L'UMP viole le principe de laïcité au profit de l'Islam

L’UMP a organisé le 5 avril 2011 dans un hôtel parisien à la demande de Sarkozy un débat sur la laïcité pour accoucher de 26 propositions qui vont en réalité conduire à remettre en cause un des piliers de notre Constitution la séparation entre les Églises et l’État.
Pour l’UMP , la loi de 1905 doit être amendée pour permettre à l’Islam de s’implanter durablement dans notre pays. Une des propositions phares de cette convention qui a réuni treize ministres malgré l’absence du premier Ministre François Fillon est d’envisager le financement sur fonds publics de la construction de mosquées en France.
Il est donc important de rappeler l’article de 2 de la loi de 1905 pour comprendre les enjeux de cette convention qui dans sa finalité était un débat sur la place de l’Islam et ses difficultés à respecter les principes de laïcité dans notre pays.
L’article 2 de la loi de 1905 édicte sans ambiguïté  » La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. »
Mais comme les politiques restent dans une posture du politiquement correct, ils n’osent pas dire clairement que les Français, dans leur grande majorité ont un problème avec l’Islam et ses pratiques incompatibles avec les valeurs républicaines qui cimentent notre pacte social au delà de nos différences.
Nous avons mis des centaines d’années à nous sortir de la pression exercée par les religieux sur la société civile pour accepter en 2011 que la République s’adapte à l’Islam, alors que cela serait à l’Islam de se conformer à nos us et coutumes.
L’Islam n’étant pas une religion comme les autres, est-il encore nécessaire de le rappeler pour que nos élus qui sont censés incarner et faire vivre l’esprit républicain, ne tombent pas dans le piège que leur ont tendu les islamistes radicaux.
Si nous acceptons de financer les lieux de culte avec des fonds publics , nous contrevenons au concept même de la laïcité qui a entériné la séparation des Églises et de l’État.
Lors de cette Convention le pacte républicain a été présenté par Jean François Copé à la presse et il a annoncé que l’UMP acceptait le financement des lieux de culte aux conditions suivantes :
Extrait du pacte républicain rédigé par l’UMP (1) :
Liberté religieuse et lieux de culte
Sans remettre en cause le principe de séparation des Églises et de l’État et, par conséquent, le principe selon lequel la République ne finance pas la construction de lieux de culte, il est souhaitable de prévoir des dispositions de nature à faciliter l’exercice de la liberté religieuse et, spécialement, l’exercice du culte dans des lieux de culte.
PROPOSITION 5 : prévoir expressément la possibilité de baux emphytéotiques avec option d’achat pour les nouveaux lieux de culte et généraliser le recours aux garanties d’emprunt par des collectivités locales – voie législative (proposition de la commission Machelon).
Le bail emphytéotique administratif avec option d’achat
Un bail emphytéotique administratif (BEA) permet à une association cultuelle de louer un terrain à une collectivité locale pour une très longue durée (jusqu’à 99 ans) afin de lui permettre de construire un lieu de culte à moindre coût. C’est une disposition particulièrement utile pour les communautés disposant de moyens réduits et qui sont implantées dans des zones où le foncier est rare et cher.
Le recours aux baux emphytéotiques est une pratique courante, qui ne contredit pas la loi de 1905. Ainsi, le Conseil d’État a relevé en 2005 que 450 églises paroissiales avaient bénéficié de ce mécanisme sur les 1 800 construites en Ile-de-France après 1905.
Que devient l’édifice de caractère religieux construit sur le terrain à la fin du bail ? En théorie, il revient au propriétaire du terrain, en l’occurrence à la collectivité. À moins que le bail soit reconduit.
Cette incertitude peut poser problème à des associations cultuelles comme à des collectivités. Comme le suggérait la commission Machelon, nous proposons de prévoir une option d’achat en fin de BEA, qui permettrait à l’association d’acquérir le terrain, et de devenir ainsi propriétaire de l’édifice à caractère religieux.
La possibilité pour les associations cultuelles d’obtenir des garanties d’emprunt.
Une autre disposition permet aux départements et aux communes de se porter garants pour les prêts contractés par les associations pour la construction d’un édifice à caractère religieux.
Comme le suggérait la commission Machelon, nous proposons de permettre également aux régions de se porter garantes de ses prêts (en attendant la fusion départements-régions…).
Par ailleurs, cette pratique ne vaut aujourd’hui que « dans les agglomérations en voie de développement». Pourquoi ne pas supprimer cette limite, comme le préconisait la commission Machelon ?
PROPOSITION 6 : prévoir que, en vertu d’une exigence de transparence financière, les fonds étrangers visant à la construction et à l’entretien de lieux de culte transitent obligatoirement par une fondation nationale pour la construction des lieux de culte en France, chaque culte créant sa propre fondation – voie législative.
Avec cette proposition, L’UMP cherche à empêcher tout citoyen, tout parti ou toute association de déposer un recours devant le Tribunal Administratif pour contester une délibération d’un Conseil Municipal qui voterait le financement de façon détournée d’une association cultuelle pour l’implantation d’un lieu de culte, alors que les deniers publics devraient être utilisés pour servir l’intérêt général et non pas un intérêt particulier.
