L’optimisme de « Pour en finir avec l’idéologie anti-raciste », de Paul-François Paoli

Publié le 3 septembre 2012 - par - 1 469 vues
Share

J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt l’émission de Radio Courtoisie, intitulée « Peut-on en finir avec l’idéologie anti-raciste, où était invité le journaliste du Figaro, Paul-François Paoli, auteur du livre « Pour en finir avec l’idéologie anti-raciste ».

[dailymotion xsrzhv]

http://www.dailymotion.com/video/xsrzhv_pf-paoli-2012-8-10-en-finir-avec-l-antiracisme_news?start=1943

Je dois dire que j’ai partagé 95 % de ses propos, sur l’analyse de l’idéologie anti-racisme, le contexte dans lequel elle se développe (gauche orpheline de projet social), l’objectif politique qu’elle recouvre (agent de la mondialisation libérale, où le métissage et la globalisation remplacent les différences de races et les frontières). Je partage sa vision sur le totalitarisme de l’idéologie, qui a remplacé celui du fascisme et du communisme.

J’ai savouré l’anecdote où le journaliste cite l’exemple d’une de ses amies, militante à la LCR, qui se refuse à condamner le passage à tabac d’une femme noire par un homme de couleur, sous le prétexte que ce sont tous les deux des victimes.

Pourtant, bien que j’aimerais partager l’optimisme de sa conclusion, je ne la partage pas. Paul-François Paoli, développe l’idée que l’idéologie anti-raciste ne pourra pas survivre, sous le prétexte que la culture de la majorité des nouveaux arrivants, profondément méprisante et irrespectueuse pour les femmes, heurte de plein fouet le féminisme d’autres militants de cette cause, et que l’explosion est inévitable.

Si cela était vrai, le conflit aurait eu lieu depuis longtemps. Or, ce sont essentiellement les gauchistes et les curés de gauche qui tiennent le mouvement anti-raciste. Chez les marxistes, on a toujours expliqué aux femmes que l’essentiel, c’était la révolution sociale, et que la cause des femmes suivrait automatiquement. Donc, de la même façon, les idéologues anti-racistes expliqueront aux féministes, à supposer que quelques-unes d’entre elles soit encore capables de s’émouvoir du machisme de nombre de nouveaux arrivants, que l’essentiel, c’est d’avancer vers plus d’immigration, plus de métissage, et qu’ensuite, les malheureuses victimes apprendront à cogner moins fort sur leurs femmes.

Mais mis à part cette nuance, je recommande vraiment l’interview de ce journaliste du Figaro, qui donne envie de lire son livre.

Jeanne Bourdillon

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.