L’Otan et Macron : divergences sur la désignation de l’ennemi

Alors que l’Otan célèbre à Londres son 70e anniversaire, le Président Emmanuel Macron veut que la plus vieille alliance militaire du monde s’interroge sur sa stratégie. AFP/Bertrand Guay

La formule-choc de Macron et ses répercussions

Les reproches de Macron sur la « mort cérébrale », de l’Alliance, plus proches des formules  du Quartier Latin que des protocoles du Quai d’Orsay, ont été sans répit. « Vous n’avez eu aucune coordination concernant la décision stratégique des USA de retrait de leurs troupes de Syrie, avec leurs partenaires de l’Otan! ».

L’allusion aux deux accusés, Erdogan et Trump, tenus coupables des mêmes crimes, complicité en agression contre la Syrie et abandon sans scrupules des Kurdes, implique, pour le Président français, une reformulation des initiatives européennes, en termes d’indépendance politique et d’autonomie stratégique.

Les réactions russes sur le site « Vzliad »(Regard)

L’expression du Président français  a suscité une première réaction russe à l’interview de « l’Economist », du 7 novembre, selon laquelle Macron prendrait ses désirs pour des réalités et l’a invité à devenir le « Trump européen », puisqu’il lui soustrait  la fonction de maître du jeu, celle de diviser l’Europe et d’affaiblir l’Otan.

Par ailleurs, dans le domaine des critiques, F. Heisbourg, ancien conseiller du Président Mitterrand lui rappelle, dans le N° 168 de la revue « Commentaire », que faire le choix de la Russie, c’est prendre un pari risqué et cela pour deux raisons :

– la première, arracher la Russie à son étreinte avec la Chine, cela signifie redonner toute sa place à la Russie comme puissance européenne et oublier que le partenariat sino-russe a été une option délibérée et ancienne entre les deux pays, partageant une même conception du pouvoir et une approche réaliste de la politique inter-étatique.

– la deuxième, consistant à anticiper le retour de la Russie au sein d’un G8 reconstitué, cela signifie d’accorder une prime à l’achèvement de la démocratie, qui fut l’espoir occidental de l’admission de la Russie d’Eltsine dans le G7, contredit par les événements d’Ukraine de 2014.

Cependant l’encouragement à sortir la France de l’Otan n’est pas nouveau. Ces tous derniers  temps, il vient du site russe « Vzliad » (Regard), qui s’interroge sur le désaccord de Londres, Berlin, Bruxelles et Washington.

La critique de Macron lui permettrait-elle de s’assurer un leadership en Europe et une augmentation du poids de la France, en évinçant l’Allemagne et les États-Unis ?

À ces conditions seulement, Macron gagnerait en influence et en indépendance décisionnelle, contribuant à la mise en place d’une nouvelle géopolitique européenne.

L’armée européenne, entre provocation et défi

In fine, pour être crédible et pour parvenir à ses fins, Macron aurait besoin :

– de mettre en chantier le vieux projet français d’une armée européenne, soutenu aujourd’hui par Mme Merkel, (sur la voie de sortie de l’échiquier politique), et favorisé en cela par le Brexit, par le statut de puissance nucléaire de la France, par une armée de métier réputée et par son siège au Conseil de sécurité des Nations unies

– de prendre exemple du général de Gaulle, qui sortit son pays du Commandement militaire intégré en maintenant politiquement la France dans  l’Alliance atlantique.

Sous le choc de la formule de Macron, provoquant une déchirure de la confiance entre États-membres, que restera-t-il de l’Alliance atlantique et de sa recherche d’unité, si elle est privée de son concept originel, la défense collective ?

L’alliance n’a-t-elle pas égaré son but de coalition défensive, censée intervenir dans le théâtre du centre Europe, lorsqu’elle a décidé de se projeter « hors zone » ?

