Louvre : Propagande musulmane et business islamique

Publié le 6 janvier 2012 - par - 1 710 vues
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Deux articles du Point et de l’Express parus cette semaine nous apprennent que cet été, un pavillon entier du Louvre sera désormais dévolu au département des Arts de l’Islam (ouvert en 2003) :

http://www.lexpress.fr/culture/art/un-toit-flottant-au-dessus-du-louvre-pour-les-arts-de-l-islam_1068073.html

http://www.lepoint.fr/arts/islam-le-louvre-leve-le-voile-04-01-2012-1415416_36.php

La cour carrée du bâtiment sera ainsi recouverte d’un ouvrage en verre qui ressemble à s’y méprendre à un voile qui s’envole ! L’auteur de l’article du Point compare aussi celui-ci à l’avant-gardiste pyramide du Louvre. Il est vrai qu’il y a comme une ressemblance. L’ouvrage serait-il donc destiné à symboliser lui-aussi le Louvre ? Ce serait alors en effet un beau symbole de l’islamisation de la France du XXIe siècle…

Taqîya

La propagande habituelle nous est servie pour justifier une construction qui pourtant « représente un véritable défi architectural dans un site classé ». Autrement dit, qui présente le risque de défigurer un lieu historique (quand on voit le résultat, on se dit en effet qu’on n’en est pas loin). La conservatrice des Arts de l’Islam nous apprend ainsi que : «On enseigne l’arabe en France depuis François 1er et les objets d’art musulmans sont présents au Louvre depuis sa création, en 1793 ». C’est sans doute vrai, mais cet argument n’est pas sans rappeler celui de Jamel Debbouze qui nous disait que « L’Islam est en Europe depuis 3000 ans » :

[youtube qexqHzVYT-g]

http://www.youtube.com/watch?v=qexqHzVYT-g

Autrement dit, une présence « ancienne » de l’art musulman en France justifierait ainsi l’ouverture de ce pavillon en 2012 ! Mais pourquoi alors ne pas l’avoir fait déjà il y a 30, 40 ou 50 ans ? Ne serait-ce pas plutôt lié à la présence aujourd’hui d’une communauté musulmane en pleine dynamique, en France comme à travers le monde ?

Le directeur du Louvre en personne nous explique que le musée possède l’une des plus belles collections islamiques du monde, mais que seules 1000 pièces sont aujourd’hui présentées (reléguées injustement dans le département des antiquités orientales). Mais n’est-ce pas là le lot de beaucoup de départements du Louvre, que de ne devoir présenter au public qu’une petite partie de leur collection ? Le pavillon ouvrira donc ses portes aux 18 000 pièces de la collection (!), issues des civilisations ottomane, andalouse, etc. Celle des Omeyyades, que Charles Martel a arrêté à Poitiers, en fera-t-elle aussi partie ?

Le directeur affirme aussi que « Les arts de l’Islam ont beaucoup apporté à la culture occidentale et même jusqu’à une période récente, puisqu’ils ont influencé des artistes tels Delacroix ou Matisse. » Ce qui justifierait la place prochaine qu’on va leur accorder. Moi je croyais que c’était surtout les sciences arabes (mathématiques, médecine, astronomie…) qui nous avaient enrichi,  plus qu’une culture musulmane qui interdit les représentations animales et humaines…

Vous avez dit «business islamique » ?

L’article de l’Express est le plus intéressant, car il lève le voile sur certains objectifs inavoués de l’opération qui « dépasse les seuls enjeux de l’histoire de l’art ». Tiens donc ? Les responsables du musée nous disent ainsi vouloir aussi « dissiper les fantasmes et incompréhensions sur l’Islam », et même « redonner sa grandeur au mot Islam ». Ah, nous y voilà ! C’est certainement en effet pour la grandeur de l’Islam que ses généreux promoteurs habituels ont encore mis la main à la poche : l’Arabie Saoudite (17 millions), l’Azerbaïdjan, le Sultanat d’Oman, le Koweït et le Maroc (20 millions pour ces trois deniers).

Mais c’est peut-être aussi un peu  pour la promotion du business, non ? D’ailleurs, la présence parmi les donateurs privés de sociétés telles que Lafarge et Total à hauteur de 10 millions (rappelez-moi l’activité de cette dernière ?), Bouygues Construction (qui a fabriqué la mosquée Hassan II, l’université de Riyad…), ou bien encore Orange (souvent là pour soutenir les projets de l’État malgré sa privatisation), fait dire à l’Express que «  ce projet sert sans aucun doute aussi les intérêts politico-économiques de la France ». Dans La faute du Bobo Jocelyn, Pierre et Christine nous expliquent  que ce genre d’opération conduit malheureusement plus à la perte de la souveraineté et à l’islamisation de la France qu’autre chose…

Malgré tous ces dons – et la participation de l’État français à hauteur de 30 millions – il en manque encore dix pour achever ce projet à 100 millions ! Mince, si on n’avait pas dépensé 350 millions d’euros pour faire la guerre en Libye, on aurait peut-être pu encore les offrir de la poche du contribuable ! Une solution consisterait peut-être à demander l’aumône au Qatar : après avoir racheté le PSG, quoi de plus prestigieux pour ce dernier que de se payer un bout du Louvre ?

Inauguration en grande pompe (à essence) ?

Vous ne serez pas étonné d’apprendre que Jacques Chirac avait été séduit par le projet, ni que c’est Nicolas Sarkozy l’ami de Martin Bouygues (et aussi Président), qui en a posé la première pierre. L’Express se demande qui assurera son inauguration après l’élection présidentielle. Il est vrai que les candidats (à l’élection et/ou à l’inauguration) doivent être nombreux : Hollande, Aubry, Joly, Mélanchon, Delanoë, etc. Parions que ce soit finalement Marine Le Pen qui le fasse ! Ou pas.

Stéphane Buret

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