L’usure prématurée des enseignants syndiqués de l’Éducation nationale

Dominique Cau-Bareille est Maître de Conférences en Ergonomie, Université Lumière, Lyon. Lumière, elle témoigne de toute sa compassion pour ces enseignants unanimes à évoquer une « fatigue accrue ». Au fil des réformes des retraites mises en œuvre, le nombre d’annuités nécessaires pour bénéficier d’une retraite complète ne cesse d’augmenter. Et en même temps, les privilèges liés aux dispositifs d’aménagement des fins de carrière ont disparu en France, parmi ces dispositifs, des mesures de cessation progressive d’activité.

Dominique Cau-Bareille : « Une telle évolution contraint les personnels à rester en activité à temps plein (combien d’heures par semaine ?), même s’ils ressentent une « fragilisation croissante ». Ben voyons !

Voilà qui questionne (???) les conditions de travail dans lesquelles évoluent les travailleurs : leur permettent-elles de pouvoir se maintenir en activité en santé jusqu’à l’âge de départ (lequel précisément ?) à la retraite ? Cette problématique de vieillissement au travail est très présente dans « le champ » de l’éducation où les seniors (de quel âge ?) sont 30 % des enseignants en activité. Elle préoccupe (???) les responsables des ressources humaines, les médecins de prévention et les syndicats car de nombreuses recherches (???) (lesquelles ?) font état de difficultés, de problèmes de santé physiques et psychologiques en fin de carrière !

On pourrait avancer que l’expérience construite au fil du temps apporterait des ressources suffisantes pour faire face aux contraintes du métier jusqu’en fin de carrière (à quel âge ?). Or les enjeux sont bien plus complexes. Au-delà des savoir-faire accumulés, vieillir au travail (???), c’est aussi faire l’expérience d’une triple fragilisation de la santé (???) : l’expérience d’une fragilisation par le travail (???) du fait des expositions à certaines contraintes de l’environnement professionnel (???). L’expérience d’une fragilisation de la santé par rapport au travail (???) : les difficultés rencontrées par les salariés dans leur travail (???) peuvent les amener à devoir changer de travail, voire à anticiper leur retraite. Quand on parle de fragilisation de la santé par le travail, on fait référence aux expositions à certaines formes de pénibilité (comme dans le bâtiment, dans la réfection des chaussées au goudron, ou à pousser les wagonnets au fond de la mine), qui se cumulent dans le temps, participant à une usure prématurée de l’organisme (des profs qui cultivent l’absentéisme).

Nous pouvons prendre l’exemple des professeurs d’éducation physique et sportive (EPS) (qui vivent au grand air sans trop se fatiguer). Ils sont exposés aux contraintes physiques et sportives (port de charges (confiées aux élèves), station debout), mentales (activité physique et sportive !) travail par ateliers de niveaux différents), environnementales (contraintes thermiques, bruit). En résulte une usure prématurée de leur corps (???) et des problèmes de santé aigus, nécessitant souvent (l’absentéisme) des prises en charge médicales, en cas de troubles musculo-squelettiques, de surdité, ou encore de problèmes de voix !

Dilemmes professionnels : Du vécu de ces atteintes à la santé vont souvent dépendre les projections professionnelles : rester dans l’activité à temps plein, passer à temps partiel, ou quitter le métier pour évoluer vers d’autres fonctions (se planquer à la documentation !). Cette fragilisation de la santé par le travail (???) se couple souvent avec l’expérience de la fragilisation par rapport au travail. (???)

Les nombreuses réformes de l’enseignement depuis plus de 15 ans au gré des changements de ministres contribuent à une intensification du travail et à une lassitude généralisée (contre) l’innovation.

Ce qu’un ministre met une place, le suivant le détricote pour imposer d’autres normes et il est attendu des enseignants qu’ils respectent les prescriptions. Ces réformes bouleversent non seulement les contenus des programmes, les objectifs pédagogiques, mais aussi, plus fondamentalement, le sens du métier.

Les seniors sont de plus en plus en dissonance entre, d’un côté, ce qu’ils ont envie de faire (???) dans leur travail et qui leur semble pertinent au vu de leur longue expérience et, de l’autre, les injonctions de la hiérarchie qu’ils ne comprennent pas toujours, auxquelles ils n’ont pas forcément envie d’adhérer (???). D’où parfois le souhait de certains de « quitter le navire dès que possible, avant que le bateau ne coule ».

