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L’UE panique, mais Viktor Orban a sécurisé ses livraisons de gaz russe

La récession guette l’UE, mais Viktor Orban a sécurisé ses livraisons de gaz russe

Le trublion de l’Union européenne, le sage qui ne veut pas d’immigration musulmane et dénonce la décadence de l’Occident, qui se vautre dans le wokisme et l’idéologie LGBT, sera le grand gagnant du bras de fer entre Bruxelles et Moscou.

Cette guerre n’est pas celle de la Hongrie et Orban agit en conséquence.

Il est tout de même renversant de voir l’UE se réjouir du 7e train de sanctions contre la Russie et d’entendre Ursula von der Leyen pleurnicher et accuser Poutine de ne pas être un partenaire fiable.

Poutine ayant décidé de baisser le débit de gaz de Nord Stream 1 de 40% à 20% dès aujourd’hui, la présidente de la Commission ose déclarer :

« Cette annonce illustre une fois de plus le manque de fiabilité de la Russie en tant que fournisseur d’énergie. »

Non seulement Bruxelles a déclaré une guerre économique totale à la Russie, avec des sanctions jamais vues au cours de l’histoire, mais il faudrait que Poutine dise merci !

Quand on ne possède aucune matière première et qu’on dépend totalement du pétrole et du gaz étrangers, on ne déclare pas la guerre économique au pays qui possède le plus riche sous-sol de la planète. Mais Ursula von der Leyen n’en est pas à une ânerie près. Elle les collectionne.

Les stocks de gaz européens sont à 65% et doivent grimper au maximum des capacités avant l’hiver. Les stocks actuels représentent 46 jours de consommation gazière hivernale.

La baisse des livraisons de gaz russe, qui durera aussi longtemps que dureront les sanctions contre Moscou, douche les espoirs de remplir les stocks pour l’hiver.

La solution est pourtant simple : faire comme Viktor Orban et renoncer aux sanctions qui vont détruire notre économie sans pour autant sauver l’Ukraine, déjà condamnée à être dépecée.

Poutine sait très bien que cet Occident moralement faible ne résistera pas à une récession économique ni à la baisse de son petit confort matériel, contrairement au peuple russe prêt à tous les sacrifices par pur patriotisme. 

Les pays européens vont se diviser. La locomotive de l’UE, la puissante et arrogante Allemagne, très dépendante du gaz russe, devient le maillon faible de l’Union. Et elle se fait soudain plus mielleuse pour solliciter de Bruxelles l’aide de ses partenaires pour qu’ils partagent leur gaz avec elle.

Un pot commun énergétique en quelque sorte ! La fière Allemagne, qui dirige l’UE et même la BCE depuis toujours, se fait aujourd’hui plus humble.

Pour Moscou, les conséquences financières sont indolores, vu que les cours du gaz compensent largement la baisse des livraisons (Figaro).

L’UE a cru pouvoir saigner la Russie, alors qu’elle finance l’offensive russe avec ses importations de gaz et de pétrole dont les prix ont explosé et rempli les caisses de Moscou.

Depuis le 24 février, l’Union européenne a misé sur le mauvais cheval.

Et le pire est à venir, car l’Otan va subir une cuisante défaite qui va achever de diviser l’Europe et va donner naissance à un monde multipolaire, dans lequel l’Occident va se désintégrer.

Alors qu’il était si simple de laisser Poutine annexer le Donbass russophile comme il a récupéré la Crimée.

Il n’y aurait eu ni crise énergétique, ni inflation, ni pénurie alimentaire, ni récession économique, ni risques sociaux. La guerre serait déjà terminée et la croissance mondiale serait au rendez-vous. 

Notre lâche soumission à Washington va se payer au prix fort.

Jacques Guillemain