Divergences de fond sur la désignation de l’ennemi

La posture de « défi » assumée par Macron, au courant de sa longue conversation stratégique avec Jens Stoltemberg, secrétaire général de l’Alliance, du jeudi 28 novembre, a mis sur le tapis deux points-clés : la désignation de l’ennemi commun, qui est pour lui le terrorisme et non la Russie, et la stratégie de théâtre concernant l’engagement d’autres pays membres au Sahel et au Levant.

Ces derniers montrent de la résistance, car ils ne savent pas quoi défendre et sont divisés sur le « sens » politique et militaire de ce combat.

Sur le fond, Macron est en opposition avec la stratégie des États-Unis et la tendance générale du système.

La stratégie des États-Unis et les tendances générales du système

Quant à la stratégie des États-Unis, elle a été formulée avec clarté par le secrétaire à la Défense de l’Administration Trump, l’ancien général des Marines James Mattis, en février 2018, à l’université John Hopkins.

Il s’agit d’une nouvelle stratégie de défense nationale, d’où l’on déduit qu’un changement historique est intervenu  depuis deux décennies dans la politique extérieure américaine.

Le principal objectif des États-Unis est désormais  la concurrence entre les grandes puissances et non le terrorisme. « La Chine est un concurrent stratégique, qui utilise une politique économique prédatrice pour intimider ses voisins, tout en militarisant des zones de la mer de Chine méridionale ».

« La Russie a violé les frontières des pays voisins et exerce un droit de veto sur les décisions économiques, diplomatiques et sécuritaires de ses voisins ».

Par ailleurs, « la Chine recherche » l’hégémonie dans la région indo-pacifique à court terme et le remplacement des États-Unis, pour atteindre la prééminence mondiale dans l’avenir ».

« La Russie, pour sa part, tente de briser l’Organisation de l’Atlantique nord (Otan) et de changer les structures économiques et sécuritaires européennes et du Moyen-Orient »

Ainsi,pour les États-Unis, une conclusion est certaine : « la menace croissante des puissances révisionnistes aussi différentes que la Chine et la Russie… cherche à créer un monde cohérent avec leurs modèles autoritaires ».

Trois régions clés sont indiquées comme objets d’une préparation au conflit : l’Indo-Pacifique, l’Europe et le Moyen-Orient.

Ainsi, face aux appréhensions des pays de l’Est, le ministre des Affaires Étrangères français, Jean- Yves Le Drian, a voulu calmer le jeu suscité par Macron  pour son ouverture vis-à-vis de la Russie et, dans un discours prononcé à Prague le 6 Décembre sur l’héritage de 1989, il a fait appel à la réconciliation entre les deux familles de l’Est et de l’Ouest, au nom de l’unité du continent.

« Les différences, a-t-il dit, ne doivent pas effacer notre communauté de destin et la notion de souveraineté européenne, intimement liée à celle d’une Europe forte et à une compréhension des diverses mémoires nationales ».

De façon générale, Macron semble avoir repris les arguments critiques contre les alliances, dépourvues d’une unité et d’une coordination entre états-majors des puissances décisives, qui furent développés en 1924 dans le livre d’un semi-inconnu, le capitaine Charles de Gaulle, au titre « La discorde chez l’ennemi ».

Les arguments du capitaine de Gaulle dans son essai de 1924 « La discorde chez l’ennemi »

Les arguments étalés par le capitaine de Gaulle, se référaient à l’absence d’unité des coalitions militaires, hier chez les ennemis et aujourd’hui chez les alliés, car cette absence est tenue pour une  source de défaites.

Dans son essai d’histoire immédiate, de Gaulle examina  les causes profondes et directes de l’effondrement du Reich Wilhelmin, les dissensions au sommet de l’alliance militaire des Empires centraux,  l’Empire allemand et l’Empire austro-hongrois, les erreurs diplomatiques et stratégiques  et les causalités multiples et personnelles, imputables à l’absence de coordination politique et militaire.

Celle-ci a provoqué hier et peut provoquer aujourd’hui un désaccord sur les priorités, sur les campagnes et sur les théâtres d’engagement des forces.

En dernier, de Gaulle traita de l’erreur fatale pour le haut commandement militaire, que  de combattre la guerre d’ hier, autrefois victorieuse.

