L’Onu fête la journée internationale des toilettes

Publié le 26 novembre 2013 - par
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L’ONU, l’Organisation des Nations Unies fondée le 26 juin 1945 qui succéda à la Société des Nations a pour  objectif le même que son prédécesseur : maintenir et assurer la paix dans le monde.

Rappelons que la Société des Nations faillit à son rôle puisqu’elle ne put empêcher la seconde guerre mondiale, et que l’ONU, avec ses 193 Etats membres, en dépit d’un déploiement de moyens humains et financiers considérables, semble tout aussi impuissante dans sa mission. Génocide au Rwanda, guerre en ex Yougoslavie, toutes les  guerres où qu’elles sévissent partout dans le monde depuis 1945,  en passant par son incapacité -en plus- en 2010, à gérer l’aide aux victimes du séisme en Haïti.

L’ONU, un des nombreux machins de ce monde qui ne remplit pas ce pour quoi il fut mis en place et ce, malgré un budget de 5,5 milliards d’euros.

 C’est chaque Etat membre qui participe de ce budget à hauteur d’une quote-part pour chacun d’eux. Pour exemples, celle de la France est de 5,59 %, elle se situe en 4 ème position derrière l’Allemagne ( 7,14%), le Japon (10,83%), la première place revenant aux Etats Unis avec 22%.

C’est le même principe que pour l’Europe envers les pays de la zone euro : chaque Etat membre finance l’organisation en fonction de ses moyens et l’organisation lui donnera- concernant l’ONU- en fonction de  critères particuliers et spécifiques. Autant dire que ce sont les pays riches qui versent le plus et les pays pauvres, notamment ceux soumis aux catastrophes naturelles les plus nombreuses qui participent le moins. Ce qui fait dire à François Asselineau, Président de l’UPR ( Union pour la République) à propos de l’Europe, que cette dernière est une formidable pompe aspirante et refoulante. La France lui verse chaque année 21 milliards d’euros…et en récupère 7 milliards. 7 autres milliards partant dans les arcanes du bon fonctionnement des commissions et autres comités théodules, sans oublier la paie pour 55 000 fonctionnaires européens.

Ce parallèle établi, revenons à notre sujet : le principal et pour ainsi dire le seul objectif de l’ONU serait donc, avec les succès qu’on lui connaît, de maintenir et d’assurer la paix dans le monde.

Sur le site http://www.un.org/fr/events/observances/days.shtml, nous découvrons, ébahis, le travail colossal de ces fonctionnaires de par le monde qui consacrent leur temps précieux à des journées internationales aussi diverses que surprenantes, mais aussi aux années, le quinoa est à l’honneur en 2013, et mêmes aux décennies internationales : 2014-2024 sera la décennie du développement durable pour tous.

74 (folles) journées sont ainsi organisées chaque année, telles celles-ci :

le 26 avril, fête de la journée mondiale de la propriété intellectuelle dans le but d’accroître la compréhension générale de la propriété intellectuelle. Dans le but de stimuler la discussion sur le rôle de la propriété intellectuelle.

Pour celles et ceux qui ne se satisfont pas de  ces explications, peut-être cette dernière éclairera leur lanterne : la journée mondiale de la PI consiste à examiner comment la PI contribue à l’épanouissement de la musique et des arts. (…)

le 20 mars, c’est la journée mondiale du bonheur où l’on apprend, il ne fallait pas mourir idiot, que le Bouthan est le pays qui reconnaît la suprématie du bonheur national sur le revenu national. D’ailleurs, depuis les années 70, il a adopté le BNB : le bonheur national brut. Tiens, on devrait en parler à Moi-mou 15%. Ca ferait peut-être relever sa cote de popularité.

le 25 mars : journée de solidarité avec les fonctionnaires détenus ou portés disparus. Mais pas n’importe lesquels : les fonctionnaires de l’ONU qui courent tant de risques pour venir en aide aux personnes défavorisées.(…)

Première nouvelle ! Il nous avait pourtant semblé que le fonctionnaire et le risque, ça faisait deux.

les 11/12 mai, c’est la journée mondiale des oiseaux migrateurs pour lesquels il est préconisé de travailler en réseau tandis que le 11 décembre, comme de juste, c’est la journée internationale des migrants au cours de laquelle il est rappelé qu’en période de crise économique et financière, il est particulièrement important d’être attentif aux migrants qui sont souvent l’objet de propos racistes et xénophobes. Mais aussi que « pendant les crises économiques, il convient de se rappeler que des secteurs entiers de  l’économie sont tributaires des travailleurs migrants et que les entrepreneurs migrants contribuent à créer des emplois« . Propos de Ban Ki-moon décembre 2012.

Les entrepreneurs de souche contraints de mettre la clé sous la porte et leurs salariés de s’inscrire à Pôle emploi apprécieront.

Il ne faut pas oublier, après les migrants, de célébrer les réfugiés, le 20 juin : « Prenez une minute pour aider une famille déracinée.« 

Des choses qui font du bien et qui ne prennent qu’une minute…je n’en vois pas beaucoup et certainement pas de celles qui aideraient une famille entière…

le 3 mai, l’ONU fête la journée mondiale de la liberté de la presse, le thème en 2013 était « Parler sans crainte » où « chacun peut s’exprimer librement et ouvertement sans crainte de représailles. » Journée très soutenue par notre gouvernement socialiste, bien entendu, qui devrait à  ce sujet abroger incessamment sous peu les lois Pleven et Gayssot.

Passons rapidement sur la journée internationale des volontaires, le 5 décembre, de la population, le 11 juillet, de toutes les journées où Dame Nature est à l’honneur : l’eau, la montagne, la Terre nourricière, la diversité biologique, les gens de la mer,  l’océan, les forêts, l’environnement, ou la très belle journée météorologique mondiale, le 23 mars. Sur celles où sont exaltés les bons sentiments  : journées de l’aide humanitaire, de la charité, de la justice sociale, de la solidarité envers les peuples -en lutte contre le racisme ou des peuples en territoires non autonomes »,  journée de  l’amitié, ou encore celle pour la paix. Ben, oui, c’est même, au début,  rien que pour cette dernière  que l’ONU a été créé.

Mais la journée internationale qui devrait être rebaptisée journée internationale la plus cocasse est sans hésitation la JI des toilettes, le 19 novembre.

Nous ne savons pas la chance que nous avons d’avoir accès à cette pièce si intimement précieuse alors qu’1,1 milliard d’êtres humains par le monde défèquent en plein air. Il est vrai aussi qu’en ces temps troubles de notre histoire dont des pans entiers disparaissent dans le tout à l’égout, les toilettes présentes et à venir ont intérêt à assurer pleinement leur fonction.

Le vieux Charles avait eu du nez quand il qualifiait l’ONU de « machin ». Le machin en question, comme celui de « l’Europe », est un filon en or massif d’emplois interchangeables, il représente de  quoi assurer des carrières entières pour soi-même et les petits copains sans jamais pointer au chômage.

Le machin, y pas à dire, c’est aussi une bonne bête.

Caroline Corbières

 

 

 

 

 

 

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