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L’Union européenne et les manuels scolaires palestiniens

Olivier Varhelyi

Cela ne date pas d’hier, ni de l’année précédente, ni celle des années 2000… Les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne ont toujours fait l’objet de révisions et de constats, simplement ignorés par l’Union européenne.

Yohanan Manor 2003, Une génération sacrifiée. Dans cet ouvrage, Yohanan Manor analyse le contenu et la portée des programmes et manuels scolaires destinés aux enfants palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie.

« Conçus, produits et utilisés par l’Autorité palestinienne dans toutes les écoles qui dépendent d’elle, ces manuels scolaires constituent la pierre angulaire d’un système d’éducation édifié et développé grâce au concours de la communauté internationale, au premier chef l’Union européenne, les pays d’Europe et l’UNESCO. L’examen du contenu de ces livres conduit à un constat affligeant : loin de prôner la reconnaissance mutuelle, la coexistence et la paix avec les Israéliens, ces manuels scolaires instillent la haine d’Israël et des Juifs et font l’apologie du Jihad et du martyre.

« Ce choix délibéré conduit à sacrifier sans vergogne toute une génération de jeunes Palestiniens au mépris de leurs droits les plus élémentaires à la vie, à l’épanouissement de leurs facultés, à l’aspiration à contribuer au progrès de leur peuple, à la confiance dans les vertus universelles du dialogue et du compromis. L’Europe peut-elle fermer les yeux sur cet empoisonnement des esprits et laisser se perpétrer la dérive de mort d’un système éducatif aux antipodes de ses valeurs les plus essentielles ? Qui souhaite sincèrement la paix doit être conscient des dangers qu’une telle pédagogie porte en elle. »

UN Watch

Rapport : Des enseignants de l’ONU célèbrent la mort d’Israéliens

août 5, 2021

AntisémitismeIsraëlNations Unies

Une agence de l’ONU qui gère des écoles et des services sociaux pour les Palestiniens fait face à des demandes de licenciement d’employés qui utilisent les réseaux sociaux pour célébrer des attaques contre des Israéliens et promouvoir la haine anti-juive.

Plus de 100 éducateurs et employés de l’UNRWA ont publiquement véhiculé la violence et l’antisémitisme sur les réseaux sociaux, selon un nouveau rapport publié par l’organisation non gouvernementale UN Watch, un groupe indépendant de défense des droits de l’homme basé à Genève.

Le rapport, intitulé « Beyond the Textbooks », révèle 22 cas récents concernant des accusations portées contre des employés de l’UNRWA, qui violent clairement ses propres règles ainsi que ses valeurs proclamées de tolérance zéro pour le racisme, la discrimination ou l’antisémitisme.

Les révélations de UN Watch ont été rapportées à travers tout Israël, y compris sur The Times of IsraelChannel 12 NewsMaarivYnet, et Israel Hayom.

UN Watch demande aux grands donateurs de l’agence – y compris les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne – de tenir l’UNRWA responsable de ses propres normes et engagements.

Une certaine attention a été accordée récemment à la nécessité de supprimer toutes les incitations à la haine dans les manuels scolaires de l’UNRWA, mais le rapport de UN Watch révèle un problème bien plus grave : les enseignants eux-mêmes.

Comme le révèle le rapport, le personnel de l’UNRWA basé à Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Syrie et en Jordanie a publiquement incité à l’antisémitisme et au terrorisme.

Parmi les éducateurs qui ont utilisé leurs réseaux sociaux personnels pour ce genre de propagande, on trouve Nahed Sharawi, professeur de mathématiques à l’UNRWA de Gaza, qui a partagé une vidéo d’Adolf Hitler avec des citations inspirantes pour “enrichir et éclairer vos pensées et vos esprits.”

Husni Masri, un enseignant de l’UNRWA en Cisjordanie, a posté des théories de conspiration antisémites selon lesquelles les Juifs contrôlent le monde, ont créé le coronavirus et cherchent à détruire l’Islam.