La désobéissance à Moltke et l’adoption du plan Schlieffen, concernant la guerre victorieuse d’août 1870 à Sedan, de la part du général von Kluck sur le front de la Marne, en juillet-août 1914, a provoqué la catastrophe allemande devant les Français.

Le parallélisme entre les déviances d’hier du général von Kluck et celles d’aujourd’hui du  président Erdogan est-il inapproprié ou carrément erroné ?

Les dissensions au sein de l’Alliance sur le calcul des bénéfices

Dans ce cas, ça serait le principe de l’alliance et, par conséquent les rapports avec les États-Unis, les tensions franco- allemandes permanentes, l’opposition des pays baltes et les projets concurrents, bref, la discorde chez les alliés qui serait en cause, sans réversion possible.

Considérant cette situation de crise d’autorité, aucune personnalité ne pourrait se situer à la tête du triangle Washignton-Paris et Berlin et la stratégie générale ne pourrait prendre en compte le Sahel ou le Levant, au lieu des pays Baltes ou du front oriental ( Nord, Nord-Est de l’Europe).

La division et le déchirement au sein de l’Alliance sont donc politiques, stratégiques, de conception du monde et de vision du système  international et opposent les membres de l’alliance atlantique les uns aux autres.

Les bénéfices de l’Alliance sont différemment ressentis, puisque Donald Trump nourrit la conviction que « l’Otan a bénéficié plus à l’Europe qu’aux États-Unis » et l’Otan elle-même considère que le gain de profondeur stratégique vis-à-vis de la Russie, par le recul de ses forces de 1 600 kilomètres, demeure la preuve du succès  de la coalition sur la menace de la guerre froide, puisqu’il a fait gagner la confrontation globale, selon la théorie de Sun Tzu.

Cependant, pour Poutine : « la guerre froide ne s’est jamais arrêtée », et la Russie est « entourée d’ennemis, l’Otan, l’Occident et autres et tout le reste du monde est une table d’échec ».

Logé dans cette perception du système international, le but de Poutine serait de revenir à un cadre géopolitique, où la Russie, restaurée dans sa puissance, reprendrait le contrôle du « monde russe » (l’ensemble constitué par la Fédération russe, la Biélorussie, l’est de l’Ukraine, la Transnistrie, le Kazakhstan du nord et, peut-être les pays baltes).

Ce contrôle s’exercerait par le retour de la logique des zones d’influence sur le modèle d’un Yalta du XXIe siècle, auquel voudrait le soustraire Macron, resituant l’intérêt vital de la Russie en Europe et pas en Chine.

Pour Macron, dans un monde qui n’est plus bipolaire, l’Otan est ressentie comme un obstacle à la liberté d’action de ses États-membres et son élargissement à l’Est lui fait perdre son caractère défensif en augmentant au même temps son hétérogénéité géopolitique et stratégique.

Or l’extension de la finalité initiale de l’alliance, devenue globale, mais restée toujours sous le leadership d’une puissance extérieure, prouve que le centre de gravité des menaces à l’hégémonie du monde et la véritable alternative systémique se trouvent en Asie, où le théâtre central de jadis se dissout en une multiplicité de théâtres régionaux, ainsi que de risques inconnus.

Dans ce bouleversement de perspectives, les pays européens en sont encore davantage diminués et vassalisés et leur recherche de liberté d’action apparaît difficile, à cause du désarmement spirituel de leurs élites  et de leurs cultures.

L’indispensable dialogue stratégique entre l’Europe et la Russie

Quant à l’Europe de l’Ouest, la globalisation des enjeux de sécurité impose une analyse des tendances générales du système multipolaire et suggère l’établissement d’un dialogue stratégique entre l’Europe et la Russie.

Le fondement de ce dialogue repose sur l’exigence d’allègement des tensions et des défis, portés à la stabilité régionale et mondiale.

