appel du ministre Boutin, ne surtout pas se demander : mais comment se fait-il qu’en en Algérie musulmane on interdise les prières de rues mais qu’en France elles puissent imposer leur diktat et soumettre les élus à un chantage : vos rues contre des mosquées ?

Pour éviter de se « droitiser », devra-t-on applaudir aux sommaires arguties, style Maire PS du 18ème arrondissement, devra-t-on verser une larme de crocodile sur « ces pauvres gens n’ont pas assez de place pour prier dans la dignité », pour conclure, la bouche pincée : construisons-leur des mosquées avec vos impôts, ils n’occuperont plus vos rues » ?!

Devra-t-on faire semblant, avec la « démocrate chrétien » Boutin, avec le jospiniste Vaillant, avec quelques autres, devra-t-on faire semblant d’ignorer que ces gens venant de toute l’île de France, ces gens qui s’approprient deux rues chaque semaine pendant deux heures, ces gens qui ne le feraient que parce qu’ils ne disposent pas d’une mosquée assez grande, sont aussi des individus refusant la proposition du Recteur Boubakeur, à savoir : monter chaque semaine dans un autocar qui les emmènera à la Grande mosquée, pratiquement vide tous les vendredis après-midi.

Doit-on faire semblant d’ignorer ce refus obstiné d’aller prier là où c’est prévu pour le faire, sinon on est un méchant qui, à la différence de Madame Boutin, n’est pas choqué par la « stigmatisation des musulmans » ?

Refuser le diktat djihadiste, ce serait stigmatiser « les musulmans » ?

C’est ce que veut nous faire accroire notre « démocrate chrétienne », choquée –dit-elle-par la stigmatisation des pauvres prieurs de rue.
Nous voyons, qu’elle pense selon un système de références et de dogmes à géométrie variable, en matière de stigmatisation.
La chef du parti démocrate chrétien ne manque pas de toupet. On ne peut ignorer la loi dont elle est l’architecte et le constructeur. Je veux parler de la loi concernant le Surloyer « social » (SLS).

La loi Boutin dénonce ! Elle stigmatise, elle montre du doigt les salariés bénéficiaires du 1% patronal. Elle brandit les foudres de l’expulsion : dehors des HLM, les retraités de la RATP, hors d’ici les retraités du chemin de fer, ouste les retraités de la Sécurité sociale, circulez les retraités de la métallurgie !! Dehors, dehors les retraités! Vous occupez illégitimement votre HLM, déguerpissez !

A Saint-Ouen, le quotidien l’Humanité relevait justement qu’on exigeait de faire passer de 450 à 1170 euros une HLM de 45m2, habitée par un ancien ouvrier retraité de la RATP.
Voilà, en acte, en mesure gouvernementale, en quoi consiste la compassion de la démocratie « chrétienne », façon Boutin-Monseigneur Gaillot.

Le 1% patronal, fini, terminé ! Les salariés moyens en HLM, fini, terminé ! Il faut loger les exclus !

Et les exclus, selon notre « sœur », choquée, indignée, par la « stigmatisation de l’islam », ce ne sont pas les producteurs fabriquant les richesses, payant cotisations sociales et impôts, surtout pas eux, surtout pas ces perturbateurs du désordre social, surtout pas ces faiseurs de manifestations et de grèves, bien capables de nous faire un nouveau juin 36.
On peut stigmatiser la classe ouvrière et la chasser de ses logis HLM.

Stigmatiser ceux sans lesquels aucune richesse réelle ne peut être produite, c’est pour l’ancien ministre, comme une vertu de sa « démocratie chrétienne ». On devrait désormais remplacer le principe républicain : il n’y a pas de droit sans devoir ni de devoir sans droit, par cet autre : il n’y a plus de droits, mais… il y aura, en lieu et place du républicanisme, unissant démocratie politique et démocratie sociale, le règne de la nouvelle monarchie absolue, la gouvernance de la monarchie des bons sentiments avec lesquels on fera quelque chose de provisoire, si l’on peut et selon ce qu’on peut…

En attendant, – moi l’ennemi de la stigmatisation des pauvres prieurs de rues, moi l’indignée, je suis outragée par la stigmatisation des malheureuses niquabisées. Je ne supporte pas que ces disciples « volontaires » de l’islam des talibans, de celui des prédicateurs Wahhabites ou celui des tribunaux islamiques somaliens soient stigmatisées par des méchants laïcards, parce ces braves activistes de l’islam imposent bourqua, niquab et hijab à leurs filles et à leurs épouses.

Alors, en attendant, ou plutôt sans attendre, je vous le dis, à vous, les privilégiés de payeurs d’impôts et de cotisations sociales, je vous le dis à vous ces privilégiés de producteurs directs des richesses du pays : à compter du 1er juillet prochain, ou vous déguerpissez de votre HLM ou nous allons vous faire passer le goût d’occupez indument un logement social !!!

Alain Rubin

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