Nous avons les exemples flagrants et scandaleux de financement de mosquées tels qu’à Marseille, Drancy et Paris qui sont symptomatiques des contournements de la Loi de 1905 que veut officialiser l’UMP.
Nous n’avons pas à favoriser de quelconque manière la construction de mosquées, alors même que des besoins sociaux deviennent de plus en plus criants pour aider des familles en grande difficulté face à la crise économique qui les frappent durement.
Le PS et les autres partis dits de gauche se sont manifestés pour critiquer de façon véhémente, ce débat lancé par l’UMP posant le problème de la place de l’Islam dans une République laïque considérant que celui-ci conduirait à stigmatiser la communauté musulmane dans son ensemble.
Cette attitude hypocrite et lâche de la gauche est pitoyable. La gauche préfère débattre en catimini de la laïcité à la française, comme à son accoutumée, au lieu de reconnaître le malaise que ressentent nos concitoyens devant un islam qui provoque en permanence la République et ses valeurs.
La gauche a laissé à la droite la responsabilité d’un tel débat, alors que manifestement, tous les élus qui se reconnaissent dans notre République une et indivisible, auraient du agir ensemble au delà des clivages idéologiques habituels pour stopper l’ islam politique qui gangrène nos cités et nos banlieues abandonnées par l’État.
En réalité, ce débat organisé par l’UMP que l’on soit pour ou contre arrange bien la gauche car elle ne voulait pas assumer sur le plan politique toute mesure restrictive contre des comportements inadmissibles perpétrés par les islamistes radicaux, comme elle l’a fait lors du débat contre le port du voile intégral, alors que sur le fond , elle est en tout point d’accord.
Cela étant rappelé, le communautarisme islamiste menace notre cohésion sociale et tente de structurer une société parallèle à notre société laïque qui a permis depuis la loi de 1905 de faire reculer l’obscurantisme en lui opposant l’éducation, la connaissance et les sciences humaines.
Ce débat sur l’islam a été mal engagé, car nos politiques ne veulent pas prendre des décisions qui permettraient que cesse sur notre sol, l’activisme des islamistes radicaux qui cherchent à déstabiliser les fondamentaux de notre République laïque.
Face à l’islam politique, il faut prendre des mesures politiques à la hauteur du danger qu’une telle idéologie représente pour notre cohésion et la paix civile. Cela n’est pas en finançant la construction de mosquées que nous arriverons à faire admettre au sein de la communauté nationale un islam conquérant, tant ses préceptes et ses dogmes sont antinomiques avec nos valeurs que sont la liberté, l »égalité et la fraternité.
Dans les mosquées, des prêches haineux envers les mécréants, les juifs , les athées et les agnostiques sont proférés , cela ne peut qu’être préjudiciable à la concorde nationale et à l’entente entre les citoyens que nous sommes au delà de nos différences. C’est une réalité que nous ne pouvons pas continuer à nier, les politiques qui persisteront à fermer les yeux seront tenus responsables devant la Nation de leur dhimmitude face à la montée communautariste qui détruira notre République une et indivisible, si nous ne savons pas être fermes avec nos principes et nos convictions.
Les élus de la République continuent pour un grand nombre d’entre eux, à penser de façon naïve que l’islam est une religion d’amour et de paix, alors que les faits nous démontrent tout le contraire. L’islam politique est en guerre contre notre civilisation, qu’il considère comme étant dévoyée et responsable de toutes les injustices qui perdurent dans tous les pays ou la religion islamique ne régit pas la vie des humains.
La République n’a pas  à organiser  les religions, mais se doit de faire respecter la liberté de culte sans que cela puisse gêner les non croyants ,tout en faisant en sorte de ne pas privilégier une religion plus qu’une autre.
En actant le principe d’un financement de la construction de mosquées avec le soutien ou l’accompagnement des municipalités, les élus UMP outrepassent leurs droits et mettent devant le fait accompli la communauté nationale qui devrait être consultée sur une telle proposition.
On ne peut pas éternellement bafouer le peuple en lui imposant des mesures qui pourraient provoquer une fracture et un ressentiment général envers les élites lesquelles sont déjà très discréditées si l’on se réfère à l’abstention importante aux élections intermédiaires.
Non au financement des mosquées, la loi de 1905 doit être respectée, ne pas être amendée, et être appliquée dans tous ces aspects.
L’Islam ne respecte pas les valeurs républicaines, considérant que la loi divine est supérieure aux lois humaines. Dans ces conditions, nous n’avons aucune raison de nous plier au Coran et à Mahomet. Nous avons à revendiquer et à réaffirmer que la République une et indivisible laïque, démocratique et sociale et la seule loi commune qui doit s’imposer à tous les citoyens français qu’ils soient de souche ou d’origine immigrée.
Si le Pouvoir Politique veut changer la loi de 1905 qu’il organise un référendum national pour que le Peuple souverain puisse donner son avis. En démocratie, quand on veut éviter une crise politique, il faut avoir le courage de consulter le peuple, la voie référendaire est la seule alternative qui permettra de l’éviter.
Fabrice LETAILLEUR
Voir son blog
http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/
(1) http://www.projet-ump.fr/wp-content/uploads/2011/04/La%C3%AFcit%C3%A9-UMP-Propositions.pdf

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