Logements sociaux : avec Hollande les salariés pauvres devront laisser la place aux nouveaux arrivants

Publié le 29 avril 2012 - par - 2 002 vues
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Hier soir, duel à distance entre les deux candidats.

Chez le favori des médias, le déni de réalité ; le déni hypocrite, pour ne pas reconnaître qu’un déficit existant de plusieurs centaines de milliers de logements sociaux ne permet pas d’accueillir sans compter, sans planifier, toutes les personnes trouvant qu’il fait mieux vivre en France que dans leur propre pays destiné à s’enfoncer dans la misère sociale et politique.

La situation du logement social se traduit déjà par une exclusion, de fait, par une discrimination occulte des salariés moyens.

Ils sont de plus en plus nombreux à gagner « trop », pour obtenir un logement social, une HLM, mais gagnent trop peu pour être en capacité financière de louer un logement de confort équivalent dans le secteur privé.

Pour le favori et sa cour journalistique, ce n’est pas un problème dont il faut parler. Ce serait « xénophobe ». Ce serait gravement « raciste ». L’évoquer pourrait, dans un délai proche, vous valoir les foudres de la « justice ».

A bon entendeur salut :

La politique gouvernementale « non-xénophobe », la politique gouvernementale « non-raciste », reviendrait à dire ou à laisser comprendre aux salariés moyens, à tous ceux qui travaillent et joignent difficilement les deux bouts, à tous ceux qui apportent la très grosse majorité des ressources fiscales du pays, ressources avec lesquelles on paye les « APL » (aides personnalisées au logement, versées par les CAF), avec lesquelles on paye la CMU et la complémentaire (CMUC-C, prise en charge à 100% par l’assurance maladie), avec lesquelles on peut verser les aides médicales d’État (AME) : Mesdames et Messieurs les salariés moyens, vous et vos enfants n’avaient guère la possibilité d’entrer dans un logement social, désormais ce sera exclu. Ce sera terminé, parce qu’il ne faut surtout pas donner prise à la moindre accusation de « xénophobie » ou de discrimination, au moindre reproche de rejet de l’étranger, et qu’il faut cependant impérativement loger immédiatement, soigner et nourrir l’étranger qui doit pouvoir venir librement dans ce pays, quand il veut, s’il le décide lui.

 Vous ne pourrez donc plus accéder à une HLM.

Et si vous êtes logé dans le secteur social, vous allez devoir déguerpir pour laisser place. Voici, selon nous, la justice sociale non-xénophobe, non-raciste…

Vous n’avez pas les moyens de vous loger, à confort égal, dans le secteur privé, c’est votre affaire, cela ne nous concerne pas, nous candidat favori et nos alliés.

 

Boire ou conduire, il faut choisir

Ouvrir librement le pays ou le fermer méchamment, xénophobiquement, il faut aussi choisir.

Nous, le candidat favori, nous, l’ami de la Martine, nous disons aussi :

Nous Président, vous ne disposerez plus de réactionnaires allègements fiscaux, lorsque votre patron vous demandera des heures supplémentaires. Vous allez ainsi montrer, au monde entier, en votant pour moi, votre noblesse de cœur : Vous et vos enfants vous n’aurez plus droit aux HLM, parce que Nous avons choisi d’ouvrir toujours plus ce pays à une population prolifique, dont nous n’avons pas le droit de prétendre limiter la venue et encore moins, parce que toutes les cultures se valent, de lui imposer de reconnaître nos valeurs républicaines et notre mode de vie quand elle décideront de profiter du mieux être social et politique français.

J’ajoute, que nos hôtes voteront, même s’ils détestent ce qui constitue le socle moral et politique de ce pays qui ne s’est pas construit en une, ni même en dix générations.

 

Et le SMIC ?

Homme de progrès et de dialogue social, le favori des sondages et des médias. La preuve incontestable : désormais le SMIC serait indexé sur la croissance, a-t-il dit.

J’en ferai part aux organisations syndicales, que je réunirai en conférence. Parce que je les aime, moi, les organisations syndicales. Je les aime, les organisations syndicales, surtout si elles sont disposées à recommencer ce qu’elles ont consenti sous le règne de mon Maître, François Mitterrand : accepter, avec enthousiasme ou résignation, ce qu’elles auraient absolument refusé de Valérie Giscard d’Estaing, de Georges Pompidou ou de Charles de Gaulle.

Indexé sur la croissance, le SMIC ?

La croissance ? Quelle croissance ?

Le candidat favori des sondages et des journalistes nous la promets donc de retour, la croissance. Les forces productives vont reprendre leur essor, générant de la richesse sociale et du revenu pour tous …

Si l’on en reste à la réalité vraie, si l’on compare, sur les dix dernières années, ce que ce que le gadget de François Hollande aurait donné, on pourra aisément chiffrer le gain ou plutôt la sérieuse perte de salaire produite par la proposition « sociale » du candidat « socialiste ». Mais, lorsqu’on aime, n’est-pas, on ne compte plus…

Alain Rubin

 

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