L’expérience de la fragilisation au travail (et on ne parle pas des infirmières !) est largement partagée. Les seniors (de quel âge ?) sont nombreux à percevoir un nombre croissant de difficultés dans leur activité (combien d’heures par semaine ?) En dépit des compétences qu’ils ont construites au fil du temps, ils estiment que leurs ressources personnelles pour faire face aux contraintes diminuent. Ils éprouvent plus de difficultés à tenir une journée entière de travail (???). Ben voyons ! Et les infirmières ! TAKAYCROIRE !

« Je suis plus fatiguée qu’avant. C’est-à-dire que je ne pourrai pas faire 6 h de cours dans une journée, (et combien d’heures par semaine ?) ça me détruirait, ça me détruirait vite et ça me fatiguerait trop (???).

« Mon maximum, c’est 4 h par jour « travaillé » maintenant » ! (sur combien d’heures par semaine ?)

Ils ont le sentiment de devenir plus intolérants au bruit dans la classe, ils évoquent une diminution de leur patience vis-à-vis du comportement de certains élèves perturbateurs, plus de difficulté à mobiliser les élèves, devant puiser plus loin en eux-mêmes les ressources pour créer les conditions des apprentissages.

Les enseignants (socialistes fatigués syndiqués) sont unanimes à évoquer une fatigue accrue (???), des douleurs (???) dans l’activité, nécessitant des espaces de récupération plus importants qu’avant (c’est-à-dire qu’ils en bénéficient déjà !) pouvant impacter leur « mode de vie » hors travail (???). Ben voyons !

« C’est comme un escalier à monter, j’ai encore une marche à gravir au niveau fatigue.

« Je me dis : Je n’y arriverai jamais ! »

Les seniors (enseignants socialistes syndiqués) recherchent souvent des aménagements temporels de leur activité. Se mettre à temps partiel (bien rémunéré) serait une « stratégie pour survivre » (???) afin de poursuivre leur activité professionnelle en « gardant le plaisir de travailler » ! Ben voyons ! Et les infirmières !

Mais ces demandes de temps partiel (bien rémunéré) « sur autorisation », à ce stade de leur carrière, ne sont pas toujours comprises et acceptées, ce qui maintient les enseignants en difficulté dans une situation critique (???). Cela amène certains à anticiper leur départ à la retraite, malgré les décotes ($$$). Ces différentes formes de fragilisation peuvent être source d’inquiétude, voire d’anxiété en fin de carrière (???).

Et participer à des syndromes dépressifs (???). En dépit de ces différents constats, on ne peut que déplorer l’absence de suivi médical des enseignants au sein de l’Éducation Nationale (Socialiste) (???).

Un tel suivi permettrait d’objectiver ces difficultés (???) et de questionner (???) sur le fond les évolutions profondes du métier. Les seules mesures mises en place pour accompagner les seniors (de quel âge ?) en difficulté se résument aux espaces d’accueil et d’écoute du personnel en partenariat avec la MGEN.

Un tel dispositif relève d’une mesure de prévention, centrée essentiellement sur l’individu. L’approche choisie ne remet donc pas en question les conditions globales de l’activité et des transformations du métier.

En abordant seulement les difficultés au cas par cas, on risque une psychologisation excessive (???) des problèmes du travail. (C’est le contenu de l’article de propagande syndicale de Dominique Cau-Bareille !)

Les difficultés des seniors (de quel âge ?) ne sont pas liées uniquement au vieillissement.

Il faut les mettre en perspective avec les conditions de réalisation de l’activité (???), les changements profonds qui affectent ces métiers. Elles sont révélatrices de problèmes largement partagés (???) par les enseignants, quel que soit leur âge. (Donc plus question du vieillissement ni de la retraite des séniors !).

C’est donc l’ensemble du « système de travail » qui doit être (diminué) questionné (???) pour aborder les fins de carrière (et surtout la défense des privilèges syndicaux et les régimes de retraite spéciaux) et pour réfléchir à des conditions de travail soutenables dans le temps ! (Pour combien d’heures par semaine ?)

Thierry Michaud-Nérard

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15 Commentaires

  1. J’exècre le corp enseignant dans son ensemble, surtout les gauchistes du service dit public. Ces salopards ont persécuté des générations de jeunes français bien élevés et respectueux, les ont humiliés et harcelés et maintenant défendent les sauvages musulmans qui ont détruit l’école française. Ces pourritures marxistes défendent l’immigré comme un totem indépassable même si cet immigré musulman lui crache à la gueule, lui pourri la vie en cours, l’insulte et va même jusqu’à l’agression physique avec arme à l’appui. Ces racailles de l’éducation dite nationale sont des laches, n’ont aucun honneur, aucun courage.

