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L’Otan n’avait plus de raison d’exister à la chute de l’URSS

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La situation est dramatique, cela n’échappe à personne, et encore moins aux malheureux Ukrainiens, car nous n’avons jamais été aussi près d’une « Troisième Guerre mondiale », bien plus grave et meurtrière que les deux précédentes à cause du nucléaire. Il faut en être conscient et tout entreprendre pour que tout le monde revienne à la raison.

Analysons la situation présente avec lucidité et objectivité : l’OTAN a été créée afin de s’opposer à l’expansion de l’URSS. Dès la fin de cette même URSS, en 1989, et après la réunification des deux Allemagnes, l’OTAN aurait dû disparaître puisque le « péril communiste » avait également disparu.

La « Nouvelle Russie » aurait dû immédiatement être invitée à intégrer l’Union européenne. Cette « non-invitation » a été perçue, avec juste raison, comme une « humiliation » par les dirigeants et le peuple russe, surtout avec le maintien de l’OTAN aux frontières de cette nouvelle Russie, comme si elle était toujours une ennemie !

Vladimir Poutine n’a jamais « digéré » ce rejet et s’est employé à redonner à la Russie une place très importante dans l’échiquier international.

Devant l’impuissance militaire de l’Europe et la faiblesse des Américains sur de nombreux théâtres d’opérations armées, il s’est emparé facilement de la Crimée et constaté que les quelques sanctions prises contre son pays ne l’affectaient nullement.

Voilà pour le passé récent, à présent l’actualité : l’Ukraine souhaitait intégrer l’Union européenne et, surtout, l’OTAN, afin d’être protégée contre les Russes. Il était évident que Poutine ne pouvait accepter cette décision « le déploiement d’une nouvelle barrière de missiles balistiques le long de sa frontière ». L’UE et les USA auraient dû opposer un refus immédiat et catégorique à cette demande de l’Ukraine. Ils ont tergiversé et cela a déclenché la réaction prévisible, mais ils supposaient l’occupation du Donbass et non pas de toute l’Ukraine sachant pourtant que Poutine n’ignorait pas une « non-intervention militaire » mais uniquement des sanctions financières et économiques.

Comment se présente la situation aujourd’hui ? Poutine et la Russie se garderont bien d’attaquer un pays membre de l’OTAN car l’intervention des États-Unis et de l’OTAN seraient inévitables, avec les conséquences et l’escalade que l’on peut imaginer.

En ce qui concerne les sanctions, la Russie trouvera la complicité de la Chine pour s’en sortir. Justement la Chine, puisqu’il en est question, devant le manque de réaction contre l’envahissement de l’Ukraine, ne serait-elle pas tentée de s’intéresser très prochainement à Taïwan ? Qui peut-elle craindre ?

L’Union européenne était censée mettre un terme à toute nouvelle guerre mondiale, ce n’est pas le cas, nous venons de nous rendre compte que ce n’était pas la réalité et que cette catastrophe mondiale était toujours possible.

Ce n’est pourtant pas la Russie qui m’inquiète en ce moment mais davantage l’Iran avec sa prochaine « bombe », qu’il faut empêcher à tout prix, et demain la Chine, mais qui pourra l’empêcher ?

Le 7 février dernier j’écrivais : « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera » (1973 – Alain Peyrefitte), pour l’instant ce n’est pas la Chine qui s’est réveillée mais Vladimir Poutine et la Russie. La Chine attend son heure.

Les utopistes « écolos » espèrent un monde meilleur dans cent ans, j’ai bien peur que nous n’existions plus bien avant !

Manuel Gomez