L’UEJF salit la mémoire des résistants du Ghetto de Varsovie

Publié le 29 avril 2014 - par - 1 580 vues
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hitlerIl est affligeant de constater que la perversité prétendue anti-raciste a largement infiltré certaines institutions communautaires juives qui n’hésitent pas à récupérer les plus beaux symboles de la résistance, dont elles se croient les gardiens moraux uniques à des fins de politique minable et, comme la gauche aime à le dire, « nauséabonde ».

Un exemple nous en est donné par le discours honteux de Sacha Reingevirtz, Président de l’UEJF à l’occasion de la commémoration de la révolte du ghetto de Varsovie, et repris in extenso sur le site du CRIF, qui depuis la nomination à sa tête de Roger Cukierman est une véritable insulte à l’intelligence.

http://www.crif.org/fr/actualites/discours-de-sacha-reingewirtz-pr%C3%A9sident-de-luejf-prononc%C3%A9-%C3%A0-loccasion-de-la-comm%C3%A9moration-de-la-r%C3%A9volte-du-ghetto-de-varsovie/50369

Toute honte bue, et alors que ce n’est en aucun cas sa mission, ce « Président d’association étudiante », n’hésite pas à se faire le serviteur zélé du parti socialiste, pour reprendre un message calqué sur celui de SOS RACISME, cette association prétendue anti-raciste, antichambre du PS, qui ne défend jamais les blancs.

Dans son discours, ce « président » aux petits pieds prend prétexte de la lutte héroïque du Ghetto de Varsovie pour faire un amalgame à peine dissimulé, entre les électeurs du Front national ou des personnes simplement contestataires de la politique gouvernementale ou européenne, avec les nazis qui ont créé et assiégé ce ghetto.

Tout y passe. La défense confuse des Roms, des gens du voyage, des musulmans, des Noirs, des Arabes, des asiatiques, et même des homosexuels (« …pour faire obstacle à la parole homophobe »). Ils sont tous forcément « victimes » de ceux qui veulent démanteler l’Europe, comme si leur conviction ne méritait pas le même respect que celle des autres.

Le procédé est grossier, l’amalgame est ignominieux et c’est une imposture pour plusieurs raisons :

1. Comparer la situation culturelle, économique et sociale de l’Allemagne des années 20 et 30 dont la population a été nourrie à la « pédagogie noire » (fort bien expliquée par Alice Miller[1]), à la France des années 2000 gavée par trente ans d’anti-racisme au profit exclusif des minorités (qui est une autre forme de pédagogie noire d’ailleurs) est d’une bêtise absolue, et une escroquerie intellectuelle qu’il faut dénoncer pour que plus personne ne soit dupe.

2. Faire cet amalgame grossier, c’est refuser le verdict démocratique des urnes[2], ce qui n’est pas conforme à l’éthique juive ;

3. Il trahit la cause de tous les juifs de France qui n’ont pas besoin qu’on leur fasse la leçon, et qui savent parfaitement que l’antisémitisme du 21ème siècle en France est essentiellement d’origine africo-arabo-musulmane. Leurs enfants en sont victimes tous les jours, tout comme ceux qui sont victimes du racisme anti-blanc et anti chrétiens, les « faces de craies », les « gaulois ».

4. C’est le meilleur moyen de lui créer de nouveaux ennemis de la part de gens qui n’en sont pas encore. Ces personnes, ce sont tous ceux qui n’ont rien de pour ou de contre les juifs, et qui du moins, même s’ils ne les apprécient pas, ne vont pas pour autant aller les agresser gratuitement. Par contre, elles constatent affolées, la désintégration avancée de la culture et de la société française, le délabrement intellectuel, et croient à tort, que la majorité de la communauté juive a les mêmes idées que cette prétendue « intelligentsia » qui prétend indûment les représenter qu’ils soient des Attali, Badinter (le mari), BHL, et autres, « crifards » ou « eujfiens » dont le mépris pour les « petites gens » qui souffrent réellement dans les quartiers et territoires perdus de la République, n’a d’égal que leur suffisance et leur prétendue supériorité morale autoproclamée.

5. C’est donner de façon totalement irresponsable, du grain à moudre à tous les Soral et Dieudonné, et à leurs admirateurs et encourager, cette fois pour de vrai la propagation de l’antisémitisme.

6. Par une extraordinaire ‘inversion des valeurs’, qui est le signe de la perversité, il « oublie » ou feint de ne pas voir que c’est bien, au contraire, parce que « les minorités issues de la diversité », ont été les seules en France à être exemptées d’une quelconque réflexion sur elles-mêmes, d’un quelconque passage de leurs idées au tamis de l’anti-racisme, qu’elles représentent en fait les nouveaux dangers tant pour les juifs de France, que pour la France et ce qu’elle a de meilleur. D’ailleurs, lorsqu’il mentionne les propos racistes, et antisémites (sous couvert d’antisionisme) entendus à l’université Paris VIII, ou ceux du groupuscule qui s’est infiltré à « jour de colère », il oublie soigneusement de rappeler l’origine et/ou la tendance politique de leurs auteurs. N’en déplaise aux biens pensants, c’est cette population à qui aucun interdit n’a été fixé, ni par leurs parents, ni par leur culture, ni par la société française depuis 1980, qui a abusé du sentiment de culpabilité non résolu par les pouvoirs politiques, et qu’on a même encouragé à s’épanouir, aux dépens et aux détriments des autres, c’est-à-dire des Français de souche, et des immigrants respectueux de la France, qui constitue le vrai danger pour notre démocratie, pour nos liberté, pour notre cohésion sociale, notre unité et notre sécurité. On le voit par exemple quand « elle s’exprime » au Trocadéro après un match de foot, lorsqu’on la contrarie à Chanteloup-les-Vignes, ou lorsque l’occasion lui est donnée de se faire plaisir avec quelques ratonades ciblées durant des manifestations étudiantes. Il n’y a pas pire façon de salir la mémoire des révoltés du ghetto de Varsovie que de la rattacher à une cause politique aussi minable, à cette clique prétendue anti raciste, qui se bat au contraire pour que les libertés n’existent plus, dès lors que l’on pense différemment d’elle.En tant que juif, 100% sioniste et fier de l’être, et tout aussi fier d’être Français, je dis à tous mes amis non juifs qui peuvent me lire, que ces institutions communautaires ne représentent pas la pensée de l’immense majorité des juifs de France, pas plus que des Attali, des Badinter (le mari), ou des BHL. Les juifs de France aiment ce pays, veulent pouvoir y rester et y vivre en sécurité, dans le respect de sa culture et de ses traditions, de ses habitants, et en contribuant, comme ils l’ont toujours fait à sa prospérité et à son rayonnement dans le monde. S’il reste des nazillons à l’extrême droite ou au Rassemblement Bleu Marine, il conviendra de les combattre en temps utile, mais il faut être plus que de mauvaise foi pour estimer qu’ils représentent le vrai danger pour la communauté juive française depuis 40 ans.

Stéphane HADDAD

[1] Pour plus d’informations, je vous recommande vivement le livre « c’est pour ton bien » de Alice Miller – Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant http://www.alice-miller.com/livres_fr.php?page=2

[2] Pour info, tous les historiens sérieux savent que les élections allemandes de 1936 n’ont pas du tout été faites dans des conditions et un contexte « démocratiques », au sens réel de ce terme.

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