Irnerio Seminatore

Bruxelles le 17 Décembre 2019

 

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25 Commentaires

  1. Article intéressant mais confus car il aborde tous les points de vue sans tirer de conclusion bien concrète : « établir un dialogue stratégique entre l’Europe et la Russie » ne veut pas dire grand-chose et c’est impossible par définition, dès lors que l’Europe demeure un dominion des USA en restant dans l’otan.

    L’otan est un anachronisme, une survivance de la guerre froide qui aurait dû disparaître en même temps que se terminait celle-ci.
    Mais les USA, après l’effondrement de l’URSS, ont voulu achever la Russie en l’isolant ; ce faisant ils ont ressuscité la guerre froide, et ont conservé l’otan parce que c’est un outil de pression diplomatique et un moyen d’action militaire.
    La Russie s’est rapprochée de la Chine (accords de Shangaï) parce qu’elle y a été obligée.

  2. les vrais ennemis et les seuls ennemis des européens aryens et de l’Humanité toute entière c’est l’ordre sémitique mondial c’est à dire ce sont les arabes et les juifs , l’islam et le judaïsme . Les aryens , les chinois , les russes et les hindous , les africains ainsi que tous les peuples Goys non sémites doivent s’unir pour contenir ce Fléau du Sémitisme islamo-judaique , arabo-juif et éradiquer sa Terreur et ses Nuisances . Israel et l’Arabie sont le cauchemar des peuples et des nations . ils doivent être démantelés par le démantèlement de la puissance militaire US et Otanesque qui les protègent

  3. « OTAN, suspends ton vol » !!
    Organisation lardée de pleutres (U.E; qui ne paie pas son parapluie à son prix) et de traitres (Turquie alliée à la Russie).
    La France reste la seule puissance nucléaire en Europe après le Brexit. Seule en Afrique.
    Sortons en, et que les autres se démerdent !

  4. décidément, les bac – 20 fils de staliniens ou de bundistes sont de sortie, les ‘boomers’ pro cocos allez vous faire soigner dans votre russie toute aussi islamisée que l’occident, on fera des économies, vous avez voté mitterrand, chirac etc maintenant vous ne voyez que poutine comme sauveur, vous n’apprenez jamais. Si votre sauveur s’était arrêté à la Crimée et n’avait pas manipulé les homo sovieticus avinés du Donbass nous n’en serions pas là

  5. L’histoire de la grenouille qui voulait être aussi grosse qu’un boeuf : c’est Macron qui nous la joue à la face du monde, pour bien nous faire honte . . . .une fois de plus.

  6. L Europe n existe pasj .Ce n est pas une nation et donc , le concept d une défense commune est une utopie et le restera . De Gaulle avait sortit la France de l OTAN en 66 et Sarkozy la réintégrer . Les deux hommes étaient dans une vision de la France complètement opposer .De Gaulle voulait une France indépendante est respecter en la dotant de l arme nucléaire et en entretenant une armée puissante avec près de 4% du PIB .Sarkozy lui au contraire , était inféoder a la folie mondialiste de Bruxelles et se plaçait donc sous la protection de l OTAN ,comme l Allemagne , et , comme elle , en contre partie , devenait ou redevenait le toutou des U.S.A . L indépendance suppose le rétablissement de la puissance et donc l effort qui doit y être consentit et la foi en nous memes .

  7. C’est quoi cette bouillie?
    Regretter la démocratie d’Eltsine, crapule sans vergogne et agent de la CIA comme son pote le pape JP II? Faire l’apologie du NATO, cette organisation de guerre froide, obsolète car créée par les US pour combattre l’URSS?
    Mélanger l’Alliance de développement économique de l’Europe à 5 de De Gaulle et l’Europe à 28 -erdogan inclus- de la politique dictatoriale du fric libre et non faussé ?
    Et ne pas dire un mot des deux seuls ennemis des Nations, la finance mondialisée et l’islam, c’est une félonie.
    Cette Soros’ité morbide de « l’Open society » qui est en train de sacrifier l’Humanité sur le parvis de la banque mondiale et de la mosquée de la Mecque vous convient?