Le rapport de UN Watch énumère un total de 113 cas qu’il a réussi à identifier sur les seules pages publiques des employés de l’UNRWA, tous célébrant et encourageant la violence, même chez les jeunes enfants.

Le groupe de défense des droits de l’homme n’a examiné qu’un échantillon d’utilisateurs de Facebook qui se sont publiquement identifiés comme des employés de l’UNRWA, et estime que le nombre réel d’employés de l’UNRWA qui incitent à la violence et à la haine est bien plus élevé au sein des 30 000 employés de l’agence.

UN Watch révèle en outre qu’en dépit de ses nombreuses demandes préalables et de la présentation de preuves détaillées, l’UNRWA n’a pas licencié les enseignants qui incitent au racisme et au terrorisme, et n’a pris aucune autre mesure significative. L’UNRWA doit donc être considéré comme complice de la mauvaise conduite de son personnel, déclare UN Watch.

Le rapport, intitulé « Ecoles primaires palestiniennes », programme scolaire 2016-2017

Radicalisation et résurgence des programmes de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) », met en lumière les programmes éducatifs destinés aux enfants palestiniens qui visent à « apprendre aux élèves à devenir des martyrs, diaboliser et nier l’existence d’Israël et à se focaliser sur un ‘retour’ en territoire exclusivement palestinien ».

En plus de faire disparaître Israël des cartes géographiques, les manuels glorifient les assaillants « morts en martyrs », et délivrent des messages à caractères violents afin d’inciter les plus jeunes à passer à l’acte terroriste, selon le rapport qui rapporte des passages qui appellent entre autres à « sacrifier mon sang pour recouvrir la terre ».

Cette étude indique également que les enfants apprennent les mathématiques à l’aide de problèmes basés sur le calcul de nombre de morts en martyrs, citant même un exemple précis:

« Le nombre de martyrs lors de la première Intifada de 1987-93 totalise 2.026 martyrs, et le nombre de martyrs de l’Intifada Al-Aqsa en 2000 s’élève à 5.050, alors que le nombre de blessés atteint 49.760. Combien de martyrs sont morts durant les deux Intifadas ? », est demandé aux élèves de CM2.

Le rapport israélien émet des conclusions alarmantes ; « les nouveaux manuels scolaires sont nettement plus radicaux que les précédents » et « reflètent la stratégie de violence et les pressions qui pèsent sur les négociations de paix », « la haine d’Israël en est le thème principal ».

On ne me fera pas croire que l’Union Européenne n’en savait rien. Il a fallu que la Hongrie conditionne l’aide aux palestiniens à la révision des manuels scolaires palestiniens.

Le journal le monde : L’aide européenne à la Palestine prise en otage par un commissaire hongrois de Bruxelles

« Oliver Varhelyi, fidèle de Viktor Orban, conditionne le versement de ces fonds à une révision des manuels scolaires palestiniens, rituellement accusés par les lobbys pro-israéliens d’inciter à la violence.

Depuis septembre 2021, le département de cancérologie de l’hôpital Augusta-Victoria de Jérusalem-Est fonctionne au ralenti. A court d’argent, l’établissement bâti sur le mont des Oliviers, l’un des principaux centres de soin des territoires occupés, ne peut plus recevoir de nouveaux malades du cancer. Au total, près de 500 Palestiniens en attente d’une chimiothérapie ou d’un autre type de traitement ont été refusés. Les plus chanceux sont pris en charge dans des hôpitaux de Cisjordanie, moins spécialisés, comme à Bethléem ou Naplouse. Les autres patientent à leur domicile, alors que leur état s’aggrave.

Mais pourquoi enfin personne n’ose contester ou demander comment se fait-il que l’Autorité palestinienne possède assez de fonds pour payer les salaires des terroristes incarcérés en Israël et des familles des prétendus martyres, mais pas pour soigner ses malades ?

On ne me dira pas que les médias ne sont pas biaisés….

En un mot : L’Autorité palestinienne a depuis longtemps compris que l’Union Européenne, les USA, sont des vaches qui ne demandent qu’à être traites..

Thérèse Zrihen-Dvir