L’Union des Médiocres Pour la Soupe (UMPS) : Stop ou Encore ?

Publié le 15 septembre 2013 - par
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36% des Français considèrent que Marine Le Pen est la meilleure opposante au pouvoir socialiste, loin devant Jean-François Copé (23%) et Jean-Luc Mélenchon (17%).

Une nouvelle qui pèse lourd dans le climat politique de la rentrée où chacun peut sentir de manière quasi palpable la montée concomitante des incertitudes et des tensions. A l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières.

La montée des périls modifie la perception que les peuples ont de leur environnement et de leurs dirigeants. Ils attendent des actes forts et des paroles claires.

Le monde change et nos dirigeants politiques restent figés dans des postures et des schémas dont la déconnexion au réel est de plus en plus visible.

L’accélération de l’histoire, inexorablement,  les fait apparaître pour ce qu’ils sont ; une Union des Médiocres Pour la Soupe.  Ils se battent  pour leurs places à table alors que la maison brûle.

Le Parti socialiste (aile gauche de l’UMPS), immuable dans ses certitudes, poursuit, avec ses alliés écolos,  le travail de  sape des fondements vitaux de la société française.

On écrase les classes moyennes et les familles d’impôts pour ne pas toucher aux  clientèles électorales qui, dépendantes de l’argent publique, portent la gauche au pouvoir : salariés du secteur public,  populations issues de l’immigration musulmane et africaine (ce n’est probablement pas pour soutenir le mariage homo que 93% des électeurs musulmans ont voté Hollande), monde associatif inféodé, petit univers de la culture et des  médias subventionnés…

Et pendant ce temps-là… les classes productives, les classes qui travaillent dans les secteurs les plus exposés, celles qui paient leurs impôts et éduquent leurs enfants  pour donner des cadres au pays, souffrent et règlent la facture.

Tel le coq qui chante les deux pieds dans le tas de fumier en pensant que son chant fait lever le soleil, le gallinacé de gauche, ivre de lui-même, se repait de sa logorrhée sociétale. Au service « des forces de progrès », il veut changer la société et à tout prix faire notre bonheur malgré nous.

Après le « mariage pour tous », il nous inflige et nous prépare  la PMA, la GPA, les droits de  vote pour les étrangers, les naturalisations à la chaine, la loi du genre à l’école, la suppression de la prison pour la grande majorité des délinquants, la ville sans autos conçue comme un espace ludique pour « Homo Festivus » en roller ou à vélo (salauds d’automobilistes !), la multiplication des radars pour nous taxer encore, la traque des « racistes », des « homophobes » et des fumeurs, et , cerise sur le gâteau,  l’installation des Roms pour embellir nos villes.

Il y a fort à parier que les apparatchiks du PS et leurs alliés, pas plus que les apparatchiks soviétiques en leur temps, ne croient véritablement en leur logorrhée obscène tant elle fait violence au réel. Ils méprisent le réel, mais ils ne l’ignorent pas ; pour preuve, ils habitent les quartiers protégés et mettent leurs enfants dans les bonnes écoles publiques ou privées.

Ils ne peuvent tout simplement plus arrêter le mouvement qui les porte ; c’est ce qui les fait vivre, ce qui assure leur position sociale et leur domination.

Peut-être que beaucoup d’entre eux croient encore en leurs idées, ils n’ont probablement pas l’imagination de penser autrement, mais ils n’espèrent rien de leur utopie sociale. Ils gèrent leurs carrières  tout simplement, et pour cela, il faut que le spectacle continue ; l’illusion du combat droite/gauche, le mythe de la défense des valeurs universelles de la République qui cimentent le pays,  la fable de la lutte des classes et de la justice sociale.

« Mon ennemi c’est la Finance », déclamait Hollande durant la campagne présidentielle, avant de filer à Londres peu après et de déclarer dans le Guardian,  pour rassurer la City, que les socialistes français étaient de bons gestionnaires qui avaient bien accompagné la révolution financière des années 80.

Et l’UMP (aile droite de l’UMPS) dans tout ça ?  Face au paysage désolé qu’est devenue la France d’aujourd’hui, on attendrait d’elle qu’elle se hisse au niveau des enjeux et des défis qu’affronte le pays en portant le fer dans la plaie dans un combat idéologique sans merci avec la gauche.

On voudrait qu’elle dénonce enfin les mensonges immigrationnistes et les illusions européistes, qu’elle s’attaque bille en tête aux fausses promesses de la mondialisation heureuse, qu’elle en appelle à la révolte fiscale afin d’exiger que la dépense publique ne soit plus une arme électoraliste, qu’elle croise impitoyablement le fer sur les questions de sécurité en faisant sauter une bonne fois pour toutes les tabous du politiquement correct qui paralysent toute réponse appropriée, qu’elle affronte enfin avec la plus grande détermination les nébuleuses syndicales qui détruisent idéologiquement les 2 piliers fondamentaux d’une société que sont l’éducation nationale et la justice, au mépris total des sentiments et des attentes des usagers… et tant d’autres choses encore qui tourmentent notre pauvre peuple.

Mais, soumis aux dictats du politiquement correct, les ténors de l’UMP regardent passivement passer les trains de l’histoire, espérant avant tout que le désastre socialiste, par un mouvement naturel du balancier, les ramènera mécaniquement au pouvoir, afin de continuer le cirque de l’alternance complice entre gens du même monde. En attendant, ils assurent juste le service minimum du devoir d’opposition.

Leur grande affaire ce n’est pas les terribles défis de l’histoire, mais leur place dans la course à la présidentielle.  Les Français ne sont pas complétement dupes, selon le sondage BVA/ Le Parisien cité plus haut, plus des 2/3 de nos concitoyens pensent que la situation à l’UMP  n’est aujourd’hui pas apaisée ; c’est plus qu’en janvier 2013 au lendemain de la guerre des chefs, où ce chiffre s’élevait à 53%.

Le voile va-t-il enfin se déchirer ? Vont-ils enfin comprendre ces dirigeants de « droite » aux stratégies obliques que le décor change et que la colère gronde ou pensent-ils, comme  les Brejnev et les Andropov d’autrefois, qu’ils tiennent le Système en main jusqu’à la fin des temps ?

Le peuple de droite acceptera-t-il encore longtemps les pudeurs effarouchées de ses représentants politiques face à toute perspective de deal électoral avec le Front National, alors que  la gauche, de manière de plus en plus nette,  accélère tous les processus de délitement de la société française ?

Souvent, dans les régimes affaiblis et immobiles, le choc décisif vient de l’extérieur. Peut-être que le « montage » syrien, cette entreprise de manipulation massive et planétaire, est-il le coup de trop, comme la guerre afghane a été fatale à l’Union soviétique ?

Pour la première fois, en France et dans le reste du monde occidental, la machine grince et grippe, les peuples ne marchent plus dans la combine, les oligarques veulent passer en force mais le mensonge se voit.

Signe des temps, à l’Université d’été du Medef cette année, un amphi théâtre d’HEC, rempli de dirigeants d’entreprise, a applaudi sans retenue un expert international qui dénonçait vigoureusement  les raisons de l’engagement français contre le régime syrien.

Peu à peu, du haut en bas de l’échelle sociale, le peuple de France prend conscience des dangers du monde qui l’entoure et de l’incurie des réponses de ses dirigeants, quand ce n’est pas tout simplement leur complicité active aux maux qui minent le pays.

Si elle surfe habilement sur les bonnes vagues, Marine Le Pen, comme le laissent entendre les sondages, a de beaux jours électoraux devant elle.

Didier Beauregard

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