    On apprend « ça », dans vos universités?

  8. Écran de fumée que tout cela ! Vous croyez franchement que le « Young Leader » macron va aller contre le « maître du jeu actuel » ?

    Quant à l’armée européenne, elle est plutôt entre illusion et utopie.
    A moins de fournir aux militaires, comme à Bruxelles, des milliers de traducteurs censés éviter la cacophonie actuelle à 27.

    • L’armée européenne souhaitée par macron Merkel, prendra la place de Notre armée Nationale et pourra intervenir dans tout pays européen « menacé » par un patriotisme devenu combattant. C’est pourtant facile à comprendre!
      Quant à la langue iouropihaine, ce sera – c’est déjà- l’american English, « qui n’est pas une langue étrangère » ni pour la sociale démocratie ni pour la macronie.

    • Il est bon de rappeler, entre autres, que la France ne fabrique plus AUCUNE CARTOUCHE, civile ou militaire. On devrait trouver çà plus que dangereux.

  9. Il aurait été mieux de dire inopérante plutôt que sans cervelle, heu, pardon, en état de mort cérébrale, nous situant toujours à la limite, sans rien faire d’autre que d’attendre, comme on se préparerait à une hypothétique invasion, ce qui à la longue pèse sur le moral des troupes, les russes sont chez eux, et c’est toute la différence avec une otan qui s’enlise à force. C’est la deuxième manche la plus importante pour avoir réactivé le processus de guerre froide, sinon que si vous gagnez la deuxième manche vous gagnez la guerre, ce que les russes savent que trop bien.

    • @PAT050 : qui a réactivé la guerre froide ? Après la dislocation de l ‘ URSS , la Russie a obtenu l ‘ aide de ses anciens adversaires , il fut même question qu ‘ elle intègre l ‘ OTAN , elle voulut aussi participer au bouclier anti-missiles dressé contre l ‘ Iran . Des manœuvres militaires communes OTAN – Russie ont été réalisées , Poutine devint la coqueluche du Monde => G8 – G 20 , on le voyait partout !! Puis il y a eu la Géorgie , la Crimée et l ‘ Ukraine , pourquoi ?? Alors que tout allait si bien !!

      • Pourquoi, parce que l’otan, pour ne pas dire l’Amérique, a lorgné sur la Crimée à travers l’Europe et l’intégration de nombreux pays qu’elle gère en fonction de ses intérêts propres, pour décréter qui doit ou ne doit pas être européen, pourvu qu’il rejoigne l’otan, afin d’y installer ses missiles à portée de la Russie qui a très bien compris la manœuvre pour aussitôt reprendre la Crimée et son accès à la mer noire comme à la méditerranée, la crise en Ukraine est principalement le fait de la convoitise des territoires de l’ancien bloc soviétique, pour la mettre à la marge de l’Europe, sur quoi elle est entièrement responsable de la situation qu’elle aura amené à la périphérie de la Russie. Aussi, pour l’otan et les usa, ne nous leurrons pas, l’Europe n’est qu’un marché de ce point de vue.

        • L’otan a considérablement affaibli la défense de l’Europe, à l’image de sa politique étrangère, qui se fait en fonction du bon vouloir des usa, comme on l’a vu avec les frégates mistral, la coopération autour du nucléaire iranien, et j’en passe, parce que la cohésion n’y est pas, c’est entièrement la faute de l’Europe. Le président des usa lui-même l’a dit par vous n’êtes pas capables de vous défendre, ce qui est incroyable quand on y pense, lui donnant un droit de regard pour ainsi dire sur la construction européenne.

          • C’est parce qu’il n’y a pas de cohésion européenne alors que la défense européenne aurait dû être le préalable à toute adhésion, c’est une Europe sans colonne vertébrale, incapable de se projeter sur des théâtre d’opération sans se retrouver dans une situation d’affrontement avec la Russie comme on l’a vu en syrie, tandis que les russes voulaient au contraire travailler étroitement avec les usa, l’intelligence aurait été d’achopper la défense européenne à celle de l’Amérique en même temps qu’à celle de la Russie, comme il en serait d’une voûte de sécurité commune à la paix plutôt que de scinder le monde en deux blocs comme au pire temps de la guerre froide.