    • Tout à fait d’accord avec vous.
      Ils font partie des collabos-immigrationnistes-génocidaires de la race Blanche.

    • Ils sont les adeptes de  » Vous n’aurez pas ma haine…gnan, gnan, gnan…… » qu’ils se démerdent !

    • Jean-Louis, je ne me reconnais absolument pas dans votre description. Vous remarquerez aussi qu’il y a plusieurs enseignants sur ce fil (sur 13), ça fait donc un pourcentage convenable pour des « pourritures marxistes ».

  2. j’ai enseigné pendant 42 ans, jamais un élève ne m’a manqué de respect plus de dix secondes!
    mais je dois reconnaitre qu’en collège comme en lycée, si l’administration était laxiste ou pleutre c’était plus difficile

    • Aujourd’hui l’académie soutient les parents contre les enseignants, minimise les faits et fait que les enseignants démissionnent !

  3. Ces gauchos d’enseignants restent toujours dans leur droite ligne rouge.
    C’est bien fait pour eux, peut-être que leurs yeux s’ouvriront-ils sur un sentiment patriotique qu’ils ont ignoré jusque-là ?… et réagiront-ils à l’opposé de ce qu’ils ont (ou avaient) l’habitude jusqu’alors.

  4. Je leur propose de passer un mois (pendant les grandes vacances, par exemple) comme maçon sur un chantier.
    Là, ils auront un aperçu de la pénibilité.

    • Joël, je propose que vous passiez un mois comme enseignant.
      Là, vous aurez un aperçu du métier.

  5. Enseignant retraité, je comprends qu’il doit être plus pénible de s’user les doigts en tapant un article que de se colleter avec un ensemble de gamins et cela jusqu’à 64 ans.

  6. De mon temps, le bourrage de crane n’avait pas encore atteint le monde enseignant, ce sont les maitres et les maitresses d’école qui faisaient autorité sur les gosses, et gare à celui ou celle qui aurait dévié ou même essayé de faire un semblant d’indiscipline,car la sanction ne se faisait pas attendre et croyez moi, si dans les chaumières, les parents avaient « oublié » d’inculquer une quelconque bribe d’éducation, les instits remettaient rapidement la situation en ligne.
    Les Marcel et les Christophe du 9-3 n’auraient pas été à la noce!, enfin je parle dans le vide, car je ne suis même pas certain qu’aujourd’hui ces descendants de sauvages fréquentent les établissements scolaires.
    Mais çà c’était avant, nostalgie sans doute, regrets certainement!.

  7. 5 à 8 heures de cours hebdo dans le supérieur. On aura du mal à me faire croire que les préparations et autres corrections atteignent 30 heures.
    Maintenant il est vrai qu’enseigner dans certains établissement du second degré relève du masochisme et de la béatification. Quant au soutien du ministère mieux vaut ne pas en parler…

  8. Ce trou à rats marxistes qu’est l’éducastration nationale, ne va quand même pas se plaindre de ce qu’elle a organisé depuis de si nombreuses années !
    Cet état de délabrement ne fera qu »empirer dans les temps proches à venir, jusqu’à l’explosion finale.

  9. A bientôt 85 ans, j’ai toujours vu que les enseignants atteignaient une longévité bien supérieure à la moyenne, même si mon instituteur, que je vénérais tant il m’a apporté, est parti à 78 ans.. C’est même de notoriété….Mais à présent, dans certaines banlieues, ces « personnels » (j’ai horreur de cette appellation car moi, je dis « ce personnel » comme mon instituteur me l’a enseigné en bon français), sont soumis à la fameuse « intégration » – dont on nous rebat les oreilles – de morpions qui ne veulent pas s’intégrer à l’instar de leurs parents!!!!Et là, c’est une toute autre affaire : ils N’ENSEIGNENT PLUS!!! Ils tentent d’éduquer et de régler les conflits parfois très graves!!!!!

  10. bizzarre , aucune simulation bien que certains savent deja qu’ils vont moins toucher ;peut etre faudrait il deja indiquer pourquoi ? le systeme de retraite des fonctionnaires n ‘a pas le meme calcul, a une epoque c’etait 70 pour cent des 6 derniers mois por 40 ans de cotisation , les baises seront toujours les memes sauf les profs qui eux vont avoir des primes , les autres bouches cousue , j’ai travaille de 17 a 40 ans ;dans le prive ;400 euros avec la complementaire ; de 41 a 62 ans a l’educ puis departement puis sous la houlette de la metropole toujours dans les colleges ,800 roros; leurs calculs est uniquement a la baise

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