Lycéen, j’entends ma prof d’histoire affirmer que Marine Le Pen et Al Qaida c’est pareil !

Publié le 23 mai 2012 - par - 3 939 vues
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Tout d’abord, j’aimerais remercier le site de Riposte Laïque pour le magnifique travail d’information qu’il accomplit. Il est aujourd’hui si difficile d’avoir accès à des nouvelles qui ne sont pas censurées, modifiées ou instrumentalisées que votre travail est essentiel, et je dis cela même si je ne suis pas toujours d’accord avec certains articles.

Je vous écris pour vous faire part de mon étonnement au sujet de l’état d’endoctrinement avancé d’une bonne partie de notre jeunesse et du corps enseignant. Je suis moi même élève de première ES dans un lycée de la région parisienne (pour ne salir personne, je ne citerai aucun nom). La récente campagne présidentielle m’a amené à m’intéresser comme jamais à la politique (c’est comme ça que j’ai découvert votre site). Je partais avec les préjugés de base, véhiculés par les médias de gauche, c’est-à-dire tous les médias: la gauche défend les plus démunis, Sarkozy est un nain égocentrique doté d’un bilan catastrophique, SOS racisme et la Licra luttent admirablement contre toute forme de discrimination, et le FN, c’est « F comme facho et N comme nazi ». J’avais donc de fortes sympathies gauchistes et pensais que les Verts avaient le programme parfait pour relever le pays (honte sur moi!). Mais en lisant les projets présidentiels, ô surprise!, le FN ne propose aucune mesure raciste, mais un programme logique et structuré, appuyé par plusieurs économistes et l’éminent démocrate Gilbert Collard, alors que le programme des Verts était totalement irréaliste.

Après trois mois d’information intensive, j’ai découvert avec stupeur (la liste n’est pas exhaustive): que les associations dites « antiracistes » ou « droits de l’hommistes » luttent avant tout contre le patriotisme, la fierté d’être français, et la liberté d’expression; que des personnes ayant un pouvoir immense sur notre vie de tous les jours ne sont pas élues par le peuple français, et ne dépendent en aucun cas de notre gouvernement élu (par exemple le président de la B.C.E, qui dirige toute NOTRE politique monétaire); et surtout qu’il est difficile d’afficher officiellement ses opinions politiques si ses idées ne rentrent pas dans la matrice officielle. Car, vous l’avez peut-être deviné, j’aurais, si j’en avais eu le droit, finalement voté Marine Le Pen aux présidentielles, car je suis d’accord avec une bonne partie de son programme (je reste toutefois favorable au mariage homosexuel et assez sceptique quant à son programme environnemental et la priorité nationale), et j’étais au défilé FN du premier Mai.

Je n’ai jamais hésité à le dire. Si les réactions de mes parents ont été admirables (ils sont si désespérés de la classe politique qu’ils ne votent plus, sont plutôt de gauche à l’origine, mais ont accepté mon choix), celles de mes amis et camarades l’ont été moins: si je n’ai perdu le contact qu’avec un d’entre eux, d’origine Arabo-musulmane, qui me salue maintenant avec « heil mein FN », la plupart ont été outrés, voire franchement intolérants. On m’a notament dit que je soutenais des « xénophobes racistes populistes antisémites », et un ami que je connais depuis le C.P n’a pas hésité à s’exclamer « mais ils sont pour la priorité nationale » alors qu’il soutient Hollande, qui nomme une ministre, Yamina Benguigui, favorable à la priorité raciale »beur »! Néanmoins, j’ai gardé de très bonnes relations avec eux, et j’ai même eu droit à deux soutiens, dont l’un d’une amie juive qui vote contre une gauche pro Hamas et pense, comme moi, que les déclarations de Jean-Marie Le Pen relatives au génocide, aussi abjectes soient-elles, ne représentent pas la façon de penser de Mme Le Pen et de son parti.

Mais pourquoi, dans l’ensemble, tant d’incompréhension? Bien sur, il y a les médias, qui véhiculent tous une pensée dogmatique ultralibérale. Mais, paradoxalement, on parle peu des professeurs. Et, pour être en plein dedans, je peux vous dire que le corps enseignant fait partie des institutions les plus politisées qui soient. Ainsi, ma prof d’histoire fait régulièrement, en plein cours, des parenthèses au sujet de Marine Le Pen, qu’elle insulte copieusement, affirme « le FN et Al Qaida, c’est pareil, ils véhiculent tous deux des idéologies d’exclusion« , compare le rassemblement bleu marine à l’Aube dorée grecque et au parti fasciste, tout cela malgré un bien hypothétique devoir d’impartialité et de réserve, et le fait qu’elle soit habileté à enseigner l’éducation civique! Si c’est un exemple extrême, ce n’est pas un exemple isolé, quand on sait que des professeurs distribuent des tracts politiques anti-patriotes de la Licra, et que (c’est public grâce à vous!) des professeurs d’une école de Villeurbanne cataloguent les enfants selon leur religion. Combien de personnes votent à gauche parce qu’elles ont été influencées de façon décisive et durable par des enseignants indignes? Probablement des dizaines de milliers.

Face à cela, j’ai décidé de crier encore plus fort mes opinions. Si seulement les gens se rendaient compte que les sympathisants et militants frontistes ne sont pas des « xénophobes racistes populistes antisémites », mais simplement des nationalistes soucieux de l’état de leur pays, cette intolérance vis-à-vis d’eux cesserait, il y aurait bien plus de personnes prêtes à voter pour le front national, et les professeurs seraient, je pense plus réservés. Pour qu’ils ne soient pas traités en parias, il faut que les patriotes se rassemblent et fassent du bruit!

Cordialement, et en vous remerciant une nouvelle fois pour votre parole libre et votre pensée indépendante,

Yannick Porte 

Un lecteur régulier, soutien indéflectible et lycéen en colère

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