            • L’intelligence c’était de construire une Europe de la défense plus souple, forte d’un volet humanitaire et économique, ainsi que par une force de projection rapide, en cohésion avec nos alliés respectifs, de part et d’autre. La situation est ubuesque parce qu’on se retrouve toujours dans une logique d’affrontement, similaire à ce qui se passait durant la guerre froide, comparativement au retrait des usa du traité des armes à portée intermédiaire, l’intelligence aurait été, oui, de s’affirmer en matière de défense en même temps qu’à l’international. On le voit bien avec le projet de gazoduc ou dès lors que ça ne plaît pas aux usa, au titre que, il faille renoncer à tout rapprochement avec la Russie, ce qui est d’autant plus insensé que la Russie a une vocation européenne.

      • Non, ce n’est pas la Russie qui a réactivé le processus de guerre froide en Europe, sûrement pas, la preuve en est que lorsque le mur de Berlin s’est effondré les services secrets us se sont retrouvés au chômage du jour au lendemain, contraints de se trouver un ennemi qui justifie le budget et salaires, avec au bout du compte les tragédies que l’on sait.

      • Ce serait un non sens que la Russie entre dans l’otan, sans risquer de se retrouver en porte-à-faux avec ses voisins, c’est la seule puissance mondiale qui à elle seule se trouve être au contact de cultures si diverses, d’est en ouest, elle a certes une vocation européenne, mais pas de là à entrer dans l’otan, sinon au travers d’une défense européenne qui allierait les grandes puissances entre elles, c’est même tout le sens qu’à l’Europe qui se doit de concilier les ennemis d’autrefois pour les faire s’entendre autour d’une voûte de sécurité commune à la paix, pourvu que chacun s’y reconnaisse. La vocation de la défense Européenne n’est pour sûr pas de se mesurer à la Russie, non plus aux usa, mais plus de se définir en fonction de ce que chacun peut apporter à l’autre.

      • Pourquoi l’otan est et restera inopérante, aussi puissante soit-elle, c’est tout simplement qu’elle ne franchira jamais la ligne blanche qu’elle s’est imposée à elle-même, qu’est la frontière russe, s’avouant vaincue du fait qu’elle concentre tous ses efforts en direction de la Russie tout en faisant du sur place, se situant à la limite de ses capacités, sans risquer une déflagration mondiale, sur quoi on peut dire que la Russie a d’ores et déjà gagné.

      • Ce n’est même plus du délire, votre « argumentaire », c’est du délire ! Faut arrêter de fumer, mon pote !

  10. énième blabla qui ne sera pas suivi d’acte!
    logiquement la france devrait quitter cette organisation crée pour nous protéger des soviétiques ! ils n’existent plis depuis 30 ans…

    • @patphil : il n ‘ y a plus de Soviétiques , mais il reste des Russes qui veulent retrouver leur grandeur d ‘ antan ! En face il y a leurs anciennes colonies qui les ont subis pendant 3 siècles , et qui ne veulent plus y goûter !! Alors , ne soyez pas égoïstes , vous vous croyez à l ‘ abri , fort bien , mais des peuples amis comptent sur vous pour l ‘ être aussi !! N ‘ oubliez pas que la France a eu besoin d ‘ amis pour sortir deux guerres atroces !

      • Il y a des Russes qui ont cru pouvoir revenir dans l’Europe après s’être débarrassés du communisme et qu’on a laissés à la périphérie. Aujourd’hui ils se battent encore à cause d’une nouvelle guerre froide qu’ils ne voulaient pas.
        Vous parlez du colonialisme russe, je veux bien, mais regardez ce qu’on fait les Américains aux Indiens, aux Mexicains, aux Cubains : ils ne sont pas hégémoniques, eux ? Vous oubliez que vos « amis » ne sont pas venus gratuitement en 1918 et en 1944…

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